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Catégorie : Nouvelles-Essais

[Chronique] Animale – Prélude : Tambours dans la nuit – Victor Dixen

[Chronique] Animale – Prélude : Tambours dans la nuit – Victor Dixen

animale prélude


Toutes les histoires ont un côté obscur… Toutes les légendes renferment une vérité cachée…

Mon avis

Tambours dans la nuit est le prélude du premier tome d’Animale, le début d’une saga fort prometteuse. J’attendais d’avoir lu ce fameux premier tome, La malédiction de Boucle d’Or avant de me prononcer sur cette nouvelle qui était censée vendre Animale.

Tout d’abord, je pense que je m’attendais à tout, sauf à ça. Une histoire d’amour, quelques secrets bien noirs, mais pas à atterrir en pleine guerre Napoléonienne, en Russie – les dernières batailles de Napoléon, là où il a perdu énormément d’hommes, avant son exil – avec une histoire d’horreur et d’ésotérisme.

J’avoue ne pas avoir saisi du tout le lien avec Boucle d’Or à ce niveau-là. Ce n’est qu’après lecture du premier tome que j’ai saisis toute la portée de ce prélude, qui – entre nous – ne m’aurait pas donné envie de lire Animale si on ne m’avait pas dit que c’était mieux après.

Parce que franchement, il n’y a rien de passionnant à suivre un musicien de guerre qui est témoin que d’étranges roulottes les accompagnent, qu’elles contiennent des choses qui grognent. Il ne sait pas ce que c’est, juste que ça lui fait peur. A part me poser des questions et chercher le lien avec le conte originel, je me suis surtout ennuyée pendant cette lecture.

Pas franchement indispensable, vous pouvez commencer la saga Animale directement par La malédiction de Boucle d’Or sans problème…

[Chronique] Les aventures de Judith Lee – Richard Marsh

[Chronique] Les aventures de Judith Lee – Richard Marsh

les aventures de judith lee


Revoici Judith Lee, professeur pour sourds-muets, que son talent pour lire sur les lèvres plonge parfois dans des situations délicates, voire explosives.

Mais cette détective malgré elle commence à être bien connue des malfrats en tout genre, qui n’hésitent pas à recourir aux grands moyens pour tenter de l’éliminer.

Saura-t-elle déjouer leurs tentatives et continuer de traquer assassins, voleurs de bijoux, espions et autres criminels ?

Merci au forum Au cœur de l’imaginarium et aux éditions Rivière Blanche pour cette lecture !

Mon avis

Les aventures de Judith Lee est un recueil de nouvelles, qui elles sont parue initialement en 1916 dans le journal The Stand Magazine. Ces histoires mettent en scène Judith Lee, professeur pour sourds-muets et espionne à ses heures perdues, grâce à son talent qui est celui de lire sur les lèvres. Bien que ce talent peut se révéler pratique, il peut très vite devenir une gêne quand on essaye de vous tuer à cause de celui-ci…

Au nombre de dix, chacune de ces nouvelles présente une histoire bien à part qui peuvent se lire indépendamment les unes des autres sans aucun problème de compréhension. Toutes d’environ une trentaine de page chacune, on est très vite immergés au cœur des enquêtes de Judith sans prendre de pincettes.

Cependant, ces textes deviennent très vite redondant si on essaye de tous les lire à la suite, car ils se présentent de la même manière : présentation du lieu où est Judith, quelques lignes sur son don, lecture « fortuite » sur les lèvres d’un inconnu qui se révèle être au choix un meurtre, un vol ou une disparition, puis Judith se retrouve d’une manière ou d’une autre mêlée à l’enquête, elle trouve des éléments, boucle son enquête, conclusion et clap de fin.

Côté écriture, l’auteur a surtout misé sur la description des lieux et des scènes que le comportement et la psychologie des personnages, au détriment même du personnage principal qui n’est absolument pas approfondi. Avec un langage soutenu, Les aventures de Judith Lee donnent l’impression de lire les confidences d’une très vieille dame qui radote un peu.

La lecture de ce recueil me laisse quelque peu indifférente malgré la richesse des récits de Mr Marsh. Une découverte sympathique, mais pas inoubliable.

