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Catégorie : Blabla Livresque

[Bilan] Septembre 2018, reprise et découvertes

[Bilan] Septembre 2018, reprise et découvertes

bilan livresque
Hello !

Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris le clavier pour discuter un peu. J’ai mis en pause le blog et la lecture au début de ma formation, histoire de bien m’impliquer dedans. J’ai tenté de revenir, de relire, mais la fatigue et le manque de temps ont pris le dessus.

Puis j’ai eu du mal à revenir.

J’étais à mi-temps, mais rien ne me donnait envie de rouvrir un livre. Les nouveautés littéraires ne m’intéressaient pas, je découvrais qu’Hugo & Cie continuaient à éditer des livres où la culture du viol fait légion – voir même éditent un roman pédopornographique, on en a souvent causé sur les réseaux sociaux – , sous le label « New Romance ». J’ai vu la blogo-littéraire lire ces livres, puis dire qu’au final c’était pas si mal. Quelques jours avant, je rappelais que ces mêmes blogueurs ont permis l’avènement de ce genre de livres en ne remettant jamais en cause leur contenu. Parce que les services presses. Et ils ont fait ce que l’éditeur a attendu d’eux : ils ont lu et ils ont mis 5 étoiles sur Amazon. Je ne me suis pas reconnue dans ce mouvement.

Puis le fondateur d’une imprimerie maison d’édition est arrivé avec ses gros sabots dans cette communauté. Il allait mettre en place un réglement du bon blogueur qui reçoit des services presses. Pas le premier, pas le dernier. Il a vite, très vite même, trouvé de nouveaux éléments de langage pour montrer ça sous un meilleur jour, et c’est passé. Je me suis demandé pourquoi j’avais trouvé un certain attrait à cette communauté qui allait accepter des conditions farfelues pour avoir des livres gratuit.

Et je m’en suis encore éloignée. Il en a été de même avec la lecture.

A la fin de cet été, 1 an et demi après, j’ai enfin retrouvé l’envie de lire des livres. J’ai une pile à lire monstrueuse et il fallait que je m’y attaque, pas grave pour les sorties littéraires qui se ressemblent toutes, pas grave pour la communauté qui ne m’attire plus. J’ai repris la lecture pour moi, mon site pour moi. Et osef le reste. Pour moi qui n’imaginait pas la lecture sans reprendre mon blog, ça m’a fait beaucoup de bien !

Alors, on l’attaque ce bilan lecture ?

Mes lectures de septembre

Globalement, des belles découvertes ! Tout d’abord, j’ai trouvé le courage de finir Les Cartographes et j’ai hâte d’en lire la conclusion.
Côté nouveautés, j’ai découvert et adoré : Nous sommes tous des féministes, Gun & Heaven, Le tueur intime, Sixtine, Freaks Squeele, Bird Box.
En relecture : Cathy’s Key, que j’ai lu d’un oeil plus mature et pas mal de choses m’ont dérangée de ce côté-là.
En découvertes dont je me serais bien passée : Journal d’un vampire, trop romancé et incohérent. L’appart 305, qui est trop violent et GTO, malgré le dessin je suis complètement passée à côté de l’histoire du mec qui veut être prof pour chopper de la mineure.

Côté chroniques, tout n’est pas encore écrit, mais ça va venir 🙂 En attendant, j’ai linké au dessus celles qui sont déjà publiées !

En bref, j’ai passé un bon mois dans sa globalité, et j’ai hâte de continuer les sagas que j’ai commencé. Je vous souhaite un bon mois d’octobre, et à bientôt !

Frei

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.5

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.5

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

OMG Frei est de retour o_o (ouais ça m’a fait drôle aussi quand j’ai repris il y a 2-3 semaines haha). Cette semaine j’ai lu le premier tome de Journal d’un vampire et Gun & Heaven. Pour le roman, tout va bien tant que les vampires ne disent pas clairement qu’ils en sont. A partir du moment où Stefan avoue sa condition, c’est n’importe quoi. Concernant le manga, je ne connaissais pas la mangaka. Et j’ai adoré ! Les dessins, l’histoire,… C’est un bon yaoï !

now reading

En cours : 1%

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas. Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise. Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.

mes prochaines lectures

Après Le tueur intime, je resterais dans le même thème avec Sixtine, et j’enchaînerais (ou l’inverse !) avec le manwa L’appart 305.

Bonne semaine à tous ! 🙂

[Update] Bilan 2016, où l’instant du pavé annuel

[Update] Bilan 2016, où l’instant du pavé annuel

Mes cher.e.s compatriotes,

Il est temps pour moi de faire le bilan annuel, qui pour une fois, ne porte pas le doux nom de Bilan Livresque 20xx. (Et de balancer un pavé aussi énorme, voir plus gros que les autres années). Parce que livresquement, le blog est au point mort depuis 2-3 mois. Depuis ces 2-3 mois, je ne lis plus – enfin, j’ai repris récemment avec une fanfiction (une relecture) qui je savais me redonnerai envie de dévorer du pavé comme avant (aucun commentaire sur son rated, les vieilles habitudes ont la vie dure hein :mrgreen: ) – .

