[Chronique] Les enfants d’Evernight, tome 1 : de l’autre côté de la nuit – Mel Andoryss

[Chronique] Les enfants d’Evernight, tome 1 : de l’autre côté de la nuit – Mel Andoryss

les enfants d'evernight 1


Pour échapper à la pension, Camille fait un vœu à la veille de son treizième anniversaire, avant de s’endormir: ne plus jamais se réveiller. Lorsqu’elle rouvre les yeux, elle découvre que son souhait s’est réalisé. La voici à Evernight, le monde des rêves. Perdue dans cet univers étrange, elle rencontre le Marchand de sable. Malgré le soutien que lui apporte le jeune homme, Camille comprend qu’elle n’est pas la bienvenue : aucun humain n’est toléré à Evernight !

Mon avis

Les enfants d’Evernight est à la base une BD, dont ce roman en est une adaptation. Ça faisait un petit bout de temps que je la voulais, alors quand j’ai vu que Livraddict et Castelmore s’étaient associé pour nous proposer le roman en partenariat, j’ai tout de suite sauté dessus ! Un grand merci à la team de LA, mais aussi aux éditions Castelmore !

Camille est une jeune londonienne du XIXè siècle de treize ans. C’est la veille de son départ pour le pensionnat, loin de sa maison, loin de ses habitudes, pour continuer ses études, mais Camille ne veut pas y aller. Au moment d’aller se coucher, elle espère si fort qu’il n’y ai pas de lendemain, qu’une fois à son réveil, elle se retrouve sur un nuage de rêve… à Evernight, de l’autre côté de la nuit. Mais sa venue ne se passera pas dans le plus grand secret, elle était attendue, ce n’est pas un hasard si depuis quelques temps il y a beaucoup trop d’enfants qui se réveillent de l’autre côté.

On se retrouve donc dans un monde onirique où les rêves et les cauchemars sont tous regroupés, sous forme de nuages pour les premiers et de monstres aqueux pour ces seconds. Le tout est géré par les seuls enfants autorisés à vivre sur l’île, à savoir le Maître du Temps, le Vendeur de nuits et le Marchand de sable, qui ont bien sûr une autre autorité au-dessus d’eux. On apprend au fil des pages la hiérarchisation d’Evernight, qui fait quoi, leur histoire, le tout au compte-gouttes, avec le sentiment que l’auteur ne nous a pas tout dit dans ce premier tome…

On ressent une grosse influence Steampunk, surtout quand on se retrouve dans les usines du Maître, du Vendeur et du Marchand. En voyant qu’il y avait des baleines volantes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au premier tome du Guide du Voyageur Galactique de Adams Douglas, en repensant à ce cétacé qui n’a vécu que quelques secondes et dont les derniers mots ont été : « Bonjour, sol ! ». Pour sa première séance de dédicace au Dernier bar avant la fin du monde, on nous avait laissé entendre sur FB que l’auteure a écrit principalement là-bas, lieu qui se prête beaucoup à ce genre d’influence, pour y avoir été la semaine dernière, on y est vite immergé.

Concernant les personnages, j’ai beaucoup apprécié North et son Tulpa (Vendeur de nuit), ainsi que Maximilien (Marchand de sable), tous les deux très opposés, mais dont le passé m’intrigue beaucoup, comme celui de Mathias (Maître du temps), qui lui est une énigme à lui tout seul. Cependant, j’ai trouvé que le personnage de Camille n’était pas assez approfondi. En effet, malgré sa passivité, on nous révèle quelqu’un aux humeurs changeantes – un coup courageuse, l’autre coup pleurnicheuse, l’autre coup extra-renfermée et l’autre en total confiance avec un inconnu-, si bien que je n’ai pas vraiment l’impression de la connaître. C’est le personnage que j’ai le moins réussi à cerner.

Ce premier tome m’a fait l’impression d’un énorme prologue, comme le tome un de Le feu de la Sor’cière, il ne se déroule que sur quelques jours. Mais étant donné que c’est une adaptation d’une BD et que généralement les premiers tomes des BD/mangas servent juste à poser les bases, on pardonne. Autre petit bémol, le suspens est bien au rendez-vous mais j’ai quand même deviné avant la fin une énigme qui se posait dès la rencontre de Camille et Sam, presque dans les débuts de leur rencontre, impression confirmée quand il lui donne son costume et quand au final il rentre chez lui, sans trop vouloir spoiler.

En bref, un très bon roman jeunesse qui se laisse lire même à 21 ans, un monde dont j’ai très envie de connaître la suite, des personnages énigmatiques et une très grande envie de lire les BD ! Encore une fois merci aux éditions Castelmore et à la team de Livraddict!

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