[Chronique] La marque d’Ysengrin, tome 1 : Le carrousel funeste – Fenriss

[Chronique] La marque d’Ysengrin, tome 1 : Le carrousel funeste – Fenriss

le caroussel funeste


Paris, de nos jours. Tandis que l’automne fauche ses dernières feuilles, plusieurs destins, apparemment sans liens entre eux, vont pourtant s’entremêler au travers d’une terrible affaire de meurtre de masse. C’est le cas de deux amis accidentellement impliqués dans le massacre, Samuel et Richard, ainsi que du commissaire Franco et de son ami l’inspecteur Markez, deux vieux routards de la Criminelle en charge de l’enquête et complètement dépassés par les évènements. Mais l’affaire affectera également la jeune et rebelle Esperanza, poursuivie pour une raison qu’elle ignore elle-même, sans parler du baron Lupin, le seul d’entre tous qui soit conscient qu’un plan machiavélique est à l’oeuvre et qu’il met en danger le Monde Ordinaire tout autant que celui de l’Agartha, un monde proche du nôtre perdu entre rêve et imaginaire. Alors que le carrousel funeste se met en branle, qui survivra à la terrible morsure de l’hiver approchant ?

Mon avis

Il y a deux Paris. Un en Ordinaire, donc chez nous, et un en Agartha, sous le gouvernement d’un roi dont ses habitants sont bien connus chez nous : de Gavroche à Arsène Lupin en passant par Dame Poulain, la Dame Blanche et la Medicis, entre autre. En Ordinaire, une nouvelle drogue circule, laissant des traînées de cadavres derrière elle, drogue qui pourrait bien avoir un lien avec les sombres évènements qui se déroulent en Agartha au même moment…

Il y a tellement de personnages dans ce roman qu’il m’a été impossible de m’attacher à l’un d’eux. Même sans ça, à chaque chapitres nous changeons de personnages, et comme ils sont très courts nous n’avons pas vraiment le temps de nous intéresser à eux pour suivre l’histoire, un brin complexe.

L’auteur part dans tous les sens, si bien que je n’ai saisis qu’à la toute fin de ma lecture les tenants et les aboutissants d’Agartha et de ses habitants. Comme je le disais, les chapitres sont courts donc nous passons vite à d’autres personnages et un autre pan de l’histoire. Bon, si comme dans Une place à prendre, nous retrouvions rapidement ces personnages, ça irait, on arriverait à suivre un tant sois peu, mais non. Prenons un exemple de 1 chapitre=1 couple de personnages. Dans un chapitre, vous allez avoir Couple1, dans le suivant Couple2, ensuite Couple5, (ceux entre eux deux on ne sait pas ce qu’ils deviennent) suivit de CoupleNouveau que vous n’avez jamais rencontré et vous vous demandez ce qu’ils font là vu qu’on en reparlera plus jamais après, pas même une seule allusion, pour reprendre Couple1 qui eux sont morts lors de leur première apparition et qui sont tout d’un coup vivant, on ne sais comment, pas d’explications avant les 3/4 du tome.

Les explications sur l’univers? Au début j’ai pensé que ce roman était une adaptation d’un jeu, d’une BD, d’une web-série, n’importe, parcequ’on ne nous expliques pas vraiment, à vous de deviner pourquoi on appel Paris l’Ordinaire (et encore, j’ai pas trop saisis le lien avec les Réprouvé, l’ancienne guerre qu’ils ont menés… Quant à l’Abysse et la nouvelle guerre, j’ai rien compris du tout, dans le flou total), pourquoi tout d’un coup on se retrouve avec un roi qui parle d’un endroit nommé l’Agartha, et de comprendre ce que vous faites là. Au début on pense au changement d’époque, pour comprendre beaucoup trop loin à mon goût que ce sont des univers parallèles et que l’ont peut voyager entre les deux. Par contre, dans les cinq derniers chapitres l’auteur commence à nous expliquer où nous sommes, qui sont les personnages qui nous entoures, les règles de l’Hospitalité Agarthiennes dont on nous parle depuis le début mais qu’on ne comprend pas vraiment alors qu’il y a un bon paquet d’allusions à ce sujet avant. Il aurait été bon de développer d’abord son univers au lecteur, et ensuite commencer à nous parler des subtilités comme les règles de l’Hospitalité et de nous lancer dans les intrigues politiques, qui elles sont très bien menées. L’effet fouillis et brouillon de l’histoire ne m’a cependant pas empêcher d’apprécier la plume de Fenriss, qui a réussi à m’emporter jusqu’au bout du roman. Sans ça, j’aurais arrêter ma lecture dès le 10è chapitre (sur 25).

En bref, une lecture sur laquelle j’ai passé beaucoup trop de temps à mon goût, pour 354 pages j’ai mis une semaine avant de boucler ce premier tome, alors que j’ai mis exactement le même temps pour finir l’intégrale un du Trône de Fer… Un tome fouillis, brouillon, il faut s’accrocher pour avoir le courage de le finir. Cependant, si une suite voit le jour, je la lirais volontiers pour éclaircir tout ça.

Merci au forum Have a Break, Have a Book et aux éditions Midgard pour ce partenariat.

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