Et avant, le blog a perdu son rythme effréné de quasi un article tous les deux jours. Quand je dis aux personnes qui ont débarqué dans ma vie récemment que mon record l’année dernière était de 183 livres lus, leur réaction était assez énorme 😆 (Et encore ils ne savent pas pour 2014 et les 215 livres lus…). Mais qu’est-ce qui s’est passé pour que je perde mon rythme et le temps de lire ?

Tout d’abord, j’ai raccroché avec Pôle Emploi. J’ai quitté le côté demandeur pour bosser avec eux. L’expérience était très intéressante, enrichissante, parfois énervante, mais j’en retire surtout du positif. Et alors que mon contrat devait continuer jusqu’en février, il s’est terminé fin octobre pour la formation que je rêvais de faire. Oui oui, ENFIN 😀 Quand j’ai su que mon projet allait se concrétiser, ça a été la joie ! Et comme j’ai envie de mener mon projet bien, et jusqu’au bout, il a fallu que je sacrifie la lecture, le blog et Livraddict, mettre mon petit monde fait de livres entre parenthèses pour huit mois. J’entame le troisième, et je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis longtemps.

Je suis dans mon élément, les gen.te.s que je rencontre sont tous plus intéressant.e.s les un.e.s que les autres, j’apprends des choses que j’aime. J’aime être fatiguée en rentrant, continuer à bosser quand même, c’est tellement… Vivifiant de se dire qu’on est fatigué pour avoir fait quelque chose que l’on aime, tout en bâtissant son avenir pierre par pierre. Ma vie est géniale depuis que j’ai commencé cette formation. Et franchement ? C’est. Grave. Cool. (C’est grave cool qui est devenu mon expression favorite, parce que j’ai que ça en tête quand je découvre une nouvelle chose depuis la rentrée 😆 ).

Tout ça pour dire, que Frei, ès-admin tyrannique, lectrice compulsive et chroniqueuse qui ne mâche pas ses mots a du un peu raccrocher le tablier avec cette nouvelle vie 🙂 Mais je vais revenir petit à petit, j’ai quelques lectures en stock à chroniquer et certaines qui vont venir, même si je ne pense pas lire autant qu’avant – si j’atteins les 100 livres lus fin 2017, ce sera énorme.

Bon, et si j’arrêtais de parler de moi et qu’on parlait un peu lecture ?

Les 10 articles les plus lus cette année

#1 Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd (345 vues)
#2 Black Butler, Volume 1 de Yana Toboso (326 vues)
#3 Half Bad, tome 3 : Quête noire de Sally Green (325 vues)
#4 Le consentement sexuel dans la littérature (313 vues)
#5 Doubt, Volume 1 de Yoshiki Tonogai (308 vues)
#6 Le passager – Jean-Christophe Grangé (302 vues)
#7 Détective Conan, Volume 1 de Gosho Aoyama (300 vues)
#8 God Child, Volume 1 de Kaori Yuki (300 vues)
#9 Vampire Knight, Volume 1 de Matsuri Hino (298 vues)
#10 Boy’s Next Door de Kaori Yuki (292 vues)

Je ne vous cache pas que c’est le top 10 annuel le plus étonnant pour moi. Mis à part le #1, le #3 et le #4 je ne m’y attendais absolument pas puisque le reste sont de vieux articles, qui remontent pour certains aux débuts du blog. Mais comme cette année il y a eu le transfert sur WordPress, ça fait presque sens ! En tout cas, c’est très très serré et j’espère que cette nouvelle année va un peu éclaircir tout ça (mais ça me fait plaisir de ne plus voir TFIOS dans le top, vraiment :’) )

Les livres lus cette année : 85 !

Comme chaque année, je vous renvoie à la barre de recherche, je n’ai pas listé les liens 😉