[Chronique] Divergente raconté par Quatre – Veronica Roth

[Chronique] Divergente raconté par Quatre – Veronica Roth

divergente quatre


L’histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris. Lors de sa cérémonie du choix, un jeune altruiste se dresse contre sa famille et sa faction : il rejoint les audacieux. Il choisit un nouveau destin, et devient Quatre. Mais ce qu’il découvre alors met en péril son avenir, et celui de la société tout entière. Va-t-il devoir se dresser contre sa nouvelle faction?

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Vous êtes-vous déjà demandé qui est Quatre? En dehors de l’instructeur des novices, qui était-il vraiment? Comment a-t-il atterri chez les Audacieux? Toutes les réponses à vos questions sur Quatre se trouvent dans Divergente raconté par Quatre, autour de quatre nouvelles.

On revient donc sur son transfert, sa période en tant que novice, comment il est arrivé à son poste et Eric au sien, sa relation avec sa nouvelle faction… Mais aussi à travers trois petites nouvelles, comment il a vécu certaines de ses rencontres avec Tris. On reprend donc ce que l’on apprend au fil des pages dans Divergente, mais plus en détail. Ainsi, on en apprend plus aussi sur des personnages secondaires : Zeke, Marcus, Eric, Max… Car leur histoire est liée à celle de Quatre, d’une manière où d’une autre.

Dans Le transfert, on découvre les motivations de Quatre, ce qui l’a décidé à partir de sa faction d’origine, les liens avec son père, comment il a vécu la disparition de sa mère. Dans Le novice, on suit sa formation en tant qu’Audacieux, mais aussi les liens qu’il crée avec son nouvel entourage. Et bien sûr, comment il a décidé de se faire ses nouveaux tatouages… Avec Le fils, on revient sur une bonne partie de son passé, et sur les soupçons qu’il commence à avoir sur les leaders Audacieux. Soupçons qui se confirment de plus en plus dans Le traître, nouvelle où Tris débarque dans sa vie et où Quatre va devoir faire un choix : trahir sa nouvelle faction, ou l’ancienne?

Divergente raconté par Quatre ne peut pas se lire avant la saga originelle : il est vraiment impératif de lire les trois tomes, sinon le lecteur se retrouvera spoilé sur l’intrigue du premier tome et toutes ses révélations ! Mais aussi sur ce qui vient dans les deux dernier tomes, notamment sur la dirigeante des sans-factions…

C’est un recueil de nouvelles indispensable pour qui veut aller plus en profondeur avec ce personnage qui prend de l’importance au fil des pages de la saga originelle ! Depuis ma lecture, une relecture de la saga complète me tente énormément 🙂

[Chronique] Il était une fois… Cinder – Marissa Meyer

[Chronique] Il était une fois… Cinder – Marissa Meyer

il était une fois cinder


À tout juste 11 ans, Cinder découvre New Beijing et sa nouvelle famille. De l’Europe et de ses vrais parents, elle n’a aucun souvenir. Elle ne sait d’eux que ce que son beau-père lui a appris : ils sont morts dans un accident qui a aussi failli lui coûter la vie. Pour la sauver, les médecins ont dû lui greffer une main et une jambe de robot. Cinder a des difficultés à s’habituer à son nouveau corps de cyborg. Sans parler des informations encyclopédiques qui sont projetées dans son champ de vision sitôt qu’elle est confrontée à une situation inconnue. Si elle se lie facilement d’amitié avec ses nouvelles sœurs, Pearl et Peony, Cinder comprend très vite que sa belle-mère ne l’accueille pas de gaité de cœur. Et le drame qui menace sa famille d’accueil ne va rien arranger…

Mon avis

Cinder est une jeune cyborg adoptée par une famille d’accueil à New Beijing, dans un futur dystopique. Depuis l’accident qui a coûté la vie à ses parents, elle a été reconstruite avec des pièces robotisées. Depuis, elle a les informations sur toute chose qui lui défile devant la rétine. Cinder est amnésique est n’a aucun souvenirs de sa vie d’avant l’accident.
Dans sa famille d’accueil, elle est vite adoptée par le père, mais surtout par ses nouvelles sœurs, Pearl et Peony, tandis que sa nouvelle mère semble la détester au plus haut point…

Je connaissais la saga Cinder de nom, mais je n’ai jamais réellement osé commencer la saga. J’avais peur d’être déçue, de ne pas avoir ce que je cherchais… Du coup, quand j’ai vu qu’une préquelle était sortie, je me suis dit que ce serait l’occasion ! Deux ans après son téléchargement, je me lance dedans – enfin – grâce à la Lecture Commune organisée sur Livraddict.

