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Catégorie : BD-Comics

[Chronique] Noob : Mauvaise réputation – Fournier, Cardona & Torta

[Chronique] Noob : Mauvaise réputation – Fournier, Cardona & Torta

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Horizon 2.0 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d’Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil. Arthéon et ses amis, déjà laborieux dans leur progression vers le niveau 100, voient leur tâche s’alourdir encore un peu plus avec la manifestation d’un étrange phénomène. Tous les personnages non joueurs semblent leur en vouloir, au point de les rejeter où qu’ils aillent et quoi qu’ils fassent. La guilde Noob va se rendre compte que ce revirement de comportement, au sein de leur propre faction, est dû à une accumulation de gaffes de leur part. Leurs points de réputation sont désormais au plus bas, et il va falloir y remédier ! Peut-être en s’enrôlant dans l’armée, et en participant à des champs de bataille, qui sait ?

Mon avis

Nos noobs se font refouler à l’entrée d’une boutique sur Horizon 2.0, et comprennent que c’est à cause de leur mauvaise réputation. Si ils ne veulent pas se retrouver avec un curseur gris et sans faction à cause de cette réputation négative, ils doivent absolument s’enrôler dans l’armée de l’empire et participer à des champs de bataille si ils veulent s’en sortir! Et cette fois-ci nous en apprenons un peu plus sur Dark Avenger, le PK qui a perdu sa réputation de meilleur player killer depuis que Sparadrap lui a mit la raclée de sa vie…

Pour une surprise, c’est une surprise! Ça faisait deux tomes que les BD Noob ne me faisaient plus rire et que je trouvais de moins en moins d’intérêt à continuer de lire cette saga. Avec ce neuvième tome, je suis satisfaite! C’est drôle, bourré de références geeks (encore plus qu’avant!), et surtout, j’ai ri.

Toujours entrain d’aider Fantöm à retrouver sa gloire d’antan, nos noobs sont toujours les mêmes : entre Gaea la cupide, Zel le misogyne, Ivy qui s’endort tout le temps et Sparadrap le meilleur soigneur d’ennemi de tous les temps, je suis ravie de les retrouvés tels quel! Une fois de plus, c’est une histoire complète qui nous est proposée, ce qui satisfait la fangirl de la web-série que je suis.

En bref, quoi penser de ce dernier tome? Pour ceux qui, comme moi, étaient un peu déçus des derniers tomes, foncez, vous serez comblés! Du geek, de l’humour, du Noob à l’état pur, que demander de plus? Je crois qu’il ne me reste plus qu’à me mettre aux romans en attendant l’avant-première du film, prévue pour le 10 janvier 2015 au Grand Rex!

Listen to : Mokozt – Je suis un Noob ♪ *Ohoh un noliiiife un vraiiii, je jouuuuue auuuux mmorpgggg*

[Chronique] Luuna, Volume 3 : Sur les traces d’Oh-Mah-Ah – Crisse & Keramidas

[Chronique] Luuna, Volume 3 : Sur les traces d’Oh-Mah-Ah – Crisse & Keramidas

luuna 3


Une fois de plus, une nuit de pleine lune, Luuna cède à la folie et obéit à la noirceur d’Unkui. Elle se réveille comme d’habitude complètement déboussolée en pleine forêt.
Avec ses compagnons et ses totems, elle repart en direction du Sud, où elle espère rencontrer des sorciers assez puissants pour la délivrer de sa malédiction.
Quelle n’est pas leur surprise, en chemin, de tomber sur des empreintes gigantesques. Luuna décide de les suivre…

Mon avis

Comme d’habitude, Luuna se fait posséder par son loup noir et Unkuit, et ravage tout ce qui se trouve sur son passage. Mais cette fois ci, les êtres qui peuplent la forêt, les Shinakas du renouveau (des mini-pinpitus bleu, avec des ailes), demandent réparation. Alors elles envoient Luuna dans la caverne d’Oh-Mah-Ah pour tenter de réparer ses dégâts. Mais la nuit d’après, Luuna se re-fait posséder de force par son loup noir, alors que ce n’est pas sa nuit, quels problèmes cela va engendrer?