Les livres lus en 2016
Harry Potter et l’Enfant Maudit Tiffany
Le copain de la fille du tueur Villeminot, Vincent
Les Traqueurs Bombrun, Antoine
Je m’appelle Léon Waal, Kit de
Là où les lumières se perdent Joy, David
Bride of the Fox Spirit Takarai, Rihito
錆びた夜でも恋は囁く [Sabita Yoru Demo Koi wa Sasayaku] Ogeretsu, Tanaka
雪村せんせいとケイくん [Yukimura-sensei to Kei-kun] Kizu, Natsuki
媚の凶刃 [Bi no Kyoujin] (Assassin’s Dagger of Flattery), Vol. 2 Ike, Reibun
Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine’s Peculiar Children, #1) Riggs, Ransom
DEADLOCK 2 Aida, Saki
New York, esquisses nocturnes Prentiss, Molly
L’Héritier (Haut-Royaume, #2) Pevel, Pierre
Les Mots entre mes mains Glasfurd, Guinevere
Dan Machi – La légende des Familias (Dan Machi – La légende des Familias, #1) Ōmori, Fujino
Lieutenant Darmancour Jourdan, Éric
Albédo Fritsch, Sébastien
Dis-moi si tu souris Lindstrom, Eric
La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert Dicker, Joël
Crossroad, Intégrale Lockhart, Rohan
Le premier jour du reste de ma vie Grimaldi, Virginie
Morwenna Walton, Jo
La prochaine fois ce sera toi ( La brigade de l’ombre #1) Villeminot, Vincent
BAAD Bannel, Cédric
Half Lost (The Half Bad Trilogy, #3) Green, Sally
Le premier jour du reste de ma vie Grimaldi, Virginie
La Bourgeoise Debrisac, Gille
Café Men! Takagi, Ryo Jun
Re:Monster, #1 Kogitsune, Kanekiru
La Couronne (La Sélection, #5) Cass, Kiera
Tu comprendras quand tu seras plus grande Grimaldi, Virginie
Twenty Boy Summer Ockler, Sarah
Mon cher stagiaire Laclos, Anouk
S’enfuir Bedford, Martyn
La Fille du train Hawkins, Paula
Brother Shuffle ! Mishima, Kazuhiko
Gate – Au delà de la porte, #2 Sao, Satoru
Gate – Au delà de la porte, #1 Sao, Satoru
Winter (Chroniques lunaires, #4) Meyer, Marissa
Movie Star 2 CARTIER, Alex May
All That Glitters (Geek Girl, #4) Smale, Holly
Confusion Clarke, Cat
Le cas Noah Zimmerman Guskin, Sharon
La Horde du Contrevent Damasio, Alain
Troublemaker Lockhart, Rohan
Kasane #2 Matsuura, Daruma
A fleur de peau (Legion, #2) Sanderson, Brandon
Le guide de survie de l’enfant normal dans un monde magique Colin, Fabrice
Lettre à Herve Sagan, Eric
Maestra Hilton, L.S.
Lucas (Les Loups de Riverdance, #1) Gavriel, H. V.
Les rois du show ! (Agence Confettis, #5) Saumande, Juliette
Konshoku Melancholic Yuki, Ringo
Geofront Ike, Reibun
La Couleur des sentiments Stockett, Kathryn
Des monstres au carnaval (Des monstres, #2) Isabel, Marc Cantin
Sword Art Online 003 : Phantom Bullet (Sword Art Online Light Novel Omnibus, #3) Kawahara, Reki
Flowers Never Lie Lockhart, Rohan Mar
Deadlock (Deadlock, #1) Aida, Saki Mar
Mad Love ! Koujima, Naduki
Caste Heaven #1 Ogawa, Chise
Movie Star 1 CARTIER, Alex
Brunetti entre les lignes Leon, Donna
Perle Bert, Anne
Serre Moi Fort Favan, Claire
Le retour de l’aube (Entre chiens et loups, #4) Blackman, Malorie
テンカウント 2 [Ten Count 2] Takarai, Rihito
Néogicia : Second éveil (Book 1) Fournier, Fabien
Bel Ordure Fontenaille, Elise
L’Embrasement (Hunger Games #2) Collins, Suzanne
Esclave de sang Lann, Tasha
Les Expats Pavone, Chris
Il était une lettre Hughes, Kathryn
Sword Art Online 002 : Fairy Dance (Sword Art Online, #2) Kawahara, Reki
Si c’est la fin du monde Wallach, Tommy
Kasane – La voleuse de visage Vol. 1 Matsuura, Daruma
Le Guerrier (Prince Captif, #2) Pacat, C.S.
Assassin’s Creed Awakening (Assassin’s Creed Awakening, #1) Yano, Takashi
Le deuxième sexe II Beauvoir, Simone de
Love Letters to the Dead Dellaira, Ava
Les Limites De L’enchantement Joyce, Graham
Dracula Stoker, Bram

Si je ne devais retenir que quelques titres parmi cette – longue – liste, je retiendrais : Les limites de l’enchantement de Graham Joyce (effet planant garanti et la dernière édition de chez Folio est carrément sexy). Les lancements de Kasane – La voleuse de visage et de Deadlock (ouais, rien à voir), qui graphiquement m’ont faite rêver. Les romans de Rohan Lockhart. J’ai pas besoin d’expliciter je crois :p
La couleur des sentiments, un monument. La découverte de Brandon Sanderson via sa mini-série Légion. Les fins des sagas Chroniques Lunaires et Half Bad (toujours pas remise de celle-là, btw). Et encore tellement d’autres ! Mais je pourrais facilement citer la moitié de la liste ahah…

Et pour 2017 ?

Je ne vous cache pas que ça va être un peu dur, mais je me suis mise un minima de 50 livres pour cette année. En plus de la formation, les examens qui vont arriver et le stage, je ne sais pas si j’arriverai à les atteindre, mais j’y crois ! 😀 Et si on doit parler de mes objectifs personnels, finir ma formation et travailler dans le domaine du numérique sont mes objectifs principaux (et tout ce qui en découle, avec les projets persos qui se montent petit à petit). Pour l’instant, c’est déjà pas mal :p

Sur ces belles paroles, je vous souhaite à tous une bonne année, et que vos découvertes livresques soient à la hauteur de vos espérances ! Surtout les fins de saga qui vont sortir cette année et qui s’annoncent très prometteuses… 😉

A bientôt !

