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Catégorie : Mangas

[Chronique] GTO, tome 01 – de Tôru Fujisawa

[Chronique] GTO, tome 01 – de Tôru Fujisawa


Ancien voyou, chef de gang, Eikichi Onizuka décide un jour de devenir prof.

Sa vocation n’a rien de pédagogique. Ce qu’il veut, c’est pouvoir sortir avec les étudiantes du lycée où il travaille.

Pourtant, on se rend compte que le sens de la justice et de l’honneur de notre héros vont l’amener à devenir un véritable enseignant…

Mon avis

Il y a déjà 19 ans, je découvrais le premier épisode de GTO à la télé. J’avais pas tout compris et les termes « mangas » et « animes » m’étaient totalement inconnus. Les années ont passé, je n’avais aucun a priori sur la saga et je souhaitais la découvrir. Après tout, c’est une saga culte et il aurait été bête de passer à côté. Et vous me connaissez, ça peut prendre des années avant qu’un livre arrive dans ma pàl – et surtout – qu’il en ressorte. Il a fallut que je le croise dans un rayon de livres d’occasions il y a 4 ans pour que je l’achète ! Et je ne l’ai lu que maintenant.

J’aurais mieux fait d’oublier

Je n’ai jamais été emballée par les histoires d’adultes qui veulent coucher avec des mineures et qui romantisent totalement la situation. De surcroit quand il y a une telle relation, biaisée par leurs rôles : le prof, qui représente l’autorité, cherche à coucher avec des élèves mineures qui lui doivent obéissance et respect pendant leur scolarité. Voyeurisme, projet d’isoler une élève… Chouette, un manga qui respecte les femmes ! (non)

Il en va de même pour les violences envers les élèves. Qui fait ça ? Qui se prépare avec un gang de motard pour enlever et torturer des élèves parce qu’ils lui ont fait un sale tour ? Dans quel monde ça se passe ? Et ne cherchont pas d’excuse, ni d’humour, c’est juste inquiétant.

Oui, c’est inquiétant, ça sort bien de la tête d’un homme, qui dans son manga sexualise toutes les mineures qu’il dessine. Sa vision des ado japonaises est très réductrice, sexiste, hyper sexualisées. C’est juste horrible. Qui un jour s’est dit : C’est ok les gars, on édite ça ?

Alors oui, c’est sorti dans les années 90, le mangaka est japonais ect mais enfaite ça ne servira jamais d’excuse à mes yeux quand Pika a offert à cette saga une réédition en 2017. Ça laisse songeur.

En bref ? On évite. 

[Chronique] L’appart 305, tome 1 – Wanan

[Chronique] L’appart 305, tome 1 – Wanan


Junghyun cherche une colocation. Sangjun, un de ses amis, lui présente un copain qui vit dans l’appartement numéro 305 et qui cherche également un colocataire. Mais dès le premier jour, Junghyun découvre que son colocataire est homosexuel. Bien qu’il ne soit pas homophobe, l’idée de partager un appartement avec un homosexuel le dérange. Mais petit à petit, en faisant connaissance avec l’entourage de son colocataire Junghyun commence à comprendre que les homosexuels ne sont pas très différents des hétérosexuels…

Mon avis

Junghyun cherche une colocation. Et ça tombe bien, car un de ses amis connait une personne qui cherche un colocataire. Emballé, Junghyun s’installe avec son nouveau colocataire, Hom. Sauf que… Hom est gay ! Et ça va être visiblement un drame dont je me serais bien passée.

L’appart 305 est un mahnwa que j’ai reçu dans une des premières boxs de pandore. Cela faisait des années qu’il trainait dans ma bibliothèque… Et il aurait mieux fait d’y rester.

L’homophobie, ce n’est pas drôle

Sous le prétexte de l’humour, Wanan nous impose un personnage principal complètement homophobe. Les propos tenus par Junghyun et ses amis, ainsi que les actions par moments, sont particulièrement violents. Ce n’est vraiment pas un volume à mettre entre toutes les mains, donc.

