[Chronique] Tiré à quatre épingles – Pascal Marmet

[Chronique] Tiré à quatre épingles – Pascal Marmet

tiré à 4 épingles


Parmi les milliers de voyageurs, Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l’air paumé. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mère l’a mis dehors. Samy, escroc à la grande gueule, le repère rapidement. Il a bien l’intention de profiter de la naïveté de ce gamin aux chaussures vertes et l’entraîne dans un cambriolage. L’appartement dans lequel ils pénètrent est une sorte d’antichambre du musée des Arts premiers et regorge de trésors africains. Mais ils tombent nez à nez avec la propriétaire et collectionneuse. Comme elle s’est blessée en tombant dans les escaliers, ils lui viennent en aide avant de s’enfuir. Pourtant, quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, abattue de cinq balles tirées à bout portant. Le commandant Chanel, chargé de l’enquête, s’enfonce alors dans l’étrange passé de cette victime, épouse d’un ex-préfet assassiné quai de Conti peu de temps auparavant. Un polar haletant sur fond de sorcellerie qui nous dévoile les coulisses de la gare de Lyon et nous ouvre les portes du célèbre 36 quai des Orfèvres.

Merci à Babelio et les éditions Michalon pour cette lecture ! Et à l’auteur pour la dédicace 🙂

Mon avis

Paris, de nos jours. Tout de vert vêtu, jusqu’aux chaussures, Laurent erre dans la gare de Lyon, court parfois après les trains. Il croise la route de Samy, qui voit en lui le pigeon idéal pour son prochain cambriolage. Le lieu ? Un appartement plein à craquer d’objets d’art africains. Mais une fois sur place, ils tombent nez-à-nez avec la propriétaire, blessée après une chute dans les escaliers. Laurent, grand enfant dans l’âme, décide de s’occuper d’elle et appelle les secours après leur casse. Sauf qu’une fois sur place, les secours retrouvent cette dame décédée. Mais qui a assassiné Albane Saint-Germain de Ray ?

C’est encore un excellent roman que nous propose-là Pascal Marmet, auteur de Le roman du café que j’ai lu l’année dernière et dont j’en garde un excellent souvenir. Ce que j’apprécie énormément dans les romans de cet auteur, c’est qu’il fait ses recherches à 200% sur chaque sujet, si bien que tout est cohérent avec la réalité et chaque chose est bien expliquée, on sent bien que l’auteur maîtrise à fond son sujet.

Qui dit arts africains, dit aussi arts occultes. J’ai eu un peu peur que ce côté fantastique prenne le pas sur l’histoire, mais ce n’est pas le cas. L’auteur fait la part des choses entre le côté policier et le petit côté fantastique qui plane sur l’histoire, ce qui reste assez agréable.

Et côté écriture, nous ne sommes pas en reste, car bien que ce soit un sacré paquet d’informations, ce n’est en aucun cas rébarbatif grâce à la plume fluide de l’auteur, et son vocabulaire riche. Les descriptions sont ni trop longues, ni trop courtes, bref tout cela reste très plaisant à lire. Personnellement, il ne m’a fallu que deux petites soirées pour arriver au bout de ce roman.

Ce sont des personnages hauts en couleur qui nous sont proposés-là. D’un côté, nous avons Laurent, jeune homme atteint visiblement du syndrome de Peter Pan et qui aime les trains. Toujours habillé en vert, même sa façon de parler reste quelque peu enfantine. Et en face, nous avons le commandant Chanel, bien dans ses baskets, irrémédiablement célibataire et excellent dans son travail, très souvent mené par ses intuitions. Il est le total opposé de l’homme en vert qu’il va chercher pendant tout le long de l’histoire.

Pascal Marmet prouve avec ce roman qu’il est capable de travailler sur des genres différents, proposant toujours un travail de qualité. Cependant, je ne suis pas particulièrement fan de la couverture, un fétiche incrusté sur une photo filtrée d’une gare, mais le contenu en vaut largement la peine !

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