Frei

[Bilan] Juillet 2016

[Bilan] Juillet 2016

bilan livresque

Hello !

Mon premier mois au travail s’est écoulé. Je suis assez contente, puisque mon collègue et moi avons déjà reçu nos premières félicitations de notre directrice car nous avons réussi à nous adapter très vite à notre poste. Je suis très contente de me trouver enfin dans une entreprise qui valorise mon travail 🙂 Bon sinon côté lecture, j’ai moins le temps, alors je lis moins. Je n’ai pas envie de bâcler mes chroniques, ni sauter des pages, alors je garde mon rythme. Et puis surtout, je tiens à ce que cela reste une passion, un plaisir et non une obligation 🙂

Sur ces belles paroles, voici mes lectures du mois :

Neuf livres lus pour ce mois-ci, dont la plupart des romans. Et pour la plupart, cela a été de bonnes lectures ! Toutes les chroniques sont sur le blog, rendez-vous dans la somptueuse (oui) barre de recherche :p

Pour la musique du mois, voici un artiste pas très connu, Astre. First Day est sublime, alors bonne écoute à vous 🙂

Passez un bon mois, et à bientôt !

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.4

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.4

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

J’ai fini cette semaine Lieutenant Darmancour. Vu l’éditeur, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus foufou, mais finalement c’est juste… un drame historique :lol:Et j’ai enchainé sur Dan Machi, où j’ai eu beaucoup de mal avec la représentation de la femme qui y est faite : femmes-enfants à grosse poitrine, que des femmes décrites belles avec toujours une description des seins… 😯 Heureusement, le background rattrape le reste ! Je reparlerais de ces deux livres cette semaine 😉

now reading

En cours : 20%

Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n’ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut-être leur avenir ? A partir d’une histoire d’amour avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse en avance sur son temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or ».

mes prochaines lectures

Après Les mots entre mes mains, je continuerais sur la suite de Haut-Royaume, je partirais à la découverte de New York, esquisses nocturnes et je découvrirais enfin le premier tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers !

Bonne semaine à tous ! 🙂

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.3

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.3

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

Je commence à retrouver un rythme, ça me fait plaisir 😀 J’ai adoré La vérité sur l’affaire Harry Québert, j’ai lu d’une traite Dis-moi si tu souris et je suis un peu mitigée sur Albédo, ça part trop dans tous les sens. Mais le message passé est beau !

now reading

lieutenant darmancourÀ tout juste 19 ans, Pierre Perrault Darmancour est déjà célèbre. Ses Contes de ma mère l’oye enchantent tout Paris. Son père, Charles Perrault, ancien contrôleur des bâtiments du Roi, est un écrivain reconnu. Pour l’impétueux jeune homme, l’existence s’annonce donc sous les meilleurs auspices.
Pourtant, en ce jour d’hiver de 1697, il est conduit à la prison du Petit Châtelet après avoir mortellement blessé l’un de ses camarades, Guillaume Caulle, dans des circonstances mystérieuses. Que faisait-il en compagnie du jeune charpentier ? Pourquoi les deux garçons avaient-ils déboutonné leur chemise ? Comment Guillaume a-t-il pu s’enferrer sur la courte épée de son ami ? Était-ce seulement un accident ?
Malgré de nombreux soutiens, Darmancour est obligé de s’enrôler dans le Régiment Dauphin. Avec ses camarades, dont celui qu’il aime, Roger de Lincour, il doit rejoindre les Ardennes où les armées du Roi espèrent reprendre Namur aux Impériaux.
Est-ce une nouvelle vie qui commence ?

mes prochaines lectures

Après Lieutenant Darmacour, j’enchainerais sur le dernier Light Novel de Ofelbe puis Les mots entre mes mains, à paraitre fin août.

Bonne semaine à tous ! 🙂

[Bilan] Juin 2016

[Bilan] Juin 2016

bilan livresque

Hello !

Et oui, le blog a enfin fini de déménager, on y est. Alors, plein de choses à dire. Tout d’abord, à la demande générale, une newsletter a été remise en place ! Du miel dans ta boîte mail, à droite de votre écran. Ensuite, le design s’adapte enfin aux smartphones et tablettes 🙂 Ce qui est très très cool, c’est une chose que je voulais depuis très longtemps. J’ai aussi un boulot ! 😀 Et oui, enfin ! Dans le numérique, pas forcément dans la boîte de mes rêves, mais c’est toujours mieux que rien. Le mois dernier, j’ai visité les studios Harry Potter et c’était très très cool, je suis retombée en enfance ! J’ai grandi avec cette saga, alors vous comprenez, ça a été une journée intense pour moi. Et pour finir (enfin, je crois :p ), je fais parti des nouveaux blogueurs partenaires des éditions Milan !