J’ai passé un assez mauvais moment de lecture, et je serais presque étonnée qu’un éditeur français ai accepté d’éditer une série homophobe dans nos contrées (presque parce qu’on connait bien les maisons d’éditions qui surfent sur la culture du viol chez nous). Bon, les éditions Kwari ont fini par mettre la clé sous la porte, faute de ventes (et ici aussi je n’en suis pas étonnée…).

Pour replacer le contexte initial de cette série, L’appart 305 était publiée quotidiennement sur le site de l’auteur, avant de passer à l’édition classique. D’ailleurs, je réalise que le nom de Hom n’apparaît nulle part dans le résumé alors que le pote ultra secondaire Sangjun est nommé. Coucou l’invisibilisation.

Mais pour moi, cela s’arrête-là. L’humour, la satire, la critique… ne seront jamais des excuses à l’homophobie. Par chance, l’éditeur n’a pas eu le temps de publier la suite chez nous.

En bref ? Passez votre chemin, vous ne raterez rien.

[Chronique] Gun & Heaven – Kazuma Kodaka

[Chronique] Gun & Heaven – Kazuma Kodaka

gun & heaven


Roy et J.B. sont deux tueurs à gages qui vivent ensemble. Répondant aux demandes de différents clients, ils mènent une existence isolée dans divers villes à travers le monde en dissimulant leur véritable identité.
J.B. l’avait mis en garde : un sniper ne doit laisser aucune trace de son passage. Un jour, Roy enfreint cette règle d’or en s’impliquant trop dans une affaire. J.B. ayant été témoin de la de scène, sa réaction est sans appel : « Il est peut-être déjà trop tard, mais on fait nos valises et on quitte le pays. ».
N’en pouvant plus d’être infantilisé par J.B., Roy accepte sans lui parler d’aider un agent de la CIA à s’infiltrer dans le serveur principal d’une organisation gouvernementale.

[Voici enfin le spin-off tant attendu de la série « Kizuna » ! ]

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Taïfu Comics, encore une fois, pour cet envoi surprise de mangas qui m’a fait énormément plaisir. C’était totalement inattendu étant donnée qu’au moment de la réception, le blog était encore en pause. Avec, il y avait Our dining table, que je devrais lire bientôt. Et sur les deux reçus, j’ai commencé par Gun & Heaven, un manga mettant en scène deux tueurs à gages…

J.B et Roy sont deux tueurs à gages, agissants pour différents clients aux 4 coins du monde. Mais alors que J.B. aspire à la discrétion, Roy s’implique et tisse des liens, ce qui ne va pas forcément plaire à son collègue et amant…

C’est un spin-off de la série Kizuna, que je n’ai jamais lu. Heureusement, Gun & Heaven peut se lire indépendamment. On est très vite immergés dans le monde dangereux des tueurs à gages ! Nous suivons ici deux enquêtes, tout d’abord G & H, puis Ring qui est plus romancée que la première, où l’on peut voir J.B. sous un trait moins sévère.

Car oui, J.B est un personnage très « premier degrès » ! Lui et Roy sont deux personnages aux caractères complètement opposés, l’un très social et l’autre beaucoup trop solitaire. Mais ils sont terriblement complémentaires… Leur relation est à la fois fusionnelle, intense, mais aussi sous tensions par moments. En tout cas, j’adore la candeur de Roy par moment, qui tranche totalement avec son métier !

Les enquêtes avant tout !

Nos deux histoires s’enchaînent assez vite, Kazuma Kodaka nous introduis dans l’univers de nos tueurs avec facilité, une fois dedans il devient difficile de lâcher le manga. Les enquêtes sont menées avec sérieux – et cohérence – , mais laissent place à quelques notes d’humour qui détendent l’atmosphère.

Niveau dessins, c’est juste parfait, il n’y a rien à redire ! C’est fluide, c’est fin, le chara design est au top… Que dire de plus ?

En bref, pour qui ne connait pas la série Kizuna, ce spin-off est une belle entrée en matière pour la découvrir ! Et la relation consentante entre Roy et J.B ne laisse planer aucun doute sur le sérieux de la série !

