[Chronique] Le trône de fer : Intégrale 1 – G.R.R. Martin

[Chronique] Le trône de fer : Intégrale 1 – G.R.R. Martin

le trône de fer 1


Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le Duc Edward Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s’est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L’heure est grave, d’autant qu’au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d’étranges créatures rôdent…

Mon avis

Ah, Game of Thrones… La série incontournable du moment. Quand une amie m’a laissé les deux premières saisons, j’ai enfilé les épisodes comme on enfile des perles. En deux jours, j’avais vu la première saison. En quatre j’avais bouclé ce qu’elle m’avait laissé, le lendemain je téléchargeais la troisième pour la regarder immédiatement. En six jours, j’ai bouffé du GoT et en vost s’il vous plaît. Pour un épisode j’ai essayé en VF, je n’ai pas tenu dix minutes avant de mettre la version originale, c’était trop horrible. Deux mois après j’achetais l’intégrale I. Un an après, je l’ai enfin lue. Disons que 1045 pages de ce que j’avais déjà vu quelques mois avant, ce n’était pas vraiment encourageant, alors j’ai profité d’une lecture commune sur le forum Have a Break, Have a Book, pour me lancer et je ne regrette pas !

En bref, au royaume des Sept Couronnes, règne le roi Robert Barathéon. Suite à la mort de la Main du Roi, Jon Arryn, le souverain demande à son ami Eddard Stark, seigneur de Winterfell, de devenir la future Main.

Quant au bâtard de Lord Stark, le nommé Jon Snow, il s’engage dans la Garde de Nuit qui surveille le Mur. De l’autre côté, des événements étranges surviennent.

De l’autre côté de la mer, Viserys et Daenerys, les derniers Targaryens, souhaitent reconquérir le Trône de Fer. Viserys décide alors de donner sa sœur à un puissant seigneur, Khal Drogo.

Lorsqu’on s’amuse au jeu des trônes, il faut vaincre ou périr, il n’y a pas de moyen terme.

Quand j’ai regardé la série, j’étais un peu perdue au niveau des nombreux personnages, parce qu’il faut bien le dire : il y en a beaucoup. Ici l’auteur ne s’arrête pas à un simple héros dont la destinée va être épique, à sa suite et ses potes qui l’accompagnent, ici l’auteur s’intéresse à tous, en passant par le Roi, jusqu’au bâtard d’un seigneur local. Chaque chapitre étant du point de vue d’un personnage en particulier, on a tout le temps d’aimer ou de détester un personnage suivant ses actes, plutôt que de se fier aux impressions d’un personnage principal qui ne mourra pas parce qu’il est important pour l’histoire – le syndrome de l’immortalité – . Dans le Trône de Fer tous les personnages n’ont qu’une seule vie, il n’y a aucun moyen de les faire revenir à la vie tranquillou, en lui rendant toutes ses facultés, personne n’est immortel, personne ne survit à un coup d’épée bien placé. Dans le Trône de Fer, votre personnage préféré peut mourir comme le paysan du coin, à la chasse, suite à une blessure de combat, empoisonné, assassiné… Si l’auteur a bien appris une chose à ses fans, c’est qu’il ne faut pas trop s’attacher à ses personnages. L’épisode neuf de la saison trois en est un parfait exemple. Donc oui, Tyrion est sympa malgré tout, Snow est attachant, j’aime bien Bran et je rêve que la Mother of Dragons, Daenerys parvienne à ses fins, mais voilà, ils ont tous une épée de Damoclès au dessus de la tête et on ne sais pas quand est-ce que l’auteur les fera tomber, s’il les fera tuer ou pas. Oui, l’auteur est un monstre. Mais on l’aime bien quand même.

Le Trône de Fer tendait forces pièges à l’inadvertance. Il avait fallu, d’après la chanson, mille épées pour le forger, mille épées chauffées à blanc par le seul souffle de la Terreur Noire, Balerion, et cinquante-neuf jours de martelage. Ni plus ni moins. Et pour parvenir à cette énorme bête noir agrémentée de lame de rasoir, de barbelures et de faveurs de métal mortel, à ce hideux fauteuil capable de tuer et qui, à en croire les chroniqueurs, ne s’en était pas privé…

La série suit fidèlement ce premier tome, au mot prêt, mais comme dans tous livres, on en apprend plus sur l’histoire. Avec, j’ai donc appris le véritable prénom de Hodor, ce qu’il en est de sa famille, qui est véritablement le septon de la Garde de Nuit, entre autre. Pour faire court, il n’est pas inutile de lire ce premier pavé si on veut en apprendre bien plus sur les familles de Westeros et des cités libres.

Trahisons, complots, mensonges, relations incestueuses, liens entre familles plus ou moins sombres, guerres, tout cela rythme cette bonne histoire, mais j’ai mis un temps fou avant de fermer ce livre pour de bon. George R.R Martin utilise un vocabulaire très riche, très vaste si bien que plus d’une fois j’ai dû me reporter au dictionnaire pour bien comprendre certains passages, au moins j’ai élargis ma culture générale cette semaine. Mais là où j’ai moins aimé, c’est les fautes de traduction et de frappe. Au début je me suis dit « bon, on les excuse, 1045 pages c’est beaucoup, on ne peut pas tout corriger non plus ». Mais voilà, ce n’est pas la première édition de ce livre chez Pygmalion et les fautes sont récurrentes pendant les 700 premières pages. Quand en deux pages on vous parle de Littlefinger, cité cinq fois et que sur les cinq il est appelé quatre fois Litdefinger, non, ça ne passe pas des masses. Relecture ? Correction ? Si ces fautes étaient déjà présentes dans les premières éditions, des lecteurs ont dû les signaler, donc pourquoi ne pas les avoir corrigées avant de rééditer le livre ? Première lecture chez Pygmalion, je lirais la suite de la saga chez eux, mais si c’est comme ça pour le reste de leurs ouvrages, ça ne donne pas envie de lire chez eux.

En bref, j’ai bien aimé ce premier tome qui m’a permise de me replonger dans la saga, j’ai passé un très bon moment malgré les nombreuses fautes qui sont le seul bémol que j’ai pu constater. Il est clair que je lirais la suite, mais avant ça il y a la saison quatre dans deux semaines, que je ne raterais pour rien au monde :)

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