Ce troisième tome avance côté malédiction, et ça fait du bien car le précédent tome était plus accès sur Lynx Invisible et son passé. Beaucoup plus drôle que les précédents, avec des jeux de mots et des blagues un tantinet foireuses venant des pinpitus, ou le running gag de l’aigle qui lâche son poisson sur nos voyageurs, même dans les moments les plus critiques.

On a un bestiaire qui s’agrandit avec les pinpitue des eaux (des femelles toutes bleues), les Shinakas et les grands pieds avec Oh-Mah-Ah. J’ai hâte de voir la suite, avec cette fin qui n’annonce rien de bon pour notre Paumanok, j’ai envie d’en savoir plus!

[Chronique] Le royaume d’Estompe – Deveney & Domas

[Chronique] Le royaume d’Estompe – Deveney & Domas

le royaume d'estompe


Il était une fois Noémie, une jeune fille de 12 ans.
Le jour de l’enterrement de son grand-père,
elle découvre l’automne de la vie, les brumes
de la tristesse et les larmes de son père.

La nuit qui suit, alors qu’elle s’endort avec difficulté dans la demeure familiale, Noémie entend un appel à l’aide. Dans un rêve lointain, un jeune prince vient de voir son Roi vaincu et enlevé par l’Estompe, inquiétante créature ennemie du Royaume. Elle va alors basculer dans un monde onirique et parallèle au nôtre où, en compagnie de Mister Piggs, son cochon en peluche, du Prince et du Chevalier Mulhot, elle va se lancer à la recherche du Roi disparu. Elle devra alors affronter la mort, l’oubli et le silence.

Mon avis

J’ai découvert cette BD au salon du livre « Des planches et des vaches » d’Hérouville Saint Clair et j’ai profité de l’occasion pour me la faire dédicacée et discuter un peu avec la dessinatrice qui s’essayait pour la première fois à la fantasy avec cette BD. En tout cas je ne regrette pas mon achat, c’est un véritable petit bijou.

Le Royaume d’Estompe raconte l’histoire de Noémie, une jeune fille de 12 ans, qui retourne chez ses grands-parents paternel. D’habitude l’été et les rires ponctuent ses venues chez eux, mais cette fois-ci nous sommes en automne et la tristesse domine, car Noémie et ses parents sont venus pour l’enterrement de son grand-père. Une fois couchée, elle entend un appel à l’aide. Aidée de sa peluche-cochon Pigg, elle plonge dans le rêve d’un homme qui vient de perdre son père le Roi: il a été enlever par l’Estompe, une créature maléfique qui prend des formes plus horribles les unes que les autres. Accompagnée du Prince, de son cochon et du Hérault Mulot, Noémie va plonger dans les profondeurs de ce monde onirique pour sauver le Roi, coûte que coûte…

L’histoire est enfantine, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier le message qu’elle véhicule autour de la perte d’un être qui nous est cher. Le seul bémol est que pendant la première moitié de la BD, il fallait chercher les solutions, c’était argumenté, mais une fois partis avec le Hérault, les solutions tombent toutes seules, le travail est limite mâché pour notre Noémie, qui au final n’a plus besoin de réellement réfléchir pour arriver au bout de son périple. J’aurais vraiment apprécier que le style « quête » sois présent jusqu’au bout, et non jusqu’à la moitié de l’histoire, qui est très belle au demeurant.

Côté dessin, tout est fait à la peinture, ce qui nous replonge vraiment dans le monde de l’enfance. Les dessins sont propres, très bien fait même si ils sont un peu simples par moment, mais ce n’est pas gênant car ça nous plonge un peu plus dans l’histoire, avec des dialogues très bien fournis.

En bref, un petit coup de cœur pour cette magnifique BD pour enfants, mais aussi pour adultes.