[Chronique] The bride of the fox spirit – Rihito Takarai & Miryu Masaya

[Chronique] The bride of the fox spirit – Rihito Takarai & Miryu Masaya

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Le jour tant attendu du mariage de l’esprit renard, Ginrei, avec la princesse renarde, Menô, est enfin arrivé.
Malheureusement, un évènement imprévu va venir bouleverser cette cérémonie… l’intervention d’Handa Shin, un jeune homme sans emploi et sans-abris, à la recherche d’un refuge pour se protéger d’une averse. Il tombe alors sur le temple de Ginrei et décide de s’y abriter. Épuisé et affamé, Shin ne peut résister à la vue de la nourriture présente sur l’autel de Ginrei et la dévore sans savoir qu’il s’agit des offrandes destinées au mariage des deux esprits renards. Shin ne le sait pas encore, mais il vient de signer un accord qui fait de lui la « femme » de Ginrei !

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Ginrei et Menô sont sur le point de se marier. Mais ce n’est pas un mariage spécial, car ils sont tous les deux des dieux renard. Alors que Menô est sur le point de prononcer la phrase qui la liera à tout jamais à Genrei, un humain prend part au mariage sans le savoir, et se retrouve marié au dieu renard bénéfique à la place de la maléfique Menô… Comment Shin, l’humain en question, va-t-il se sortir de cette situation ?

Malgré sa publication chez Taïfu Comics (on oublie bien assez vite qu’ils ne publient pas que du yaoï héhé) et le nom de Rihito Takarai sur la couverture, ce petit one shot est un shôjo ! Mais les fans de la mangaka y trouveront certainement leur compte avec ses dessins toujours aussi bien travaillés, pour le reste à eux de faire marcher leur imagination 😉

ginrei
Ginrei

Bref, venons à la fameuse mariée du renard, Shin. Jeune homme sans domicile fixe, affamé et seul, il n’imaginait pas un seul instant finir marié à une divinité. Et leur relation prête à sourire, ils n’étaient pas prêts pour ça et cela se ressent à chaque case. Mais il y a des moments beaucoup plus doux qui plaisent à la fujoshi qui sommeille en moi (et il n’en faut pas beaucoup pour la réveiller ! ^^)

The bride of the fox spirit est une histoire légère, placée sous le signe de l’humour, mais qui se déroule un peu trop rapidement à mon goût. Je n’aurais pas été contre une petite duologie, personnellement ! En tout cas, pour les lecteurs qui aiment tout ce qui touche aux yokais et autres légendes japonaises, ce manga pourra leur plaire. Le côté fantastique de celui-ci se mêle habilement au monde de Shin – le notre – et cela jusqu’aux tenues de Ginrei que l’on verrait plus sur des rockeurs japonais que sur une divinité !

En bref, The bride of the fox spirit est un one shot léger que l’on apprécie pour ses graphismes soignés et son histoire absolument pas prise de tête. En clair, une lecture parfaite pour se détendre !

[Chronique] Bi no kyoujin, Volume 2 – Reibun Ike

[Chronique] Bi no kyoujin, Volume 2 – Reibun Ike

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Kabu a décidé d’éliminer Sagawa et de devenir parrain. Nirasawa, son amant, est prêt à tout pour apporter la preuve que Sagawa et Xia Chen sont liés et ainsi aider Kabu à prendre la tête du clan.
Le plan de Nirasawa étant très risqué, Kabu prend alors conscience de ce que le gamin, qu’il a formé comme simple sous-fifre, est prêt à faire pour lui.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Kabu se rend compte que finalement, laisser la succession à son oncle n’est pas vraiment l’idée du siècle. Il souhaite à la fois prendre la tête du clan, récupérer Nirasawa et mettre fin aux agissements de son oncle… Mais celui-ci n’a pas dit son dernier mot et fait rentrer dans la partie Xiao Chen, un ennemi du Clan…

Ce deuxième volume est la suite directe du premier, qui mettait en scène l’histoire d’amour d’un yakuza qui refusait de prendre la succession de son père et se retrouvait déchiré entre perdre son amant ou perdre une partie de ses sociétés pour prouver à son oncle qu’il était bel et bien de son côté.

