[Chronique] Sixtine, Livre I – Caroline Vermalle

[Chronique] Sixtine, Livre I – Caroline Vermalle

  • Éditeur : Hachette (2013)
  • Genre : Thriller, Aventure
  • Prix : 4.99€
  • Acheter Sixtine

Egypte, aujourd’hui. Le monde entier s’émerveille et les égyptologues jubilent car Nefertiti vient de livrer un nouveau secret. Simultanément, la grande pyramide de Khéops est le lieu d’une découverte macabre. Une jeune femme de 22 ans est retrouvée, presque morte, dans une chambre dont les scientifiques ignoraient jusqu’à l’existence.

A son côté repose la dépouille de son mari. Or, rien ne permet de penser que le tombeau royal a pu être ouvert depuis la pose de la dernière pierre il y a… 4000 ans. Rien, hormis une petite fente à peine assez large pour laisser passer un souffle d’air. Le cadavre de la pyramide est celui de Seth Pryce, un milliardaire américain. Quelques semaines plus tôt, il avait épousé à grands frais une jeune femme de toute beauté. Mais la rescapée de Khéops n’a plus rien en commun avec la créature de rêve dont les tabloïds firent alors leur une : ses cheveux ont viré au gris, ses yeux à un vert inhumain, et son corps ferait pâlir d’envie un squelette. Un tatouage en croix orne le bas de son ventre, dont Jessica Desroches-Pryce ne se rappelle pas l’origine. En fait, Jessica Desroches-Pryce ne se souvient de rien, si ce n’est de son prénom : Sixtine.

 

Mon avis

Jessica se prépare pour le plus beau jour de sa vie : elle va se marier ! Et avec Seth en plus… Mais après le oui, plus rien. Un grand vide quand elle se réveille à l’hôpital des mois après. Elle pense s’appeler Sixtine, et tente de recoller les morceaux de sa mémoire éparpillée. Comment et pourquoi Seth et et elle ont-ils été retrouvés dans la chambre secrète de la pyramide de Khéops, en Egypte, elle inconsciente et Seth poignardé ? Qui leur en voulait ? Et pourquoi a-t-elle ces visions ? Tant de questions et si peu de réponses…

C’est mon premier roman de Caroline Vermalle, et cette lecture est un coup de coeur ! D’abord éditée chez Hachette, la suite a été publiée en auto-édition en 2018. Et de vous à moi, il me tarde de découvrir la suite de la saga ! J’avais ce premier tome dans ma PàL depuis 2014 (d’après Livraddict), et je regrette d’avoir attendu si longtemps pour m’y mettre #lhistoiredemavie .

Un premier tome captivant et passionnant

Et c’est un début très passionnant ! L’histoire se déroule en Egypte et en occident, et c’est clairement la partie en Egypte ma préférée. Ça a toujours été un de mes sujets de prédilection, alors cette lecture, l’atmosphère, l’ambiance,… m’ont beaucoup parlée ! J’ai été captivée par le lieu, mais aussi par les mystères qui entourent toute cette histoire, et l’autrice ne lâche pas ses informations si facilement.

En plus, nous suivons des personnages tout aussi énigmatiques, ils sont tous plus intriguants les uns que les autres et l’ont sent dans ce premier tome qu’ils n’ont pas montré toutes les facettes de leur personnalité, ainsi que toutes leurs ressources. Entre Jessica/Sixtine et son amnésie, Florence – journaliste à la BBC – ou encore Thaddeus, un mystère à lui tout seul… Quoi qu’il se passe, ces trois là sont toujours là où on s’y attend le moins !

Des défauts ? Je n’en ai pas trouvé. L’écriture est fluide, ce premier tome se lit vite, l’histoire est passionnante et captivante… Que demander de plus ?

En bref, un très bon premier tome qui nous transporte, très bien élaboré et qui donne envie de découvrir la suite au plus vite. Un must read pour ce début d’année !!

[Update] Bilan 2018, l’instant du pavé annuel

[Update] Bilan 2018, l’instant du pavé annuel

Salut !

Ça fait longtemps depuis janvier 2017 dites. La dernière fois que je prenais le clavier pour expliquer une absence indéterminée pour cause de nouvelle vie, formation, ect et le mal que j’avais à trouver du temps pour ouvrir un livre. Et depuis, beaucoup de choses se sont passées !