Dès les premières pages, on est vite plongés dans l’univers de Cinder : le côté SF est très présent dès le départ : les véhicules, le fait que ce soit une cyborg, que les habitants aient des androïdes qui s’occupe des taches ménagères à leur places… On est vraiment dans un univers futuriste !

Côté personnages, la couleur est donnée aussi dès le début : on sent très rapidement que tout le monde ne voit pas l’arrivée de Cinder de la même façon.

Pour l’écriture, c’est très fluide ! Ça se laisse lire très rapidement et facilement. En bref, une bonne mise en bouche qui donne envie de lire le premier tome !

[Chronique] Frontières bombardées et autres nouvelles – Thibault Guillerm

[Chronique] Frontières bombardées et autres nouvelles – Thibault Guillerm

frontières bombardées


Ces pages relatent de multiples fragments d’existence liés à la Terre. Car, les chemins empruntés par ces êtres n’ont d’autre point de convergence que cet amas d’eau et de pierre à l’énergie impalpable, au symbolisme puissant. Que l’on plonge dans ses profondeurs ou que l’on se contente d’en observer les aventures, la Terre nous happe et nous enchante. Elle nous tourmente. Et pour finir, elle nous relâche dans une gerbe fantastique de rêve ou de sang.

Mon avis

Frontières bombardées et un recueil de cinq nouvelles plus ou moins courtes, traitant avec une petite pointe de philosophie différent sujets, tels que la création et l’apocalypse, mais qui met surtout ses personnages dans des situations où ce dernier se rend compte qu’il n’est au final qu’infiniment petit face aux grandeurs qui l’entoure, le tout en naviguant sur trois genre : science-fiction, fantasy et fantastique.

La première nouvelles, Frontières bombardées, met en scène Liipatha, un étudiant humanoïde qui travaille dans un centre de recherche sur la création d’univers. Nous arrivons dans ce récit au début de l’expérience, et tout en suivant la création d’univers, nous suivons les réflexions de Liipatha devant un tel exploit.
Ensuite, nous continuons sur Le choc des cultures, qui met en scène un paysan qui a son premier contact avec une forme de vie extra-terrestre, qui engendrera des évènements d’une ampleur qu’il n’aurait jamais deviné…
Avec Sombre humeur, nous suivons Ulysse, rescapé de la race humaine alors que la terre à l’air d’être recouverte par les eaux. Nous suivons son analyse de la situation, sur son radeau perdu au milieu des eaux.
Le Silloneur met en scène un personnage qui parcourt le monde sans que personne ne sache qui il est. En tout cas, il à l’air aussi âgé que la Terre qu’il arpente jour après jour. C’est sans conteste une nouvelle métaphorique.
Et pour finir, Les yeux de l’enfer, un texte fantasy sur un chasseur qui est à la recherche d’un dragon, jusqu’au jour où il tombe dessus…

Ces nouvelles ont l’air sans rapport au premier abord, mais mettent toute en scène un personnage qui se retrouve infiniment petit devant les grandeurs qui l’entoure. Bien que ce soit plus flagrant dans certaines nouvelles que d’autres, c’est un thème qui prédomine ce recueil. On ressort de cette lecture avec une réflexion sur la place de l’homme dans l’univers, comme avec Frontières bombardées où Liipatha remet en cause tout ce qu’il sait sur son univers, sur sa petite place dans un monde qui le dépasse, pour au final se reprendre et revenir à son observation.
C’est un peu le même schéma utilisé avec Le choc des cultures, où le paysan se remet en cause après avoir envoyer les extra-terrestres à Washington, pour se reprendre plus tard et revenir à son champ de haricot, sans plus de pensées sur ses actes. Mais aussi, ces nouvelles font réfléchir sur le côté matérialiste des humains, sur l’importance que l’on donne aux choses comme l’argent, dans Sombre Humeur.

