[Chronique] Le roman du café – Pascal Marmet

[Chronique] Le roman du café – Pascal Marmet

le roman du café


Café, qui es-tu ? Drogue, business, médicament, plaisir, carburant, poison ou un ami qui nous veut du bien ?

Dans les coulisses des légendes illustrant le grain sombre, au cœur d’un colossal commerce voué à l’écologie pour durer, ce récit romanesque se déguste à travers l’amitié d’un jeune aveugle passionné de cafés et de son extravagante amie d’enfance.
Du Brésil au Costa Rica, du Vietnam à la Cote d’Ivoire, rien n’échappe aux regards croisés d’un torréfacteur éco-responsable et d’une pimpante journaliste.

L’essor de cet or brun est une véritable épopée gorgée de rebondissements, de faits d’armes parfois, plus souvent de passions partagées pour le divin breuvage, une histoire liée à l’esclavage, et tout simplement, à l’humanité.
Après la lecture de ces pages qui n’épargnent ni les consommateurs, ni les industriels, vous serez peut être enclin à changer radicalement vos habitudes de café.

Mon avis

Le roman du café nous conte l’histoire de Julien, un jeune torréfacteur malvoyant qui se retrouve sans emploi du jour au lendemain. Profitant d’être sans activité, il part avec sa meilleure amie Johanna à l’autre bout du monde pour en apprendre un peu plus sur le café malgré son énorme connaissance dans le domaine, connaissance qu’il partagera avec nous pendant son voyage.

Les débuts du café, son arrivée en France et ce qu’il en est aujourd’hui, rien ne nous sera épargné. C’est avec le sentiment d’en avoir appris bien plus qu’en une heure de cours de service en lycée hôtelier que je referme ce livre avec l’intime conviction que Pascal Marmet est un auteur à suivre. Merci à lui pour le livre, la dédicace et au forum Have a Break, Have a Book pour ce partenariat.

Pascal Marmet a fait beaucoup de recherches pour ce roman et ça se ressent, tant dans l’histoire que dans l’annexe très bien fournie. La plume de l’auteur nous transporte à travers tout ce travail, partagé entre les discussions de Julien et Johanna. Mais il n’y a pas que le café dans ce livre, mais aussi une histoire familiale et de lourds secrets qui en découlent, tous tenus par une seule personne, François, le grand-père de Julien, le « vieux con » de l’histoire pour qui on a presque pitié.

Le personnage que j’ai le moins aimé est Johanna. Tout en elle m’exaspère : son trop plein d’assurance qui tape sur les nerfs, son arrogance et son instinct de survie quasi-nul n’aide pas beaucoup. Mais sois elle n’a pas d’instinct de survie, sois elle est idiote, mais pour moi on ne lâche pas son meilleur ami au Brésil (même s’il est en bonne compagnie) pour suivre un mec dont on ne connait rien et qui nous tape sur les nerfs. Je penche pour l’instinct de survie quasi-nul, si elle rencontrait Anastasia Steele ou Bella Swan, elles s’entendraient à merveille.

Avec le roman du café, on voyage, on apprend, on rêve, mais surtout on découvre le café sous un autre œil. Un super bon moment passé en compagnie de Julien et de l’histoire du café, que je relirais sans hésiter !

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