Tout d’abord, j’ai fini ma formation, réussi l’examen de fin et je me suis faite embauchée sur mon lieu de stage. Bien que les débuts étaient motivants, je me suis très vite découragée là où j’étais : pas ou peu de moyens pour faire évoluer mon ‘service’, peu de travail… Si je restais encore, je finissais graphiste à 15h/ semaine au lieu de développeuse web à 35h. Et comme j’avais passé (enfin !) mon permis, je me voyais tout de suite plus libre d’aller chercher ailleurs.

Et au final, ce n’est pas plus loin qu’à 5 minutes de chez moi – et à pieds – que j’ai trouvé ma nouvelle agence ! Et je respire enfin, je fais enfin ce pour quoi je me suis formée et tant sacrifié, j’ai intégré une super équipe en CDI, à temps plein, avec plein de projets à réaliser. Et j’ai même eu une semaine de repos entre mes deux contrats ! Cela va faire 4 mois que je suis dans cette nouvelle entreprise, et tout est fait pour que je me sente à l’aise !

En bref, maintenant qu’un contexte plus sain est posé, il était devenu possible pour moi de penser à nouveau à la lecture. Et what a surprise, j’ai repris quand j’ai quitté mon travail. Et j’ai lu 17 livres ces 4 derniers mois, ce qui est plutôt pas mal pour une reprise ! J’ai également commencé le #TEPBookClub, un book club féministe lancé par Buffy de Tout est politique, qui m’a fait découvrir de belles lectures, intéressantes et enrichissantes depuis son lancement. J’ai d’ailleurs hâte de découvrir la lecture du mois !

Et sur ces paroles positives, penchons-nous sur le blog et mes lectures…

Les 10 articles les plus lus cette année

#1 Mon Mari est un homme formidable de Eve de Candaulie
#2 La débauche d’Esparbec
#3 The Bride of the Fox Spirit de Rihito Takarai
#4 Le voyage de Christophe Colomb de Hélène Montardre
#5 Le consentement sexuel dans la littérature
#6 Bird Box de Josh Malerman
#7 Le Fruit défendu d’Esparbec
#8 Harry Potter et l’enfant maudit de Rowling et Thorne
#9 La brigade de l’ombre, tome 2 de Vincent Villeminot
#10 Je m’appelle Léon de Kit de Waal

Je trouve ce classement plus représentatif des tendances que ceux des autres années. En effet, avec le boom de la lecture érotique (mais chut faut pas le dire et le cacher sous l’étiquette romance – new romance – dark romance but ça reste du sexe hein, résolution 2019 : assumez vos lectures), ça fait vraiment sens. Pour une fois 😀

Les livres lus cette année : 17 !

Et oui, en 4 mois seulement. Mais je trouve le score assez admirable pour le peu de temps que j’avais ! Voici la liste des livres lus cette année :

Liste des livres lus en 2018
Mon chat est un #geek comme les autres de Florian
La Femme gelée de Ernaux, Annie
Sorcières – La Puissance invaincue des femmes de Chollet, Mona
« Femme, Réveille-toi! » Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de Gouges, Olympe de
Backlash de Faludi, Susan La 5e vague (La 5e vague, #1) de Yancey, Rick
L’oeil le plus bleu de Morrison, Toni
GTO: Great Teacher Onizuka, Volume 01 (GTO, #01) de Fujisawa, Tōru
Sixtine de Vermalle, Caroline
L’appart. 305 ! de Wanan Le Tueur intime de Favan, Claire
Gun & Heaven de Kodaka, Kazuma
Le réveil (Journal d’un vampire, #1) de Smith, L.J.
Cathy’s Key de Stewart, Sean
Bird Box de Malerman, Josh
Etrange Université (Freaks’ Squeele, #1) de Maudoux, Florent
Thirteen Reasons Why de Asher, Jay
Nous sommes tous des féministes de Adichie, Chimamanda Ngozi
Le Passage d’or (Les Cartographes, #2)Grove, S.E.