Je ne m’attendais pas en lisant ce recueil à voir autant de sujets de réflexion et autant de questions soulevées, m’attendant plus à des nouvelles SFFF sans plus. C’est une réelle surprise très agréable, car cette lecture reste divertissante et rafraîchissante. L’auteur ayant une plume assez fluide, c’est un recueil qui se laisse lire très rapidement. Personnellement, je pense que certaines nouvelles (Frontières bombardées, Sombre humeur et Les yeux de l’enfer) pourraient être retravaillées pour offrir une histoire un peu plus longue – pourquoi pas un roman?

En bref, une courte lecture sympathique qui amène à réfléchir et qui se laisse apprécier !

Merci à l’auteur pour cette lecture !

[Chronique] La tue-mouche – Jean-Hugues Malineau

[Chronique] La tue-mouche – Jean-Hugues Malineau

la tue-mouche

  • Éditeur : Gulf Stream (2016)
  • Pages : 105
  • Genre : Romance, jeunesse
  • Plus édité

-Si tu Veux, appelle-moi chanterelle…
– Pourquoi pas ! et pourquoi pas clavaire, coprin, arnica… ou gentiane, nigritelle ou furet ? La tue-Mouche s’est mise à rire et son rire a le bruit de l’eau sur les pierres … je l’aime comme ce soleil rouge, comme les marmottes, comme la gentiane printanière… comme le lait des chèvres. J’aime ta joue que je sens sourire quand je te dis que je t’aime, j’aime ton corps, ton ventre, j’aime toute la Tue-Mouche…

[…extrait …]

La Tue-Mouche, c’est le nom d’un séduisant champignon vénéneux et le surnom insolite donné à l’adolescente farouche dont s’éprend le héros de ce livre. Un roman où s’expriment pudeur, sensualité, émotion de la découverte de l’amour, un été, au cour d’une montagne sauvage, vibrante de vie.

 

Mon avis

La Tue-Mouche, c’est le nom d’un champignon, mais aussi le surnom d’une adolescente dont le héros de ce roman tombe éperdument amoureux dès le premier regard. Nous suivons leur histoire d’amour, jusqu’au moment où la Tue-Mouche doit repartir, pour peut-être ne jamais revenir.

Tout d’abord, l’objet livre est assez joli, ce qui mérite d’être souligné. Pour cette collection « Les romans bleus », les éditions Gulf Stream ont vu les choses d’un côté… bleu. Les pages sont bleu clair, avec une écriture bleu marine. L’histoire est encadrée par des crayonnés de la couverture, qui sont magnifiques.

Quant à l’histoire, elle est très poétisée, avec un vocabulaire riche et avec une plume fluide. Les personnages n’ont pas de nom, juste des surnoms (Le vieux, La tue-mouche…), et sont toujours cités comme tels, à l’instar des animaux et autres plantes qui gardent leurs noms.

Bien que ce soient les premiers émois d’un jeune adolescent qui sont relatés ici, l’histoire ne m’a pas plus touchée que ça. Certes, c’est une belle histoire d’amour, mais au delà de ça, ce n’est pas un livre qui me marque particulièrement. Peut-être l’histoire aurait eu plus d’impact si je l’aurais lue plus jeune?

Mais au final, La tue-mouche reste un beau livre, que je conseillerais pour un(e) adolescent(e). Le livre n’est plus édité actuellement.

[Chronique] La balle rouge – Patrick Bousquet

[Chronique] La balle rouge – Patrick Bousquet

la balle rouge

  • Éditeur : Serpenoise (2000)
  • Pages : 96
  • Genre : Historique, jeunesse
  • Plus édité

Je suis une balle rouge.
J’appartenais à un enfant nommé Samuel,
mais que tout le monde appelait Sam.
C’était hier…
En Europe.
Pas loin d’ici…
Au temps des nouveaux barbares…

C’est une histoire terrible que la mienne
Une histoire incroyable
Mais aussi une histoire d’espérance.

