[Chronique] H2G2, Tome 1 : Le guide du voyageur galactique – Douglas Adams

[Chronique] H2G2, Tome 1 : Le guide du voyageur galactique – Douglas Adams

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  • Éditeur : Denoël, Folio (1982)
  • Pages : 274
  • Genre : Science-Fiction, Humour
  • Prix : 7.70€
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Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée : que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d’autoroute ; que la Terre va être détruite d’ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d’une future voie express intergalactique ; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s’apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l’accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

Mon avis

J’ai découvert H2G2 grâce au film éponyme qui m’avait énormément plu. Quand j’ai vu qu’il était tiré d’un livre, il me le fallait absolument ! Je remercie Kob de Harcèlement Textuel de me l’avoir offert l’or d’un swap, ce petit livre rentre dans mes coups de cœur de l’année ! 🙂

-Écoutez, dit Arthur, est-ce que ça vous ferait gagner du temps si je laissais tomber et devenais fou tout de suite?

H2G2, c’est l’histoire d’Arthur Dent, un terrien qui apprend dans la même journée que sa maison va être détruite pour construire une déviation, que c’est la fin du monde, que la Terre va être détruite pour construire une voie express hyperspatiale et que son ami Ford Prefect n’est pas terrien mais natif de Beltégeuse. Ajoutez à cela une touche d’improbabilité et d’ironie, ainsi qu’une bonne dose d’humour et un robot dépressif pour obtenir une histoire totalement délirante, improbable, complètement bancale, mais oh combien drôle.

Il est important de signaler que soudain et contre toute probabilité, un cachalot s’était matérialisé à plusieurs kilomètres au-dessus de la surface d’une planète étrangère. Et vu qu’une telle position se révèle difficilement tenable pour un cachalot, la pauvre innocente créature eu fort peu de temps pour assimiler son identité. Voici donc l’ensemble de ses pensées pendant qu’il tombait.

Waaaaouuh hèèè ! Que s’passe-t-il ? Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Quel est le but de ma vie ? Euh.. Que veux-je dire par « qui suis-je » ? Bon, allez, du calme, re-saisissons-nous..

Wouhouu !! Quelle intéressante sensation ! Qu’est-ce que c’est ? Un genre de picotement dans mon... Bon, je suppose que j’ferais mieux de commencer par trouver des noms pour les choses.. euh.. appelons ça une queue ! Oui, queue ! Et qu’est-ce que ce sifflement rugissant qui passe en trombe devant c’que j’vais tout à coup baptiser ma tête. Le vent ? Est-ce un nom bien choisi ? On fera avec.. Oui tout cela est tellement excitant, la tête m’en tourne à l’avance. A moins que ce n’soit le vent !? Y’a un sacré vent maintenant, non ? Et qu’est-ce que c’est que cette chose qui me fonce très vite dessus tout à coup ? Si grosse, si plate, si ronde… Il lui faut un nom avec le son « ol » ! Molle, drôle, sol.. Oui « sol », c’est ça, « sol » ! Voilà un bon nom, « sol » ! J’me demande si on va être copains tous les deux. Bonjour, sol !

Le rythme de l’aventure d’Arthur est prenante, on se surprend à dévorer ce tome de bout en bout. L’auteur reste totalement cohérent dans son univers décalé et complètement loufoque, partant dans des explications plus dingues les unes que les autres grâce au Guide du Voyageur Galactique que Ford a prêté à Arthur pour qu’il puisse en savoir plus sur la galaxie.

Les Vogons. Une des races les plus antipathiques de la galaxie. Pas méchants mais caractériels, bureaucrates, psychorigides au cœur de marbre. Un Vogon ne lèverait pas le petit doigt pour sauver sa propre grand-mère au prise avec une blatte à griffes, la féroce bête de Thral, sans une autorisation en trois exemplaires, signée, transmise, approuvée, rediscutée, perdue, retrouvée, soumise au vote populaire, reperdue et finalement enterrée sous un amas de compost pendant trois mois et recyclée en allume feu.

L’histoire est passionnante et m’a faite beaucoup rire, je crois même ne pas avoir fini un seul chapitre en étant écroulée de rire devant les explications et les dialogues humoristiques entre les personnages. Mais celui qui m’aura le plus plu dans tout ça, c’est Marvin, le robot humanoïde doué de sentiments,  totalement dépressif au point qu’il en pousse les autres ordinateurs au suicide rien qu’en parlant avec eux. H2G2 sans ce petit robot ? Impossible !

En bref, une très bonne petite lecture, j’ai plus qu’à me procurer la suite !

« Je refuse de prouver que j’existe, dit Dieu, car prouver c’est renier la foi et sans foi, je ne suis plus rien.
– Pourtant, remarque l’Homme, le Babelfish en dit long sur le sujet, non ? Son évolution ne saurait être le seul fruit du hasard. Il prouve votre existence et donc, selon votre propre théorie, vous n’existez pas, C.Q.F.D.
– Sapristi, s’exclame Dieu. C’est que je n’avais pas pensé à ça !  » et sur-le-champ il disparaît dans une bouffée de logique.
« Bah c’était facile », dit l’Homme puis – en guise de rappel – il se met à prouver sur sa lancée que le noir est blanc et finit écrasé sur le premier passage pour piétons.

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