Si je ne devais en retenir que quelques-uns de cette lecture, ce serait sans hésiter Sixtine de Caroline Vermalle, une très bonne découverte qui dormait depuis trop longtemps dans ma liseuse, Backlash de Susan Faludi, un indispensable et Bird Box de Josh Malerman.

Et pour 2019 ?

Déjà, continuer sur cette lancée et garder mon rythme de lecture. Peut-être trouver plus de temps pour écrire mes articles, ça reste toujours un plaisir de prendre le clavier pour exprimer mon ressenti. Je ne pense pas reprendre de si tôt les partenariats fixes avec les maisons d’édition. J’aimerais me pencher sur mes lectures et baisser ma pile à lire – il n’empêche que je n’hésiterai pas à demander quelques partenariats ponctuels avec les maisons pour lesquelles j’ai adoré écrire ces dernières années 🙂  Il en va de même avec les rdv rébarbatifs style « C’est lundi, que lisez-vous », que nous ne reverrons plus dans le coin. En objectifs personnels, je compte m’améliorer et continuer à me former, à apprendre, pour pouvoir proposer plus et m’atteler à des projets un peu plus ambitieux.

Et sur ce, je vous souhaite une bonne année, qu’elle soit à la hauteur de vos espérances et souhaits !

Bonnes lectures,

Frei

[Chronique] L’appart 305, tome 1 – Wanan

[Chronique] L’appart 305, tome 1 – Wanan


Junghyun cherche une colocation. Sangjun, un de ses amis, lui présente un copain qui vit dans l’appartement numéro 305 et qui cherche également un colocataire. Mais dès le premier jour, Junghyun découvre que son colocataire est homosexuel. Bien qu’il ne soit pas homophobe, l’idée de partager un appartement avec un homosexuel le dérange. Mais petit à petit, en faisant connaissance avec l’entourage de son colocataire Junghyun commence à comprendre que les homosexuels ne sont pas très différents des hétérosexuels…

Mon avis

Junghyun cherche une colocation. Et ça tombe bien, car un de ses amis connait une personne qui cherche un colocataire. Emballé, Junghyun s’installe avec son nouveau colocataire, Hom. Sauf que… Hom est gay ! Et ça va être visiblement un drame dont je me serais bien passée.

L’appart 305 est un mahnwa que j’ai reçu dans une des premières boxs de pandore. Cela faisait des années qu’il trainait dans ma bibliothèque… Et il aurait mieux fait d’y rester.

L’homophobie, ce n’est pas drôle

Sous le prétexte de l’humour, Wanan nous impose un personnage principal complètement homophobe. Les propos tenus par Junghyun et ses amis, ainsi que les actions par moments, sont particulièrement violents. Ce n’est vraiment pas un volume à mettre entre toutes les mains, donc.

J’ai passé un assez mauvais moment de lecture, et je serais presque étonnée qu’un éditeur français ai accepté d’éditer une série homophobe dans nos contrées (presque parce qu’on connait bien les maisons d’éditions qui surfent sur la culture du viol chez nous). Bon, les éditions Kwari ont fini par mettre la clé sous la porte, faute de ventes (et ici aussi je n’en suis pas étonnée…).

Pour replacer le contexte initial de cette série, L’appart 305 était publiée quotidiennement sur le site de l’auteur, avant de passer à l’édition classique. D’ailleurs, je réalise que le nom de Hom n’apparaît nulle part dans le résumé alors que le pote ultra secondaire Sangjun est nommé. Coucou l’invisibilisation.

Mais pour moi, cela s’arrête-là. L’humour, la satire, la critique… ne seront jamais des excuses à l’homophobie. Par chance, l’éditeur n’a pas eu le temps de publier la suite chez nous.

En bref ? Passez votre chemin, vous ne raterez rien.

[Chronique] Le tueur intime – Claire Favan

[Chronique] Le tueur intime – Claire Favan


À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas. Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise. Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.