Voilà pour les news, on passe aux lectures de juin :

Neuf lectures en finissant le transfert, tout ce qui m’est arrivé en juin… C’est plutôt pas mal ! Toutes les chroniques sont également en ligne, n’hésitez pas à faire une petite recherche 🙂

La musique du mois, c’est Dance off de Macklemore, Ryan Lewis et Idris Elba, parce qu’elle me fout la patate dès le matin :

Passez un bon mois, et à bientôt !

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.2

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.2

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
ce que j'ai lu

Cette semaine, deux lectures ! Il va falloir que je me retrouve un rythme avec la reprise du travail 🙂 En tout cas, j’ai adoré cette petite intégrale, et la suite de Kasane est puissante !

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la vérité sur l'affaire harry québert En cours : 61%

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

mes prochaines lectures

Après La vérité sur l’affaire Harry Québert, j’enchaînerais sur Dis-moi si tu souris et Albédo !

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.1

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.1

C'est lundi
Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

now reading
crossroad intégrale150 pages lues sur 249

LAST DELIVERY
Alors que la nuit tombe sur les environs de New-York, une voiture pénètre dans un hangar pour prendre en charge sa cargaison. Son chauffeur s’est fait une promesse : ce sera sa dernière livraison. Finies les magouilles entre gangs, fini le banditisme. Ce soir, il raccroche.
Mais ce qui devait être une mission tranquille et sans soucis se révèle très vite bien plus complexe, lorsqu’il se trouve forcé de prendre une décision qui va changer sa vie, mais pas comme il l’entendait.

MIDNIGHT DRIVE
Isaac et Joaquim n’aspirent qu’à trouver un endroit où s’aimer, loin de leurs vies passées. Et peut-être, quelque part, y rencontrer le bonheur et la paix. Un jour après l’autre, ils continuent leur voyage jusqu’à, finalement, s’arrêter dans la petite ville d’Everett dans l’état de Washington.
Ici, plus rien ne peut venir ternir leurs regards, ni obscurcir ce qui fait battre leur cœur plus vite. Rien sauf peut-être eux même…
Entre un quotidien dans lequel ils se perdent et des non-dits qui les écorchent, Isaac et Joaquim vont comprendre que le plus grand des ennemis est souvent en soi. Et qu’il est bien plus difficile de reconstruire ce qu’ils ont eux-mêmes brisés.

mes prochaines lectures

Cette semaine je compte lire La vérité sur l’affaire Harry Quebert, Dis-moi si tu souris et Albédo qu’il me tarde de commencer, car j’avais beaucoup aimé Derrière toute chose exquise, du même auteur 🙂

[Blabla] Le consentement sexuel dans la littérature

[Blabla] Le consentement sexuel dans la littérature

Le consentement sexuel est l’accord qu’une personne donne à son partenaire au moment de participer à une activité sexuelle. Ce consentement doit d’abord être donné de façon volontaire, c’est-à-dire qu’il doit s’agir d’un choix libre et éclairé. Si le choix n’est pas libre et éclairé, le consentement n’est pas valide.
Educaloi

Ou pour ceux qui comprennent mieux quand c’est imagé, remplaçons le consentement sexuel par une tasse de thé :

Ça, c’est dans les faits. En réalité, le consentement n’est pas souvent respecté, et internet regorge de témoignages abondant dans ce sens. Et dans la littérature (française comme étrangère), ce n’est qu’une notion vaguement respectée et amène à des situations où l’on se demande pourquoi on a publié ce livre sans s’inquiéter que si il y a des scènes de sexe sans consentement, qu’importe le contexte, c’est un viol. C’est pourquoi, après plusieurs lectures qui m’ont faite bondir, j’avais envie d’écrire sur le sujet.

Je ne vais pas citer le sempiternel Cinquante nuances de Grey, je pense que nous sommes tous d’accord sur le fait que ce livre est une aberration dans son genre. Je ne vais pas non plus citer les différents titres des livres/les noms d’auteur.e.s ayant zappé la case consentement, parce qu’une bonne partie sont des titres de petit.e.s auteur.e.s français.es, et/ou dans de petites maisons d’éditions, et mon but n’est pas de vous inciter à boycotter ces livres, auteur.e.s et maisons, ni même à ce qu’ils reçoivent des messages virulents.

Le consentement et le mouvement féministe

C’est grâce aux mouvements féministes que les hommes et les femmes prennent petit à petit conscience des inégalités entre eux, mais aussi d’autres problèmes, comme le harcèlement de rue, l’absence de consentement dans de nombreux domaines, et j’en passe. J’ai cité le cas du harcèlement car il est très lié au consentement, car quand une femme dit non dans la rue, elle a une chance sur dix pour que la personne la laisse tranquille. Malheureusement, c’est souvent un enchaînement de questions et remarques déplacées sur son sexe, sa tenue, son corps, ect, qui vont suivre. Un non suffit rarement.

