[Chronique] Le sens de la vie – Sylvain Lamur

[Chronique] Le sens de la vie – Sylvain Lamur

le sens de la vie


Quand la rumeur de cette exposition extraordinaire arrive aux oreilles de Inigo et de son amant, ils ne peuvent résister à la tentation d’aller y jeter un coup d’oeil par eux-mêmes.
Il faut dire que l’annonce est sensationnelle : l’artiste De Bruyne aurait confectionné une sculpture qui vous dévoile le sens de la vie. Rien de moins.
Les voilà partis sans attendre vers l’étrange et légendaire ville de Tihème où l’œuvre transcendantale est exposée.

Un Court Lettrage qui vous plongera dans un monde à part, à la frontière du Western et du Steampunk.

Mon avis

Il y a des livres, leur résumé vous tente. Voilà un peu ce qui s’est passé quand j’ai vu Le sens de la vie : du western mélangé à du steampunk, j’imaginais que ce serait sur fond de philosophie sur le thème du sens de la vie. En effet, une sculpture qui permettrait d’enfin comprendre, ça promet ! Oui mais voilà, on promet, on s’attend à quelque chose, et puis on l’a pas. Et on déchante…

Le côté western? Je l’ai cherché, à vrai dire. Et je ne l’ai pas trouvé, étant donné qu’aucune indication permettait de comprendre que nos personnages principaux étaient en plein dedans. Cependant, le côté steampunk est bien présent, et nous offre une agréable traversée dans cet univers, la plume de Sylvain Lamur nous transportant très facilement avec une fluidité très agréable.

Si je n’étais pas satisfaite par ce côté western absent, je m’attendais à l’être avec une vision du sens de la vie par l’auteur, au travers de ses personnages. Mais non. A la place, nous avons un personnage féminin répondant au nom de Lili, qui se retrouve recherchée par les femmes bafouées de Tihème pour avoir couché avec leurs maris, qui rejoint le couple gay. Couple gay qui se fait agresser par un groupuscule homophobe de la ville, ce qui prend beaucoup de place dans l’histoire. Et le sens de la vie, dans tout ça ? On voit la question nous passer sous le nez, pour laisser place à une nouvelle placée sous le signe de l’homoromance. Même si ce genre de lecture ne me gêne pas, j’en ai toute une pile à lire de dédiée si l’envie me prend d’en lire. Sauf que là, non, ce n’est pas vraiment ça que je voulais.

L’on me donnerait le pouvoir de réécrire cette nouvelle, j’enlèverais le personnage de Lili et son histoire, qui ne fait qu’appesantir cette nouvelle, et nous éloigne de notre but principal. Sans ce personnage, on aurait très certainement nos réponses. Car Lili n’apporte pas que ce problème, mais aussi celui de fournir une fin totalement brutale et qui frustre le lecteur. Quid de Inigo? Quid de la sculpture et son sculpteur? Tant de questions sans réponses…

Mais sans ça, à la fin, peut-être que l’auteur ne savait pas comment conclure son histoire, mais il couche sur le papier ses idées, sans trop chercher si elles s’imbriquent bien ou pas, pour justifier le fait que nous n’aurons plus un mot sur le sens de la vie, et le tout donne l’impression de brouillon inachevé.

J’en ressort déçue. Je voulais faire l’expérience d’une lecture western mélangée au steampunk, découvrir une vision du sens de la vie, on me la met sous le nez et on me la promet, pour au final me dire « Et bah non, et puis c’est pas grave »… En bref, je ne suis pas satisfaite de cette nouvelle.

Néanmoins, merci aux éditions House Made of Dawn et Au coeur de l’imaginarium pour ce partenariat

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