 

Mon avis

Will est différend, et il le sait depuis toujours. Personne ne peut le comprends. Mais quand une nouvelle, Samantha, débarque à l’école et prend sa défense, Will trouve une alliée, une amie, une personne qui le comprends enfin…

Les années passent et Will voudrait tellement que son amitié avec Samantha évolue, mais rien y fait. Il est un ami parmis d’autres, la vie de sa seule et unique amie ne tourne pas uniquement autour de lui. Elle a des amis, des petits amis, et ce n’est pas du tout au goût du solitaire Will qui voudrait tellement la garder rien que pour lui…

C’est un thriller sombre et macabre que je regrette d’avoir lu si tard ! On me l’a offert  il y a quelques années (coucou Max !), et il fait partie de mes coups de coeur 2018. Il ne peut pas en être autrement quand je dévore 637 pages en un week-end. Un véritable page turner !

Clairement, Claire Favan n’a pas volé son prix VSD du polar de 2010

Ici nous suivons en partie Will Edwards, notre tueur en série psychopathe. Un homme sombre, dérangé, qui ne recule devant rien pour commettre ses crimes les plus… créatifs. Mais le FBI n’allait pas laisser un serial killer dans la nature, et c’est ici qu’arrive RJ. RJ est un profiler qui avait pour consigne de reprendre une équipe qui n’arrivait plus à faire la lumière sur ces affaires, pour les aider à remonter jusqu’au tueur.

Enfin, la tâche est tellement ardue qu’on se demande jusqu’au bout qui va s’en sortir haut la main ! 

Suspens, suspens everywhere

Car oui, Claire Favan maîtrise bien ses éléments, le suspens est présent de bout en bout. Nous avons beau être au courant de tout ce qui se passe des deux côtés, on ne peut que essayer de deviner quelle sera l’issue de cette histoire. Mais avons nous seulement le temps d’y réfléchir ? Car il n’y a aucun temps mort, nous n’avons pas le temps de sortir la tête de l’eau entre Will et RJ.

J’ai beaucoup aimé être tenue en haleine comme ça, jusqu’au bout, sans jamais me douter un seul instant de qui s’en sortira. Pendant ma lecture, j’ai eu beaucoup de mal à m’arrêter, j’étais beaucoup trop prise dans l’histoire. 

Et quand on pensait que tout était fini… J’ai eu la surprise de découvrir sur Livraddict qu’il y avait une suite. J’ai hâte de la découvrir !

En bref, c’est un coup de coeur pour ce premier roman de Claire Favan. L’histoire, les personnages, tout m’a tenu en haleine, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. A recommander les yeux fermés pour les lecteurs du genre !  

[Chronique] Gun & Heaven – Kazuma Kodaka

[Chronique] Gun & Heaven – Kazuma Kodaka

gun & heaven


Roy et J.B. sont deux tueurs à gages qui vivent ensemble. Répondant aux demandes de différents clients, ils mènent une existence isolée dans divers villes à travers le monde en dissimulant leur véritable identité.
J.B. l’avait mis en garde : un sniper ne doit laisser aucune trace de son passage. Un jour, Roy enfreint cette règle d’or en s’impliquant trop dans une affaire. J.B. ayant été témoin de la de scène, sa réaction est sans appel : « Il est peut-être déjà trop tard, mais on fait nos valises et on quitte le pays. ».
N’en pouvant plus d’être infantilisé par J.B., Roy accepte sans lui parler d’aider un agent de la CIA à s’infiltrer dans le serveur principal d’une organisation gouvernementale.

[Voici enfin le spin-off tant attendu de la série « Kizuna » ! ]

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Taïfu Comics, encore une fois, pour cet envoi surprise de mangas qui m’a fait énormément plaisir. C’était totalement inattendu étant donnée qu’au moment de la réception, le blog était encore en pause. Avec, il y avait Our dining table, que je devrais lire bientôt. Et sur les deux reçus, j’ai commencé par Gun & Heaven, un manga mettant en scène deux tueurs à gages…

J.B et Roy sont deux tueurs à gages, agissants pour différents clients aux 4 coins du monde. Mais alors que J.B. aspire à la discrétion, Roy s’implique et tisse des liens, ce qui ne va pas forcément plaire à son collègue et amant…

C’est un spin-off de la série Kizuna, que je n’ai jamais lu. Heureusement, Gun & Heaven peut se lire indépendamment. On est très vite immergés dans le monde dangereux des tueurs à gages ! Nous suivons ici deux enquêtes, tout d’abord G & H, puis Ring qui est plus romancée que la première, où l’on peut voir J.B. sous un trait moins sévère.