Alors voilà …

Mon avis

La petite balle rouge nous fait revivre la seconde guerre mondiale, surtout la partie de la Rafle, jusqu’à la fin de la guerre, le tout raconté par une petite balle rouge qui a appartenu à un petit garçon, Samuel. Mais une fois arrivé au camps de concentration, les enfants, les femmes et les personnes âgées sont séparées des hommes valides. Alors Sam laisse sa petite balle à son père, qui reverra sa femme et son fils pour la dernière fois…

La petite balle rouge va donc accompagner Josué pendant toutes ces années, et écoutera ses confidences quand celui-ci sera à bout. La petite balle nous livre en ces 96 pages un condensé de ce qu’il a pu vivre et voir, mais le tout raconté de sorte à ce que son récit soit adapté à tous, même aux plus jeunes. Personnellement, c’est un livre que je n’hésiterais pas à faire lire à mon petit frère ou à ma petite sœur.

Une petite annexe en fin de livre rappelle les grandes dates de la 2nde guerre mondiale, mais aussi à travers une carte où se trouvait les principaux camps allemand (concentration et extermination). Pour ceux qui veulent approfondir après cette lecture, l’auteur nous laisse une filmographie et une bibliographie complète.

Un petit livre touchant et très émouvant, qui n’est malheureusement plus édité. Vous pouvez le trouver d’occasion ou alors peut-être dans une des prochaines boxs de pandore. Moi, c’est grâce à la box que j’ai pu le lire 🙂

[Chronique] GMO Project Legacy – 6san

[Chronique] GMO Project Legacy – 6san

gmo project legacy

  • Éditeur : Auto-édition (2013)
  • Pages : 456
  • Genre : Romance M/M
  • Plus édité

Ce recueil de nouvelles lève le rideau sur des personnages secondaires de la série GMO-Project. Leur passé et leur futur sont dévoilés au travers de neuf histoires.

Fay, leader consciencieux et intransigeant des S2U, découvrira une autre facette de Raphaël, membre de son groupe. Entre curiosités etrévélations, le jeune homme devra alors faire face à ses nouveaux sentiments.

Adam vient de raccrocher ses gants et rêve d’une réorientation professionnelle, afin de mener une vie paisible. Mais c’était sans compter sur la rencontre d’un homme à la carrière exceptionnelle, bien décidé à décrocher le titre de prétendant.

Après leur fuite de Brehm Island, Zack et Will tentent de retrouver une vie normale dans l’orphelinat de Little Seed. Après tant de tribulations, trouveront-ils le bonheur et la quiétude ?

Hyeong, ancien chanteur du légendaire groupe Terra et désormais manager des S2U, n’a pas toujours été une célébrité. Fils d’un martyr du soulèvement de Gwanju, il avait des rêves plein la tête avant de quitter sa campagne natale.

Rain est un artiste égoïste et misanthrope. Lorsqu’il décide d’ouvrir son cœur pour s’exprimer, cela se transforme en une troublante confession.

Enfin, le rideau se referme sur les premiers pas d’une nouvelle génération prête à prendre la relève de ses prédécesseurs.

 

Mon avis

Legacy est un recueil qui regroupe neuf nouvelles, deux doujinshis et une galerie d’illustrations R18 par Lehanan. Ce recueil ferme le premier arc de la saga, et nous prépare à la suite avec la next-gen, tout en répondant à certaines questions : que c’est-il passé entre Hyeong et Jin pour qu’ils ne s’entendent plus, comment Zack et Will ont fini chez Ivan, comment les GMO se sont retrouvés à porter des bracelets pour limiter leurs compétences… Bref, un recueil indispensable !

Chronique garantie sans spoil

Petits jeux entre amis se concentre sur Raphaël et Fay, deux membres de SU2. Nous allons en savoir plus sur la petite vie du leader du groupe, ce qu’il en est de sa famille, mais aussi son rapprochement avec son ami et collègue. Une nouvelle assez longue, mais qui se laisse lire malgré quelques répétitions, « le chanteur aux yeux céruléens » revenant par exemple assez souvent.

L’adolescent de Boseong revient sur le passé de Hyeong, l’homme impassible et un tantinet sévère qui s’occupe des SU2. Et quelle surprise ! Je ne m’attendais pas du tout à ça concernant son passé, ni même pour Jin. L’auteure nous explique enfin pourquoi il a du quitter Terra. Une nouvelle assez surprenante, mais qui au final répond à bien des questions sur ce personnage.

Quant à L’homme au coeur nébuleux est une courte nouvelle centrée sur Ivan Millers, le fils d’un des créateurs du projet GMO .Ce qu’on y apprend est assez surprenant également. Cependant, j’aurais bien aimé en savoir plus sur ce personnage.