[Chronique] Luuna, Volume 2: Le crépuscule du Lynx – Crisse & Keramidas

[Chronique] Luuna, Volume 2: Le crépuscule du Lynx – Crisse & Keramidas

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Partie à la recherche de son totem, Luuna voyage afin de trouver des réponses à la dualité de sa personnalité révélée par les deux loups qui forment son totem. En chemin, elle rencontre le vieux Lynx Invisible sur le point de mourir qui lui raconte son histoire et la perte malheureuse de son totem.
Émue, Luuna décide de l’aider et la troupe formée par elle, ses deux totems, Lynx Invisible et les trois génies part en forêt afin de retrouver le totem perdu.

Mon avis

Nous retrouvons Luuna, ses deux totems et les pinpitus dans leur voyage pour réparer le mal qu’a fait Unkui, quand soudain, Lynx Invisible apparaît et leur raconte sa triste histoire. Luuna accepte de l’aider pour qu’il puisse trouver le repos éternel, car sans totem, pas de repos pour le vieil homme de 111 ans… Mais bientôt la lune sera ronde, et Luuna ne peut lutter contre la possession d’Unkui!

-Howw… ça, ce n’est pas une histoire!

-Comment ça, pas une histoire?!

-Il n’y a pas de morale! Bonne ou mauvaise, une histoire a une morale! Et la morale sert à apprendre la vie! Même une morale négative!

Cette BD est parsemée de petites histoires contées par Lynx Invisible en même temps que l’histoire de Luuna, qui nous offres des vraies leçons de morale, suivant comment nous les interprétons. Nous découvrons également d’autres totems, comme le lynx et l’ours, mais aussi d’autres pinpitus, noirs cette fois-ci, mais qui n’en restes pas moins aussi drôles que leurs cousins qui accompagnent la jeune paumanok dans sa quête.

Les dessins sont toujours autant magnifiques, je crois bien que c’est grâce à eux que j’ai craqué la première fois que j’ai vu cette BD, j’adore ce coup de crayon qu’a Nicolas Keramidas, c’est un de mes dessinateurs français préférés.

En bref, une bonne suite et j’ai hâte de pouvoir lire le troisième tome! (Déjà dans ma PàL, l’acheteuse compulsive qui est en moi n’a pas su résister 😀 )

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[Chronique] Noob : Retour à la case départ – Fournier, Cardona & Torta

[Chronique] Noob : Retour à la case départ – Fournier, Cardona & Torta

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Horizon 2.0 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d’Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil. Arthéon et ses amis, déjà laborieux dans leur progression vers le niveau 100, voient leur tâche s’alourdir encore un peu plus avec l’arrivée de Fantöm dans leurs rangs ! Malgré ses efforts, l’ancien champion de la guilde Justice, affublé d’un avatar de retour à la case départ, peine à ne pas faire office de boulet. Fantöm retrouvera-t-il son niveau d’antan et portera-t-il la guilde Noob vers un triomphe inespéré ? Pour cela, il faudra d’abord se débarrasser de ses nombreux ennemis qui n’attendent qu’une chose… se venger !

Mon avis

Avec la série, nous n’avions pas trop vu l’évolution de Fantöm pour redevenir niveau 100, mais avec la BD c’est enfin chose faite, et avec nos Noob préférés. Et avec le retour de Spectre, un ancien grand joueur, qui lui veut revoir Fantöm au meilleur de sa forme pour un projet obscur, mais qui ne l’est pas temps si on regarde la série. Donc pour le coup, celui qui ne suit que la BD se retrouvera perdu sur certains points. Autant avant elle pouvait se lire sans regarder la série, autant là ça devient quasi-obligé de suivre le tout (sachant qu’en plus il y a des références des romans dans la série, bref, tout pour qu’on s’intéresse à tous les supports).

Ici on retrouvera nos noob comme nous ne les avions jamais vus : Arthéon volera, Sparadrap et Couette feront des choses intelligentes, Gaea sera gentille et ne cherchera pas à voler le butin de fin de quête et Omega Zell perdra de son admiration pour Fantöm… Mais qu’est-il arrivé à notre guilde préférée? En tout cas, ce n’est pas pour me déplaire, vu que la BD commençait franchement à s’enliser sévère. Je suis plutôt contente de se revirement de situation, c’est un bon coup de pied de donné, il ne nous reste plus qu’à espérer que la suite suive.