Car oui, J.B est un personnage très « premier degrès » ! Lui et Roy sont deux personnages aux caractères complètement opposés, l’un très social et l’autre beaucoup trop solitaire. Mais ils sont terriblement complémentaires… Leur relation est à la fois fusionnelle, intense, mais aussi sous tensions par moments. En tout cas, j’adore la candeur de Roy par moment, qui tranche totalement avec son métier !

Les enquêtes avant tout !

Nos deux histoires s’enchaînent assez vite, Kazuma Kodaka nous introduis dans l’univers de nos tueurs avec facilité, une fois dedans il devient difficile de lâcher le manga. Les enquêtes sont menées avec sérieux – et cohérence – , mais laissent place à quelques notes d’humour qui détendent l’atmosphère.

Niveau dessins, c’est juste parfait, il n’y a rien à redire ! C’est fluide, c’est fin, le chara design est au top… Que dire de plus ?

En bref, pour qui ne connait pas la série Kizuna, ce spin-off est une belle entrée en matière pour la découvrir ! Et la relation consentante entre Roy et J.B ne laisse planer aucun doute sur le sérieux de la série !

[Chronique] Journal d’un vampire, tome 01 : L’éveil – L.J. Smith

[Chronique] Journal d’un vampire, tome 01 : L’éveil – L.J. Smith

avis vampire diaries livre

  • Éditeur : Hachette / Le Livre de poche (2007)
  • Pages : 448
  • Genre : Bit-Lit
  • Prix : 7.90 €
  • Acheter L’éveil

Dès l’arrivée de Stefan Salvatore à Fell’s Church, Elena, la reine du lycée, se jure de le séduire. D’abord distant, le garçon aux allures d’ange rebelle finit par céder à sa passion dévorante et lui révéler son terrible secret. Quelques siècles plus tôt, la femme qu’il aimait l’a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon. Des événements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan mais Elena est convaincue de son innocence. Et si Damon, vampire cruel et assoiffé de sang, était derrière tout cela ? L’histoire est-elle amenée à se répéter ? Le récit captivant de deux frères vampires déchirés par l’amour d’une même femme. Un triangle amoureux d’une dangereuse sensualité.

Mon avis

Est-il vraiment utile de présenter encore Vampire Diaries ? Diffusé en long-large-travers, ordre et désordre par la télé française, on sait tous plus ou moins que Elena croise Stefan au lycée, futur amour de sa vie. Mais, ce qu’elle ne sait pas, c’est que la rencontre avec son soupirant va – bien évidemment – faire basculer sa vie.

Et c’est comme cela que j’en suis arrivée au roman. La série avait fini par me sortir par les yeux et j’imaginais que le livre serait sûrement meilleur, après tout ils nous l’ont fait assez souvent, détruire une saga. Mais pas du tout !

Dès les premières pages, Elena exaspère au plus haut point. C’est l’archétype de la Reine du lycée, du type Reine Abeille et son essaim qui lui tourne autour. Et attention si le sujet du moment où les autres ne gravitent plus autour d’elle, c’est la fin du monde. Alors imaginez un peu quand Stefan l’ignore purement et simplement ! Elle a besoin de tellement d’attention qu’elle en est désagréable avec tout le monde.

Je me suis donc rabattue sur les vampires. Peine perdue, au 21è siècle ils aiment toujours se faire passer pour des lycéens et mangent des écureuils. Je suis à deux doigts d’invoquer Anne Rice ou Morgane Caussarieu.  J’ai commencé à rire nerveusement quand Stefan explique son vampirisme à Elena… Et qu’elle répond à la positive en lui proposant son sang. En règle générale, leur relation m’a beaucoup trop fait lever les yeux au ciel. Déso pas déso.

A la fin du premier tome, les premières pages de la suite sont proposées. Ça a enterré ma décision de ne pas continuer la saga, tout simplement. Si j’avais ris nerveusement 250 pages plus tôt, j’en ai franchement éclaté de rire tellement le retournement de situation est beaucoup trop gros et présenté d’une façon qui sonne peu naturelle pour passer.

Il est vraiment temps d’en finir avec les vampires beaux, gentils, mais méga trop torturé. Non ? 