Si j’ai choisi de commencer par parler féminisme, c’est parce que j’ai souvent vu les deux sujets liés dans mes lectures. Le personnage principal fait l’amère expérience de devoir forcer pour que son consentement soit respecté par son partenaire, qui la boude après, parce qu’elle a refusé d’aller plus loin. Le perso principal en parle avec une personne de son entourage, qui lui dit : « Je ne suis pas féministe, mais je trouve que le consentement c’est important tout de même, et que ton amant doit te respecter, sinon ça vaut pas le coup » et le perso principal d’acquiescer car on lui a donné l’accord de faire valoir un droit fondamental. Et la questions que je me pose : à partir de quel moment avez-vous cru qu’il était possible de réclamer que l’on respecte notre consentement se fait uniquement si on est féministe ? A partir de quel moment avez-vous cru qu’il est possible de réclamer que l’on respecte notre consentement se fait uniquement si nous avons l’aval de quelqu’un d’autre? Il n’y a pas besoin de se proclamer féministe pour avoir droit au respect qui nous est dû (ce n’est pas une récompense). Ni même de demander l’accord à une tierce personne.
L’on peut faire un raccourci, avec ce genre de remarques : seules les femmes féministes ont le droit au consentement. Et c’est faux ! Une femme doit tout autant respecter le consentement d’un homme ou d’une autre femme, et c’est pareil chez les hommes. Que l’on soit trans, que l’on ne s’identifie pas à un genre. Que l’on soit de n’importe quelle religion. De n’importe quel bord politique. Le consentement, c’est fait pour tout le monde.

Le consentement et le harcèlement

Je le disais plus haut, les deux sont très liés. J’ai commencé à lire (j’ai abandonné ma lecture tellement je n’en pouvais plus) en fin d’année 2015 un roman d’une auteure dont j’avais apprécié le tout premier livre. J’ai vite déchanté. On ouvre le bal avec une journaliste qui part faire un reportage dans une forêt vierge, avec un collègue ultra-paternaliste, quand elle se retrouve seule avec son guide. Cela ne fait pas 10 minutes qu’ils sont partis que le harcèlement commence… Et que la journaliste ne dit rien. Elle lui colle une gifle quand il lui met la main aux fesses sans son consentement. Mais c’est tout. Le harcèlement continue et la journaliste présentée comme une « forte tête » qui n’a jamais sa langue dans sa poche subit. Puis le guide l’allège de son sac à dos, parce que c’est trop lourd pour une femme. D’ailleurs la femme et matérialiste, car le guide vide les 3/4 du sac d’objets inutiles, où il passe en revue les sous-vêtements de la journaliste, se passant ses strings sur le visage, devant elle, qui ne dit rien. Pas une pensée comme « ce mec est un pervers ». Non. Le seul moment où elle s’insurgera réellement, c’est quand il jettera ses escarpins Prada, en mode « qu’il inspecte mes sous-vêtements, passe encore, mais qu’il jette mes escarpins Prada, non ! » . Inutile de dire que je me suis tapée la tête contre la Kindle. Je me suis spoilée, à la fin ça part en parties de jambes en l’air et ils forment un couple très heureux. La douche froide.

A quel moment l’auteure s’est dit que ce serait génial ? A quel moment une femme finirait dans le lit de son harceleur ? Je n’ai pas osé continuer par peur de lire des scènes de viol. Le consentement est oublié, à peine une petite rébellion dans les premières pages, mais cela ne va pas plus loin. C’est juste glauque.

Le consentement et le viol

Si il n’y a pas de consentement, que nous soyons clairs : c’est un viol. Si une femme dit non, et que son partenaire l’oblige, c’est un viol. J’ai lu un livre où toutes les relations sexuelles du personnage principal étaient des viols. L’auteure n’avait pourtant jamais écris de scènes de sexe, mais elle a reçu les conseils d’une autre auteure, dont je sais de réputation que le consentement est absent de ses livres. Première relation : une tentative de viol. C’est la seule fois où ce sujet sera abordé dans ce livre. Deuxième relation : le garçon qui l’a sauvée, nice guy de son état, profite qu’elle ait trop bu pour la pénétrer. C’est un viol. Troisième relation : Un mec (un vampire, pour comprendre la suite) qu’elle a rencontré veut coucher avec elle dans sa chambre étudiante, elle dit non, elle se débat, il la force, il l’hypnotise, elle se laisse faire car l’hypnose la retient prisonnière. C’est encore une fois, un viol. Et cette scène se répètera plusieurs fois après. Mais mis à part la tentative de viol du début, jamais les viols qui se sont déroulés n’ont été présentés comme tels. Elle a pris du plaisir, alors on considère que c’est bon. Et elle entretient une relation normale (en dehors de leur problème vampirique) avec ces deux garçons et aura peur uniquement si celui qui a tenté de la violée tente de s’approcher d’elle.