L’ambiance de cette suite est pesante. Comme Kabu et Nirasawa, nous ne savons pas où tout cela va nous mener entre les trahisons qui se profilent et la violence omniprésente. En tout cas, tout ça nous tient en haleine ! Car tous sont prêts à aller jusqu’au bout, aller jusqu’à mourir s’il le faut, mais certains (coucou Kabu) seront-ils prêts à laisser leur amant mourir si la situation l’exige ? Même si il a été formé pour ça ? Bref, ce deuxième volume est un concentré de rebondissements et d’action.

Graphiquement, on reste dans la même veine que pour le premier volume. Des planches pleines de violence, avec une touche old school dans la mise en page et la façon de gérer le clair obscur, qui n’est pas sans me déplaire. Rajoutons à ça les (rares) scènes de sexe qui sont tout simplement exquises.

Globalement, Bi no Kyoujin est une petite duologie à découvrir, que l’on ai lu Bi no Isu ou non. Entre affaires de clans, amour et trahison, chaque lectrice de yaoï y trouvera son compte !

[Chronique] Love Whispers, even in the Rusted Night – Ogeretsu Tanaka

[Chronique] Love Whispers, even in the Rusted Night – Ogeretsu Tanaka

love whispers even in the rusted night


Mayama et Yumi sont deux amis qui se connaissent depuis le collège. Séparés au moment de leur entrée au lycée, ceux-ci se retrouvent quelques années après par hasard. Alors que Mayama est à l’université, Yumi travaille dans un restaurant en tant que livreur. Malgré ces années passées sans donner de nouvelles, aucun n’a oublié l’autre, notamment Mayama qui a toujours été captivé par la joie de vivre apparente de Yumi.
Désormais installé avec son petit ami, ce dernier semble cependant vouloir dissimuler certaines choses à Mayama qui compte bien découvrir ce que cache le sourire de son ami…

« Derrière le masque que je te montre se cache un homme au sourire brisé qui espère qu’un jour, peut-être, il trouvera le bonheur… »

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

TRIGGER WARNING : Violences conjugales. Si ce genre de situations est gênante ou inconfortable à lire pour toi, il est encore temps de changer de page !

Yumi aime Kan depuis le lycée. Mais depuis que celui-ci est rentré dans la vie active, il bat Yumi régulièrement et de plus en plus violemment. Mais Yumi l’aime, et son petit ami redeviendra peut-être comme avant, comme au lycée ?  Mais quand un ancien ami du lycée, Mayama, lui tend la main, d’autres perspectives s’offrent à lui même s’il ne veut pas les voir, ni même les accepter…

Même pas 200 pages pour parler des violences conjugales, c’est très peu. Court, mais intense.  Pour tout vous dire, je savais que ce serait un sujet dur, mais pas à ce point-là. Quand j’ai commencé ma première lecture, j’ai vite reposé mon manga dès les premières scènes violentes. Je crois que je n’y étais tout simplement pas préparée. J’ai laissé une petite semaine avant de recommencer depuis le début, et j’ai cette fois-ci pu aller jusqu’au bout.

Le sujet est bien traité. Vraiment. J’ai trouvé la réaction de Yumi réaliste. Son syndrome de Stockholm ne peut pas être plus vrai que ce vivent les personnes victimes de violences conjugales : cette volonté de rester auprès de Kan malgré les coups, parce qu’il l’aime et qu’il pourrait redevenir « comme avant », qu’il lui dise oui pour tout, qu’il refuse de voir et d’accepter l’aide de MayamaC’est un sujet traité avec maturité et sérieux, et cela change beaucoup des yaoïs qui présentent ces relations comme des situations normales. Cependant, j’aurais bien aimé en apprendre plus sur Kan, le comment du pourquoi il en est venu là, car nous ne suivons pratique que Yumi pendant tout le long du tome.

Côté graphismes, Love Whispers est vraiment bien travaillé. Les graphismes sont très durs, mais justes. Globalement je n’ai pas grand chose à redire, c’est du beau travail et j’apprécie tout particulièrement le soin apporté aux visages des personnages.