Le tome 09, nommé Mauvaise Réputation, est prévu pour le 04 juin 2014. Pour ma part il est déjà précommandé, j’ai hâte d’avoir cette suite entre les mains!

[Chronique] END, Volume 1 : Elisabeth – Merli & Canepa

[Chronique] END, Volume 1 : Elisabeth – Merli & Canepa

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Imaginez…
Si le monde autour de vous jamais ne se mouvait.
Si le murmure du vent et le chuchotement de la pluie se répétaient inexorablement dans leur devenir monotone…
Si le silence, souverain, régnait jusqu’à ce que l’invisible ne soit vôtre…
Tel est mon univers.
Un monde où la berceuse du temps a cessé d’entonner sa complainte.
Un monde anémié, privé de toutes couleurs, où les esprits et les âmes perdues trouvent enfin la paix dans leurs mausolées solennels et sans âge…
J’ai 13 ans.
Elisabeth est mon nom.
Mes cheveux sont blancs comme la vie.
Si le cœur vous en dit, vous pourrez me rencontrer.
Mais pour cela, il vous faudra mourir…

Mon avis

Élisabeth assiste à son propre enterrement. Comment est-elle morte ? C’est un mystère, personne ne le sait, toutes les versions officielles

divergent. Ses anciennes camarades de classe doutent, elles aussi. Alors, elles projettent d’aller avec Nora, la meilleure amie d’Élisabeth, au fin fond de la forêt qui borde leur école pour trouver des réponses… De son côté, Élisabeth se prépare pour un énième rituel, pour pouvoir retourner dans le monde de sa sœur et lui délivrer un ultime message…

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L’histoire est belle, très poétisée. Nous ne savons pas vraiment si notre petite héroïne est morte, si c’est un esprit ou si au final elle est juste enfermée dans un monde onirique, le mystère reste entier jusqu’à la toute fin. Qui, comment, pourquoi, où ? Beaucoup de questions, mais très peu de réponses dans ce premier tome qui ne sert qu’au final à poser les bases d’une histoire très prometteuse.

Côté graphisme, ils sont tout aussi magnifiques. Le trait fin, les dessins extrêmement bien travaillés, on a l’impression que les personnages sont des poupées de porcelaine tellement il y a peu de couleurs chaudes utilisées dans ce livre, l’ambiance y est plutôt froide, ce qui correspond au thème principal de cette BD : la mort.

Trois tomes sont prévus, ainsi que des spinoffs*, mais en attendant nous n’avons pas de date de sortie pour le deuxième tome qui sera axé sur la meilleure amie d’Élisabeth, Nora, juste que l’auteure travaille actuellement dessus**. Il est clair que je vais suivre de prêt tout ça, j’ai hâte d’avoir la suite !

Voir d’autres extraits sur le site de l’éditeur

*Source : L’interview des auteures sur Madmoizelle.com

**Source : La page FB de Barbara Canepa (en réponse à une de ses fans italiennes, tout dernier commentaire)

 

[Chronique] Lunaa, Volume 1 : La nuit des totems – Keramidas & Crisse

[Chronique] Lunaa, Volume 1 : La nuit des totems – Keramidas & Crisse

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Cette nuit, comme le veut la légende indienne, Luuna, la fille du grand chef de la tribu des Paumanoks, va partir à la rencontre de son Totem, et ainsi faire le lien entre le monde des hommes, de la nature et des Dieux.

Mon avis

Luuna est une BD que j’ai découverte il y a bien 5-6 ans, à la merveilleuse médiathèque de Dives sur Mer (qui, rappelons-le, à bien plus de contenu intéressant que la bibliothèque de Caen, sans compter son personnel trois fois plus aimable que celui de nos tenancières caennaises) (la média de Dives, c’est la vie) (elle me manque beaucoup depuis que je suis à Caen) (il faut que j’arrête avec ces parenthèses). Totalement tombée sous le charme des premiers tomes, je suis presque obligée de venir en parler ici (et du coup me faire la collection complète).