Outre la banalisation du viol dont j’aurais tant à dire dessus, pas une seule fois le consentement est respecté, mais comme la demoiselle a pris du plaisir, et qu’elle avait bu la première fois, l’auteure passe dessus en mode « c’pas grave, c’est normal ». Dans la vraie vie avec des vrais gens, le personnage principal serait juste totalement détruite, psychologiquement. Pas sûre qu’elle partirait ensuite en mode road trip avec son violeur. Spoiler : dans la réalité elle lui adresserait même pas la parole, sauf si elle est vraiment obligée. Et encore.
Après, il est important de noter qu’il arrive que des victimes de viol ne se rendent pas compte immédiatement qu’elles viennent de subir ceci. Et cela peut prendre jusqu’à plusieurs années avant qu’elles ne s’en rendent compte. Il en va de même qu’il y a des violeurs qui ne se rendent pas compte de leur acte sur le moment, mais bien plus tard. Cependant, ce ne sont pas des points que j’ai pu voir dans mes lectures car le viol – à part dans des livres qui en parle sérieusement – est toujours traité au dessus de la jambe, malheureusement.

Le consentement dans une relation de confiance

Le consentement est tout aussi important, que ce soit à n’importe quelle étape d’une relation, c’est-à-dire même dans un couple, un coup d’un soir avec un ami en qui le personnage a confiance, ou même dans un certain manga, avec son psychiatre, ou un roman dont j’ai déjà longuement parlé par ici qui met en scène une jeune femme entretenant une relation amoureuse avec son oncle qui la viole la première fois, et se moque largement du consentement, en plus de la battre (mais c’est normal, vous comprenez, il est irakien, c’est dans sa culture. Ouep, le racisme est jamais loin,  même dans nos lectures). Et pourtant, pour tous ces cas cités, ils viennent de livres où malheureusement, le consentement n’est pas respecté, dans des relations où les victimes connaissaient la personne, et sont présentés juste comme des personnes recevant amour et affection, alors que non. Vive le syndrome de Stockholm foireux. Et ici encore – et comme dans tous les cas – les victimes ne sont pas blâmables pour leurs actes.

Car connaitre la personne et avoir une certaine relation avec n’autorise en aucun cas personne à passer au dessus du consentement de son partenaire, même si cela reste beaucoup en tête que, par exemple, la femme doit faire son devoir conjugal envers son mari. Ou encore, il est possible de rencontrer des difficultés à dire non, quand on a intégré de faire d’abord plaisir à son partenaire, avant de s’écouter. Il faut garder en tête également que le consentement n’est pas un acquis. Ce n’est pas parce que hier le partenaire disait oui, qu’aujourd’hui il est encore d’accord. Ce n’est pas parce qu’une personne a dit oui à l’une, qu’elle doit dire oui à un autre. Il en va de même pour les pratiques sexuelles, si une personne dit oui pour l’une d’elle, elle ne dit pas oui pour toutes les autres. Le consentement est rétractable, et ce sans aucune condition !

Le consentement et les yaoïs

J’aborde un autre format, les mangas. Au début, quand les premiers éditeurs spécialisés dans le yaoï sont arrivés sur le marché, ont d’abord pensé à la quantité, plutôt que la qualité. Et malheureusement, ils ont publié même ceux où l’on ne se cache pas pour dessiner de véritables scènes de viol, que les personnages qui auront subi ça détesteront, mais qui vont vite adorer en y repensant, jusqu’à développer un syndrome de Stockholm ultra-glauque… Et tout est prétexte au viol : un ami à qui on arrive pas à déclarer sa flamme, pour punir un homme qui l’a pris en photo, déclarer son amour,… Le raccourci viol=amour/vengeance est trop, trop souvent exploité. Le viol est romantisé, idéalisé, voir même présenté sous un trait d’humour.

Aujourd’hui, cette tendance s’est calmée, les éditeurs sont revenus de ce mode-là car les lectrices (c’est un genre au lectorat majoritairement féminin) sont devenues « exigeantes », bref elles demandaient de la qualité. Mais aujourd’hui, plusieurs yaoïs récents sont encore publiés malgré leurs scènes de viol, parce que rien que le nom de la mangaka fait vendre. Alors on publie, on publie… Sans penser un seul instant que le viol est présent, et qu’il puisse gêner, donner une mauvaise image du genre, ou influencer les lecteur.trice.s. Ils sont de moins en moins nombreux, mais malheureusement encore présents.

A ce sujet, il y a une vidéo sortie récemment qui explique très bien le consentement dans le yaoï :

Le consentement, l’éducation et la culture du viol

L’éducation sexuelle est une nécessité, c’est un fait. Encore aujourd’hui, on apprend aux jeunes filles à faire attention de ne pas sortir tard, de faire attention de ne pas s’habiller trop court, de ne pas trop boire, de ne pas rester seule avec un garçon, car on ne sait pas ce qui pourrait arriver. Mais de l’autre côté, on ne pense pas un seul instant à dire aux garçons de ne pas harceler les filles, qu’importe leur tenue, leur comportement. On ne leur dit pas de respecter leur consentement, de ne pas les violer. C’est toujours aux filles de faire attention à leur « vertu », et c’est tout. Tout ceci porte un nom : c’est la culture du viol. Quand on blâme les victimes, quand on minimise ce qu’elles ont vécu, quand on dit aux filles de faire attention à ne pas se faire violer alors qu’on devrait plutôt dire aux garçons de ne pas le faire. Tout ce dont j’ai parlé plus haut fait également parti de cette culture du viol : banaliser le viol, le normaliser, trouver des excuses à un viol ou au consentement qui n’est pas respecté… Bref, tout cela en fait partie intégrante.