En bref, Love Whispers, even in the Rusted Night est un beau manga, dur et à ne pas laisser à la portée de n’importe qui, mais juste. Assurément, les prochaines publications de Ogeretsu Tanaka seront à suivre ! N’oubliez pas un #TW Violences conjugales en cas de partage de l’article !

[Chronique] Yukimura Sensei to Kei Kun – Natsuki Kizu

[Chronique] Yukimura Sensei to Kei Kun – Natsuki Kizu

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Tsukasa Yukimura est un jeune professeur d’université ténébreux, légèrement asocial.
Kei ne parvient pas à réfréner ses sentiments pour son professeur, Tsukasa Yukimura, qui semble s’amuser à le rabrouer froidement, même si ce dernier n’est visiblement pas complètement insensible aux approches de son jeune élève…
Seulement, les contacts qu’ont toujours Yukimura et son ex semblent dresser un mur insurmontable en face de Kei.
Histoire supplémentaire intitulée « Figuier étrangleur — Strangler Fig » en fin de manga.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

TRIGGER WARNING : Harcèlement, Relation toxique. Si ce genre de situations est gênante ou inconfortable à lire pour toi, il est encore temps de changer de page !

Kei est à fond sur Tsukasa. Sauf que c’est son prof à l’université et que celui-ci a plus tendance à le repousser froidement qu’autre chose. Alors quand Kei apprend que Yôsuke, l’ex de son prof, le fréquente toujours, le jeune élève ne sait plus quoi faire devant ce nouveau mur qui se dresse…

Mais en vérité on est plus face à un élève qui veut sortir à tout prix avec son prof, qui lui ne maîtrise absolument pas la situation. Et pour cause, ça vire à moitié à l’harcèlement cette histoire : Kei fait des crises de jalousie alors qu’ils ne sont pas en couple, il écoute aux portes, va jusqu’à attraper violemment Tsukasa par le col de son pull parce qu’il voit son ex… Bref Kei est l’incarnation du mec toxique, à fuir de toute urgence et avec qui il ne faut absolument pas entamer une relation. Mais on est dans un yaoï alors ne comptez pas sur cette fuite…

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Une des réactions excessives de Kei : Tsukasa ne veut pas le laisser rentrer, il enfonce la porte pour se jeter sur son prof, parce que « je sais que vous m’aimez »…

Si on enlève ce côté harceleur à Kei, l’histoire aurait pu me paraître romantique, surtout de son point de vue : un amour inaccessible, un Kei qui cherche par tous les moyens comment passer du statut du simple élève à amant… Oui, là oui. Tous les jours. Mais non.

On enchaîne au milieu du manga sur une autre histoire, « Figuier étrangleur« , une romance incestueuse. Alors pareil, l’histoire est belle, deux personnes séparées qui se retrouvent après plusieurs années et déballent leurs sentiments, ainsi que des révélations qu’ils attendaient depuis longtemps… Mais je n’arrive pas à être convaincue en sachant que ce sont des frères.

Graphiquement, j’adore la couverture colorée, elle attire l’œil. A l’intérieur, la première histoire est plus intéressante : c’est fluide, bien travaillé, propre. Mais pour la deuxième, je me demande si ce n’est pas une des premières histoires de la mangaka. Il y a des problèmes de proportions, surtout. Et les personnages des deux histoires se ressemblent trop.

En bref, Yukimura Sensei to Kei Kun est un manga à prendre avec des pincettes. Je reste dubitative et j’aurais apprécié de voir la première histoire plus développée pour ne pas rester sur l’impression de voir un harceleur finir avec sa victime, parce que j’ai beaucoup de mal à voir les sentiments de Tsukasa pour Kei. N’oubliez pas un #TW Harcèlement et relation toxique en cas de partage de l’article !