Les souvenirs du centre remonte à l’enfance des GMO, au moment où leurs hormones commencent à les travailler, et où Stella se voit avec Gush, Ruby avec Shin ou encore Glen avec Cody, mais aussi revient sur les raisons qui ont poussés les scientifiques à leur créer des bracelets pour limiter leurs compétences, ainsi que la découverte de ses dernières.

Confession est, comme son nom l’indique, une confession de Rain, le personnage misanthrope de la saga. Et pour être déroutante, elle l’est ! Si certains GMO tombait sur cette confession, ils seraient très… surpris, voir même plus que le jour où ils sont rentrés dans sa chambre et qu’ils sont tombés sur ses boy’s love ^^

Cher professeur est elle aussi une histoire courte sur Alan, le père de Kain et Ruby et Camille, qui est très étonnante, mais pas moins amusante, au vue de la situation…

You’re Beautiful se concentre sur Adam et un autre personnage, qui offre un pairing surprenant ! En plus de faire un pairing de l’improbable, nous en apprenons plus sur la vie d’Adam, sa vie après le free-fight et sa relation avec Cody. Bien que ce ne soit pas un personnage qui m’avait marquée dans la saga, j’ai trouvé cette nouvelle fort sympathique et assez drôle.

La dernière nouvelle, Les graines du futur, présente les personnages du deuxième arc de GMO Project, quand ils étaient encore que des enfants, autour d’un repas avec leurs parents, la première génération des GMO. Elle permet de se mettre dans le bain avant de continuer sur la Next-Gen.

Dans l’ensemble, j’ai adoré ce recueil, qui est en tout point très surprenant, mais qui répond aux questions que je me posais. Les nouvelles peuvent se lire indépendamment les unes des autres, et se lisent assez rapidement. Pour ma part, je n’ai passé que deux soirées dessus. Et puis, je n’avais pas envie de le lâcher quand il fallait que je m’arrête, il faut dire !

Concernant les doujins, il y en a deux : un premier sur Kain et Camille et leur chat Cécil, et un autre qui reprend une scène de la première nouvelle. Les dessins sont très jolis, les personnages sont très bien travaillés et reconnaissables facilement. C’est un travail de qualité qui a été fournit sur ces deux doujins !

Quant aux illustrations, c’est une joie de retrouver Lehanan dans ce recueil, ayant eu un coup de cœur pour ses illustrations dans les deux premiers tomes de la saga !

En bref, un très bon recueil indispensable pour conclure ce premier arc, répondant à (presque) toutes les questions que les fans de GMO Project peuvent se poser !

[Chronique] La Niña Blanca – Christophe Semont

[Chronique] La Niña Blanca – Christophe Semont

la nina blanca

  • Éditeur : House made of dawn (2014)
  • Pages : 36
  • Genre : Paranormal
  • Plus édité

Même dans le milieu ultra-violent et sans pitié des cartels mexicains, on a peur de la Santa Muerte. Alors quand des barons de la drogue se font assassiner sauvagement et sans explication, la rumeur se répand comme une traînée de poudre : la Niña Blanca rôde…

Mon avis

Quand El Loco est maudit par l’homme qu’il tue pour trahison, sous les yeux des membres de son cartel, il ne se doute pas une seule seconde que la Niña Blanca va lui rendre une petite visite…

C’est un plaisir de plonger dans un nouveau texte de Christophe Semont, auteur de La malédiction de Chango, une nouvelle fort plaisante que j’ai déjà eu loisir à chroniquer. Quel grand plaisir de voir tout ce travail fournit pour une courte nouvelle, que ce soit autour des cartels, l’implication des forces de l’ordre de l’ordre et les légendes mexicaines, notamment la populaire Santa Muerte

Pour un texte aussi court (une trentaine de page), Christophe Semont arrive à planter assez rapidement le décor, la psychologie des personnages, tout ! Avec les descriptions juste des lieux et des évènements, on s’imagine sans peine où les scènes et on plonge très rapidement dans cet univers. On s’y adapte tellement vite qu’on se retrouve à la fin de la nouvelle sans avoir vu les pages défiler !