Toujours concernant la culture du viol, ont été publiés cette année des chiffres qui font bondir, tant ils sont réels :

Quatre Français sur dix estiment toujours que la responsabilité du violeur est atténuée si la victime a une attitude provocante (une jupe courte ?). Voilà encore que pour plus de la moitié de la population (61 % de Français, 65 % de Françaises) un homme a plus de mal «à maîtriser son désir sexuel qu’une femme». Et que perdure le mythe du violeur inconnu dans une rue sombre quand la plupart des viols sont commis par des proches. […]Si presque tous les Français (96 %) qualifient à juste titre de viol «le fait de forcer une personne qui le refuse à avoir un rapport sexuel», il s’en trouve encore 24 % pour considérer qu’une fellation relève de l’agression sexuelle, non du viol. De même, 26 % jugent que lorsqu’une victime ne résiste pas aux menaces de son assaillant, ce n’est pas un viol, mais une agression sexuelle.[…]Elle dit «non», mais au fond d’elle, elle pense «oui» : cette idée-là aussi persiste, chez deux sondés sur dix.[…]Selon Ipsos, 41 % des Français sous-estiment encore le nombre de viols. Alors que 84 000 viols ou tentatives de viol sont toujours perpétrés chaque année en moyenne en France. On arriverait sans doute «à plus de 200 000» en incluant les mineurs, premières victimes des violences sexuelles, selon l’association Mémoire traumatique, qui s’apprête à lancer une campagne contre le déni. Source

C’est assez effarant !

En bref

Le consentement sexuel est une chose tellement importante, que je me demande comment on peut encore passer au dessus. Il est important de respecter le choix de son partenaire, qu’importe la condition. Il est important d’imposer son refus, que l’on soit féministe ou pas, d’un sexe ou d’un autre, qu’on accorde pas d’importance à son identité, que l’on soit de n’importe quelle religion, de n’importe quel bord politique.
Que la personne violée ai bu, ou ai porté une tenue courte n’est pas une excuse pour banaliser l’acte. Il en va de même si elle a eu un orgasme, cela reste toujours et encore un viol. Dans tous les cas, il n’y a aucune excuse. Un viol n’est jamais excusable, malgré ce que l’on peut entendre dans les différents médias, ou lire dans certains livres.

Je me pose des questions, parce que ça devient grave pour moi quand je me retrouve heureuse et d’avoir envie de serrer dans mes bras les auteur.e.s qui respectent le consentement sexuel dans leurs livres. Je ne devrais pas. C’est censé être normal. Alors, pourquoi les éditeurs.trices ne remarquent-iels pas que ce qu’iels publient ne sont ni plus ni moins des scènes de viol que l’on tente de faire passer pour de l’amour ? Pourquoi je ne connais qu’une seule maison d’édition qui affirme haut et fort sur son site qu’elle refuse de publier ce genre de textes alors que les grandes acceptent ça sans soucis ? Pourquoi il y a encore des auteur.e.s qui prennent leur pied à mettre en scène ceci, que cela ne les dérange pas de forcer leur lecteur à lire ça avec forces détails (aucune mention n’est jamais faite sur la couverture, dans le résumé, ou à l’intérieur du livre) alors que non, nous ça ne nous fait pas plaisir de voir des personnages se faire violer dans une fiction sous un prétexte bidon… Pourquoi vous faites ça ? A part gêner vos lecteurs, donner une mauvaise image aux genres littéraires (parce qu’on retrouve ça dans la bit-lit, la new romance, les romans érotiques et les yaoïs principalement), influencer les plus jeunes qui tombent sur ces livres et qui pense que ouais, c’est normal comme relation, pourquoi vous faites ça ?

Le consentement est important, même si cela reste de la fiction, ne l’oublions jamais. Même si des films, des séries, des politiciens, des gens trouveront toujours une excuse ou blâmeront la victime, souvenez-vous de ça : Le consentement est pour tout le monde.

Pour aller plus loin :

Crêpe Georgette : La culture du viol
Madmoizelle : Faut-il interdire les portables ou enfin éduquer les garçons ?« Nous aurions pu être des violeurs » de l’importance de l’éducation sexuelleCulture du viol, consentement et « zone grise »A quand une véritable éducation sexuelle pour les jeunes en France ?
Je suis une publication sexiste : La culture du viol à la télé
Paye ta shnek – Témoignages de harcèlement sexiste dans l’espace public
La culture du viol