[Chronique] Deadlock, Volume 2 – Saki Aida & Yuh Takashina

[Chronique] Deadlock, Volume 2 – Saki Aida & Yuh Takashina

Deadlock 2


Matthew le petit chouchou de la prison s’est fait agresser par un monstrueux détenu. Hors de lui, Mickey décide de se venger. Plus tard, interrogé par des gardiens, Yûto refuse de se mettre à table et finit au trou. Là, il se lie d’amitié avec Neto, un autre détenu condamné au même sort.
De retour dans sa cellule, Yûto est affaibli à cause d’une forte fièvre, Dick prend alors soin de lui et devient anormalement attentionné.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

L’enquête de Yûto piétine. Et il se prend les réalités de l’univers carcéral en pleine face. D’abord la mort. Les agressions plus ou moins justifiées par les détenus. La tension monte et Matthew est retrouvé inconscient, blessé. Mickey veut le venger et entraîne ses compagnons avec lui, mais pour Yûto cela ne va pas se passer comme prévu…

Nous sommes toujours à la recherche de Corbus, même si l’enquête n’est qu’un détail dans ce volume, notre ex-flic étant isolé – ce qui ne va pas arranger ses affaires. Mais cela permet de faire rentrer un nouveau personnage prometteur, à savoir Neto. Sans vouloir spoiler, c’est un personnage puissant qui j’en suis sûre, aura une utilité à un certain moment…

Plus on découvre les camarades de Yûto, plus le mystère s’épaissit autour d’eux. On ne saisit pas encore tout, et surtout nos mangakas nous cachent certains éléments, j’en ai bien l’impression ! Il est clair que l’on ne tournera pas en rond dans la suite avec tout ce qui reste à découvrir. En tout cas, de nouveaux liens se font, mais avec cette tension permanente qui monte au point d’éclater à chaque instants, est-ce qu’ils dureront ? Je ne serais pas étonnée de découvrir que Corbus se cache parmi les compagnons de Yûto !

C’est une suite dans la lignée du premier volume, on va de découvertes en découvertes et l’action est omniprésente. Nous n’avons clairement pas le temps de nous ennuyer. Reste à voir comment les derniers actes et éléments auront été assimilés pour les détenus, et dans quel état d’esprit ils seront… Il me tarde de découvrir tout ça !

En bref, si vous n’avez pas encore craqué pour Deadlock, il est encore temps de rattraper la série, qui s’annonce bien prometteuse !

[Chronique] Café men ! – Ryô Takagi

[Chronique] Café men ! – Ryô Takagi

café men !


Trois ans après avoir été séparé de son frère, Ôya peut enfin revenir travailler avec lui au café « La Maison ». C’est dans ce lieu dont il raffole qu’il a autrefois échangé pour la première fois un baiser avec Haruka, le décorateur du café, qu’il n’a plus jamais revu par la suite.
Encore bercé par ce souvenir, il n’aspire qu’à une seule chose, le retrouver.
C’est à ce moment qu’apparaît un étrange personnage, blond peroxydé et
antipathique, ressemblant étrangement à Haruka et qui serait apparemment le petit-ami de son frère, avec qui les premiers contacts seront pour le moins électriques.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Ôya, séparé de son frère Hisaya depuis trois ans, va enfin pouvoir retourner le voir, et travailler dans son salon de thé, « La maison ». Mais si il est aussi pressé d’y revenir, c’est dans l’espoir d’y croiser « par hasard » Haruka, le décorateur du salon de thé, qui l’a embrassé trois ans plus tôt, juste avant son départ…

C’est un schéma assez classique qui va se répéter trois fois dans ce yaoï : un des employé du café va tomber amoureux – mais ne le sait pas encore, ou alors vaguement -, la personne concernée fait semblant de le repousser, puis bien sûr, ils finissent tous par s’avouer leur sentiments et *insérez ici une scène de sexe*. C’est assez réducteur, vu comme ça ! Mais je dois bien avouer que c’était trop banal, trop répétitif.

