[Chronique] Le fruit défendu – Esparbec

[Chronique] Le fruit défendu – Esparbec

le fruit défendu


C’est l’été, dans le midi ; il fait chaud et Bérangère, femme sensuelle et vicieuse, est souvent en tenue légère. Elle s’ennuie, boit de la vodka et se prélasse à demi nue au bord de la piscine. Max, son fils, depuis sa chambre où il s’est enfermé pour réviser ses examens, l’observe…
Dans ce huis-clos infernal, va se trouver réalisé le tabou absolu. 

Merci aux éditions La Musardine et au forum Au cœur de l’Imaginarium pour cette lecture !

 

Mon avis

Dernier roman en date de Esparbec et dont une suite devrait voir le jour, Le fruit défendu est un roman pornographique dans la lignée des précédents ouvrages de l’auteur. Cette fois-ci axé sur l’inceste, Esparbec met en scène Bérengère et Max, une mère et un fils qui vont commettre l’un des plus grands tabous…

On est à fond sur le complexe d’Œdipe, car l’auteur va au delà de la relation sexuelle : le fils tombe amoureux de la mère, qui elle ne finit plus que par dire non uniquement par jeu et non par conviction. On suit donc l’asservissement de cette femme par son fils complètement pervers, qui lui va connaître une montée en puissance, « dominant » au final Bérengère qui acceptera tout de lui malgré ses maigres tentatives – avouons-le, sans grande conviction – de revenir à une relation mère-fils normale. (Freud aurait pu avoir Le fruit défendu comme livre de chevet, je ne pense pas que ça lui aurait déplu ! ).

Ce jeu (qui n’en est plus un), monte d’un cran petit à petit : ce qui est au début que du voyeurisme finit en plan à plusieurs, en passant par d’autres petites étapes : la découverte du corps de l’un et l’autre, l’exhibitionnisme… Le tout va crescendo.

Cependant, on ne reste pas seulement avec Max et Bérengère, on découvre également leur famille : la sœur de Max tout aussi perverse que lui, ou encore le mari de Bérengère, un ex-militaire qui passe son temps à dormir. Mais aussi le voisin kinésithérapeute qui couche avec toutes ses clientes, entre autre… Chacun d’entre eux apporte leur petite part à l’histoire.

Côté écriture, Esparbec ne fait pas dans la fioriture, les tournures de phrases alambiquées bourrées de métaphores et autre synonymes pompeux : appelons une chatte, une chatte. Le texte est donc cru, mais reste plaisant à lire car l’auteur ne tombe pas dans la vulgarité dans laquelle il serait facile de se laisser aller. Les scènes de sexes sont nombreuses, mais s’en est pas au point de l’écœurement car l’auteur fait varier ces scènes, ce n’est en aucun cas répétitif.

Malgré un thème plutôt dur qu’est l’inceste, je n’ai pas été dérangée plus que ça et ai avalé ce roman en deux petites soirées seulement ! J’ai hâte de voir la suite, qui semble tout aussi prometteuse !

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