Luuna a réussi les épreuves de sa tribu pour rencontrer son totem, pour qu’elle soit enfin initiée. Quand le grand soir arrive enfin, tout ne se déroule pas comme prévu : en effet, cette nuit est celle de son initiation, mais aussi celle d’Unkui, un démon qui prend un malin plaisir à souiller les âmes quand sa nuit vient. L’arbre de vie tente de protéger la jeune Paumanok, mais le démon ne lâche pas l’affaire et propose de partager son âme. Elle aura deux totems et sera mauvaise tous les 28 jours, nuit de la pleine lune, où Luuna sera totalement sous l’emprise d’Unkui. Pour éviter que Luuna détruise son peuple à la prochaine pleine lune, elle part à la recherche d’une personne qui pourra la libérer de ses deux totems et donc de l’influence du démon…

Luuna est suivie par trois esprits, des pinpitus que seuls les paumanoks peuvent voir. Tout l’humour de la BD passe à travers ces trois là, qui n’en ratent pas une pour se faire remarquer. Ils suivent Luuna dans sa quête pour la survie de son peuple, mais ne servent pas à grand-chose pour l’histoire. J’ai beaucoup aimé Luuna qui est déchirée entre le bien et le mal, un peu comme si ses deux totems étaient sa bonne et sa mauvaise conscience.

Côté graphisme, ils sont magnifiques! Le trait est propre, le dessin est soigné et les personnages principaux sont extrêmement bien travaillés, mais on regrette que les seconds rôles n’aient pas reçu le même traitement. En effet, même si le dessin reste très propre et très expressifs, on remarque des petits problèmes de proportion, surtout au niveau des visages. La mise en couleur est juste parfaite et l’auteur met un point d’honneur à rendre l’image très dynamique, parfois poussé à l’excès. Globalement, le tout se laisse bien lire, le découpage des cases est fluide et c’est une très belle BD.

En bref, j’aime. Beaucoup. Et mon petit doigt me dit qu’on en reparlera très bientôt sur le blog!

[Chronique] Les carnets du gueuloir, Volume 1 : JOS – Poulos, Meunier & Oliv’

[Chronique] Les carnets du gueuloir, Volume 1 : JOS – Poulos, Meunier & Oliv’

JOS


1918
Les hommes ne naissent pas tous égaux. Pour certains, c’est comme si le malheur s’était agrippé à eux dès leur naissance et ne voulait plus les lâcher. Comme la poisse. Pour ceux-là, la haine, l’injustice… Et au bout du chemin, la mort. Au mieux. Au pire, le bagne dans la moiteur du trou du cul du monde, au-delà des mers, chez les damnés de la terre. Mais Jos ne veut pas mourir. Pas sans avoir remis son histoire à l’endroit. Quitte à devenir une brute au pays des brutes…
1944

Mon avis

Les carnets du gueuloir raconte l’histoire de Joseph, un jeune homme à qui la vie ne réussit pas tellement. Abandonné par son père à la naissance, une mère morte en accouchant, il se retrouve élevé par le curé du village et la bonne à tout faire. Tous les deux feront leur possible pour lui assurer la meilleure éducation, l’envoyant chez les jésuites pour devenir plus tard médecin. Mais Jos est tombé amoureux de Manon, une fille de son village et décide de tout plaquer pour elle. Le Père Vivien ne l’entend pas de cette oreille et ils se quittent fâchés. Mais le lendemain, son corps est retrouvé par la bonne et un seul coupable est désigné dans cette affaire : Jos. Condamné à dix ans de bagne, il est envoyé en Guyane avec d’autres bagnards, mais tout ce ne se déroulera pas comme dans ce petit village où il était protégé autrefois…

J’avoue que je me suis perdue dans cette BD, j’en suis à ma deuxième lecture avant de taper cette chronique, c’est pour dire. Le début est très brouillon, les idées jetées sur le papier sont bonnes, mais malheureusement ne sont pas assez exploitées ni même correctement travaillées. Je me suis demandée plusieurs fois « Mais où veulent-ils en venir ? Pourquoi ? ». Certaines situations sont trop attendues, on devine bien avant les petites révélations ce qu’il en est réellement. La surprise n’est pas au rendez-vous, un gros sentiment d’inachevé plane au dessus de l’histoire, on sent qu’il manque quelque chose, un petit rien qui aurait donné un coup de pep’s à cette lecture.