En tout cas le dépaysement est total et m’a amené à faire quelques recherches pour en savoir plus sur la Santa Muerte, tout comme j’en avais fait pour la Santeria dans la précédente nouvelle de l’auteur. Mais pendant ma lecture, j’avais hâte d’avoir la version de l’auteur sur la Niña Blanca, qui est-elle et pourquoi elle fait tout ça et la fin centrée sur ce personnage m’a grandement  satisfaite, je n’aurais pas pu rêver mieux !

Je ressort de ma lecture plus que satisfaite, c’est un coup de cœur pour moi!

Merci au forum Au coeur de l’Imaginarium et aux éditions House Made of Dawn pour cette lecture

[Chronique] L’entretien – Antoine Gaiani

[Chronique] L’entretien – Antoine Gaiani

l'entretien

  • Éditeur : House made of dawn (2014)
  • Pages : 91
  • Genre : Contemporain
  • Prix : 2.04€
  • Acheter titre livre

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cet entretien d’embauche. Laurel Montant le sent bien. Est-ce le fait qu’il ait oublié montre et mallette ou bien les drôles de questions de son interlocuteur ? Et qui est cet impoli masqué qui se trouve avec lui dans la salle d’attente ? Un récit kafkaïen qui perd le lecteur dans une histoire qui pourrait bien s’avérer plus complexe que prévue.

Merci aux éditions House made of dawn et au forum Au coeur de l’imaginarium pour cette lecture !

Mon avis

Edit du transfert de blog, mai 2016 : J’ai écris initialement cet article en novembre 2014, pour le forum Au coeur de l’Imaginarium, mais je ne l’ai jamais publié. J’attendais l’aval de l’administrateur, que je n’ai jamais eu. Peu de temps après, j’ai quitté leur équipe pour des raisons que j’ai longuement détaillées sur la page du blog, à l’époque. Aujourd’hui – et en exclusivité, chanceux ! 😀 – voici mon avis sur L’entretien !

Écrire une chronique sur une nouvelle n’est jamais chose aisée. Mais quand cette nouvelle ne me fait ni chaud, ni froid, ça le devient encore plus…

On suit Laurel qui doit se rendre à un entretien d’embauche. Mais une fois devant son nouveau patron, il apprend que celui-ci n’est autre que le Passeur des âmes vers le Paradis ou l’Enfer… Car il va bientôt mourir, étant dans un état plutôt grave suite à un accident. Mais Laurel ne l’entend pas de cette oreille, et essaye de comprendre l’énigme de sa mort et comment revivre…

Non pas que je me sois ennuyée pendant ma lecture, mais elle ne m’a absolument pas affectée. L’histoire manque terriblement d’action : en effet, Laurel écoute le Passeur parler de sa vie, lui rappeler ses nombreuses fautes, Laurel nie, essaye de trouver une solution pour s’enfuir, mais rien de plus, au final. Et oui, ce n’est qu’un entretien : le Passeur énumère les fautes, Laurel se pose des questions, ils parlent ensemble jusqu’à la conclusion finale et… c’est tout. Alors certes, il y a tout de même des révélations et de nombreux rebondissements, mais je n’ai rien ressenti non plus de ce côté là : l’étonnement, la stupéfaction, … Rien. Ce qui est plutôt ennuyant, car je m’attends toujours à passer par un panel d’émotions tout au long de ma lecture, ce qui, à mon humble avis, fait vivre l’histoire que nous lisons.

Si tout cela ne m’a absolument pas touchée, c’est que les personnages manquent de vie, ils ne sont pas tellement approfondis. Laurel est un homme qui n’accepte pas la situation aussi facilement que le Passeur le voudrait. A par nier, vouloir partir, et avoir ses petites erreurs rappelées par le Passeur, on en sait pas plus sur ce personnage au final. Tout comme le Passeur, nous n’en savons pas plus également sur lui, si ce n’est qu’il est là pour attendre que Laurel passe de vie à trépas.

Mais dans l’ensemble, cette nouvelle est plutôt bien écrite et se laisse lire, tant l’écriture de l’auteur est fluide. Il n’y a pas de fautes, la syntaxe est bonne, on arrive très vite à la fin sans avoir vu les pages défiler. Mais pour ma part, c’est tout ce que je peux ressortir de cette lecture.

En bref, une petite histoire qui se laisse lire, mais qui ne ma pas plus touchée que ça.