Aussi, c’était prévisible, il n’y avait aucune surprise durant cette lecture. Et comme on ne s’intéresse que vaguement au salon de thé, qui ne sert au final que le théâtre des amours des trois couples, on en fait vite le tour. Seul le décors principal – « La maison », donc – et quelques pâtisseries dans un des chapitres nous rappellent où nous sommes, tandis que les six hommes se tournent autour dans un espèce de jeu du chat et de la souris. Il manquait un je-ne-sais-quoi qui aurait pu réveiller mon intérêt, aurait pu pimenter un peu plus ces relations qui se ressemblent…

Côté graphismes, globalement c’est correct, il y a juste un petit problème de proportions au niveau des visages dans quelques planches. Au début, les personnages rougissent pour tout et rien, même dans des situations totalement inappropriées, mais cela ne dure pas très longtemps.

En bref, Café Men ! est un one shot assez banal, à réserver à ceux qui découvrent le yaoï. En effet, tout y est pour démarrer en douceur, puisque celui-ci est assez soft, et reprend des éléments déjà vus dans d’autres publications.

[Chronique] Re:Monster, Volume 1 – Kogitsune Kanekiru et Haruyoshi Kobayakawa

[Chronique] Re:Monster, Volume 1 – Kogitsune Kanekiru et Haruyoshi Kobayakawa

re monster 1


Après une mort des plus sauvages, Kanata Tomokui se réveille pour constater qu’il s’est réincarné en gobelin. D’abord dérouté, il parvient cependant bien vite à s’adapter, en partie grâce à sa faculté d’« absorption » qui lui permet d’obtenir les pouvoirs de tout ce qu’il mange, le faisant évoluer de façon fulgurante et de prendre rapidement la tête de sa tribu. Désormais, il est temps pour la race des gobelins d’entrer dans une nouvelle ère ! Découvrez un univers sans pitié régi par la loi du plus fort, où la plus faible des espèces doit être prête à tout pour survivre !!

Merci aux éditions Ototo pour cette lecture !

Mon avis

Kanata est un humain. Renforcé par plusieurs opérations, il possède aussi un pouvoir d’absorption : il gagne des compétences en mangeant des objets, animaux, humains et créatures. Mais un soir, après une beuverie, Kanata est tué par une de ses amies et se réincarne dans le corps d’un bébé gobelin qui va vite grandir…

Adaptation d’un light novel, autant le dire tout de suite, je ne suis pas convaincue et j’ai bien l’impression d’être passé à côté de l’histoire. Cela vient surtout du fait que je me suis demandée pendant toute ma lecture « Et maintenant, il va se passer quoi ? ». Kanata se réincarne, devient Gobu-Rô, un gobelin qui va très vite évoluer, il va chasser, se faire des vêtements, gravir les échelons… Mais c’est tout. Quel est son but ? Que va-t-il faire de concret, d’intéressant ? En réalité, il ne se passe pas grand chose en dehors de ça. 

Et je ne suis pas convaincue non plus par le fait qu’il garde son pouvoir d’absorption alors qu’il a perdu tout le reste à sa mort, ni qu’une voix dans sa tête lui indique qu’il gagne un niveau quand il évolue (là, j’ai pas compris pourquoi…), ou quand il a de nouvelles compétences, qu’on ne nous explique pas à quoi elles servent (même si certaines sont assez compréhensibles), des compétences qui s’accumulent et qu’il gagne en grand nombre très facilement, donc on en oublie très vite les trois quart.

remonster illu

Je reste sceptique face à l’évolution des gobelins (ils peuvent évoluer en… vampire, ou en minotaure par exemple), ni même comment ils sont présentés. Dans tous les jeux, livres, univers, j’ai toujours vu les gobelins comme des petites créatures, souvent à la peau verte, qui compensent leur manque de force par leur vivacité et leur intelligence. Des bestioles jamais gentilles, toujours sournoises. Alors que là, c’est limite si il ne faut pas leur expliquer par quel bout il faut tenir une épée (j’exagère, mais l’idée est là).

Sinon la narration est originale, elle est à la première personne et n’offre que peu de dialogues. Graphiquement, ce n’est pas époustouflant, c’est bon, mais sans plus.

En bref, j’ai l’impression d’être passée à quelque chose, mais même après une relecture du manga, je reste autant peu convaincue par l’histoire de Kanata. Ce premier volume me fait l’effet d’un gros prologue qui traine en longueur, mais qui ne m’a pas assez captivée pour me donner envie de lire la suite.