Côté graphisme (à voir sur le site de l’éditeur), je ne raffole pas spécialement de ce genre de dessins, ce n’est pas un style que j’apprécie et j’ai généralement tendance à le fuir, à tord par moment. Les visages sont caricaturaux, trop… lisses. Trop vides. Où sont les expressions ? Les sentiments que le dessin est censé véhiculé ?

Le tome 02 serait a priori sortit 7 ans après (vraiment a priori), mais il n’y a aucune trace sur le site de l’éditeur, seule la Fnac propose la suite, mais aucun visuel n’est proposé, pas de résumé, la seule info est que ce n’est pas la même équipe qui a reprit la BD. En bref, je suis face à un flop total qui aurait pu être évité en retravaillant la trame principale, c’est dommage.

[Chronique] La petite mort, Volume 1 – Davy Mourier

[Chronique] La petite mort, Volume 1 – Davy Mourier

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La Petite Mort est un enfant comme les autres, si ce n’est qu’il a un avenir tout tracé : quand il sera grand, il reprendra le travail de Faucheuse de son père.

Ce qui tombe mal, car la Petite Mort veut être fleuriste.

Mon avis

Comme presque tout achat de livres, il y a toujours une petite histoire derrière, un quelque chose qui a fait que vous avez mis la main au portefeuille et cette BD n’y échappe pas. J’étais à la Fnac avec super-chéri, lui dans le rayon « prix BD de la Fnac » (ou un truc qui y ressemble) et moi dans le rayon BD, tout simplement. Je suis tombée sur La petite mort, j’ai commencé à feuilleter et j’ai trouvé ça drôle. Voulant faire partager ce moment lol à l’homme, je lui envoie un texto pour lui dire de venir voir cette petite merveille. Surprise, il m’a rejointe avec la même BD entre les mains. C’était le prétexte parfait pour l’acheter :

 » – Whoua trop bien tu lisais la même chose que moi, on est trop synchro !
-Ouais je sais, j’aime bien Davy Mourier.
-On devrait se l’acheter, c’est un signe.
-Mais ça va encore nous coûter des sous !
-Ouais mais c’est du Davy Mourier, c’est trop bien et en plus, t’as vu ce gag avec les Témoins de Jéhovah? C’est drôle ! Allez, vient on achète, en plus il y a presque personne aux caisses.  »

Voilà comment j’ai fait craquer l’homme-presque-parfait pour avoir ce petit chef-d’œuvre, digne d’une grande manipulatrice !

Vous l’aurez compris, La petite mort, c’est drôle et je vais essayer de taper une chronique assez objective même si je suis déjà tombée sous le charme.

La petite mort est en âge de faire sa première rentrée des classes (chez les humains), mais également d’apprendre à faucher, avec son père comme professeur. Elle a commencé en fauchant l’imaginaire, car tout être humain perd normalement l’innocence avant de perdre la vie et donc il est plus facile de tuer l’imaginaire qu’un être humain. Morts vidéo-ludiques avec Super Mario Bross (Super Nario Bros dans la BD) et fauchage de l’imaginaire avec Kenny de South Park seront ses toutes premières expériences, entre autre, jusqu’à obtenir son permis de fauche accompagnée.

A l’école, elle tente de s’intégrer au groupe, mais elle n’est pas trop acceptée, en dehors d’un petit garçon qui doit bientôt mourir, mais la petite mort refuse de mélanger boulot et amitié, il faut tout de même garder une limite.

Découpée par plusieurs pages de pubs du style « Hello Kittu » avec Mr. Poulpe en guest, Porc-Kémon : envoyez-les tous à l’abattoir, Waldos : Au bon coin-coin des burgers ou la pub de la Vache qui frit : le meilleur des êtres humains, vous l’aurez compris, l’humour noir et le cynisme dominent dans cette BD, bref tout pour plaire.

D’ailleurs la petite mort a eu un chat, mais le chat rote. Alors, elle l’a appelé Sephi, parce que Sephi rote. Saisissez la référence (un bisous si vous avez compris).

Quant aux graphismes, minimalistes avec des personnages dont les expressions passent majoritairement par les yeux, ils se détachent parfaitement avec un trait plutôt épais. Le style en noir et blanc, proche du cartoon correspond très bien avec l’humour de la BD.

Alors, évidemment moi j’aime. J’aimais déjà le style de Davy Mourier dans 41€ pour une poignée de psychotropes et 50 francs pour tout, mais là avec la petite mort on atteint le coup de coeur. L’humour noir est traité à la perfection et puis je crois que je ne l’ai pas assez dit : c’est drôle.

[Chronique] Joueur du grenier, Volume 1 : Ma folle jeunesse – Molas & PirateSourcil

[Chronique] Joueur du grenier, Volume 1 : Ma folle jeunesse – Molas & PirateSourcil

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Le Joueur du Grenier (Frédéric Molas) et Piratesourcil présente une BD inédite qui nous propulse dans les années 90 et qui relate l’enfance du Joueur du Grenier avec humour, afin d’expliquer comment tout a commencé ! Au fil des histoires, on croise également ses amis, tous aussi fans de jeux vidéos et de dessins animés.

Mon avis

Le Joueur du Grenier est un youtubeur très connu pour ses tests des pires jeux rétro de l’époque. Grâce à sa notoriété, il s’est construit une grande communauté de fans, qui est amplement méritée à la vue de son travail. On a pu le voir dans diverses web-séries telles que Noob ou Le Visiteur du futur, qui eux-mêmes ont leurs propres BD sur leurs univers, on ne peut que penser que le JDG a voulu surfer sur cette vague, mais n’est pas scénariste de BD qui veut.

On retrouve notre youtubeur dans son enfance, en compagnie de sa mère et de ses amis. Voilà. Il n’y a rien d’autre à dire à propos du contenu de cette BD. En faite, il n’y a pas de surprises dans cet album, limite on s’y attendait au contenu. On retrouve le JDG avec ses potes youtubeurs d’aujourd’hui (Usul et Real Myop, entre autre), mais ce n’est pas plus surprenant que ça. S’en est même un peu décevant, j’ai voulu lire une BD sur le joueur et je me retrouve avec des podcasters que je n’apprécie pas forcément. L’humour n’est pas vraiment au top de sa forme non plus, je me serais retrouvée propulser dans les aventures de Titeuf ou Cédric que ce serait pareil. Où est passé l’humour si particulier que nous aimons tous ? Les gags sont soit sur les jeux-vidéos et déjà exploités/entendus/lus/vus ailleurs, sois sur la vie de tous les jours, mais pareil, déjà exploités/entendus/lus/vus ailleurs ou alors trop attendus dans une BD qui pourrait être une pâle copie de ce qui a déjà été fait. Bref, j’ai eu l’impression de lire un bouquin pour enfants.

Quand au dessin, rien de neuf sous le soleil, c’est pareil. Un mix de Titeuf et Cédric, avec la chemise à fleurs et la barbe du JDG en plus.

En bref, Ma folle jeunesse est une BD qui a voulu surfer sur le succès de ses amis du web, mais qui ne m’a pas séduite. Le tome 02 est sorti sans grand bruit en septembre dernier, j’ai appris son existence qu’aujourd’hui en cherchant quelques infos. Le Joueur du Grenier est excellent dans ce qu’il sait faire le mieux : les vidéos. Les BD, il est encore temps d’arrêter.