[Bilan] Septembre 2018, reprise et découvertes

[Bilan] Septembre 2018, reprise et découvertes

bilan livresque
Hello !

Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris le clavier pour discuter un peu. J’ai mis en pause le blog et la lecture au début de ma formation, histoire de bien m’impliquer dedans. J’ai tenté de revenir, de relire, mais la fatigue et le manque de temps ont pris le dessus.

Puis j’ai eu du mal à revenir.

J’étais à mi-temps, mais rien ne me donnait envie de rouvrir un livre. Les nouveautés littéraires ne m’intéressaient pas, je découvrais qu’Hugo & Cie continuaient à éditer des livres où la culture du viol fait légion – voir même éditent un roman pédopornographique, on en a souvent causé sur les réseaux sociaux – , sous le label « New Romance ». J’ai vu la blogo-littéraire lire ces livres, puis dire qu’au final c’était pas si mal. Quelques jours avant, je rappelais que ces mêmes blogueurs ont permis l’avènement de ce genre de livres en ne remettant jamais en cause leur contenu. Parce que les services presses. Et ils ont fait ce que l’éditeur a attendu d’eux : ils ont lu et ils ont mis 5 étoiles sur Amazon. Je ne me suis pas reconnue dans ce mouvement.

Puis le fondateur d’une imprimerie maison d’édition est arrivé avec ses gros sabots dans cette communauté. Il allait mettre en place un réglement du bon blogueur qui reçoit des services presses. Pas le premier, pas le dernier. Il a vite, très vite même, trouvé de nouveaux éléments de langage pour montrer ça sous un meilleur jour, et c’est passé. Je me suis demandé pourquoi j’avais trouvé un certain attrait à cette communauté qui allait accepter des conditions farfelues pour avoir des livres gratuit.

Et je m’en suis encore éloignée. Il en a été de même avec la lecture.

A la fin de cet été, 1 an et demi après, j’ai enfin retrouvé l’envie de lire des livres. J’ai une pile à lire monstrueuse et il fallait que je m’y attaque, pas grave pour les sorties littéraires qui se ressemblent toutes, pas grave pour la communauté qui ne m’attire plus. J’ai repris la lecture pour moi, mon site pour moi. Et osef le reste. Pour moi qui n’imaginait pas la lecture sans reprendre mon blog, ça m’a fait beaucoup de bien !

Alors, on l’attaque ce bilan lecture ?

Mes lectures de septembre

Globalement, des belles découvertes ! Tout d’abord, j’ai trouvé le courage de finir Les Cartographes et j’ai hâte d’en lire la conclusion.
Côté nouveautés, j’ai découvert et adoré : Nous sommes tous des féministes, Gun & Heaven, Le tueur intime, Sixtine, Freaks Squeele, Bird Box.
En relecture : Cathy’s Key, que j’ai lu d’un oeil plus mature et pas mal de choses m’ont dérangée de ce côté-là.
En découvertes dont je me serais bien passée : Journal d’un vampire, trop romancé et incohérent. L’appart 305, qui est trop violent et GTO, malgré le dessin je suis complètement passée à côté de l’histoire du mec qui veut être prof pour chopper de la mineure.

Côté chroniques, tout n’est pas encore écrit, mais ça va venir 🙂 En attendant, j’ai linké au dessus celles qui sont déjà publiées !

En bref, j’ai passé un bon mois dans sa globalité, et j’ai hâte de continuer les sagas que j’ai commencé. Je vous souhaite un bon mois d’octobre, et à bientôt !

Frei

[Chronique] Cathy’s Key – S. Stewart, J. Weisman & C. Brigg

[Chronique] Cathy’s Key – S. Stewart, J. Weisman & C. Brigg

cathy's key

  • Éditeur : Bayard (2009)
  • Pages : 380
  • Genre : Science-Fiction, Horreur
  • Prix : 9.90 €
  • Acheter Bird Box

Il y a six mois, j’ai découvert que mon copain est immortel. Il y a trois jours, une inconnue m’a volé ma vie. Il me reste une chance de la récupérer…

Mon avis

Cathy et Victor doivent vivre chacun de leur côté. Ils n’ont plus le choix, avec la menace de l’Ancêtre Lu, que de faire ce qu’il décide. Tandis que Victor planche dans les laboratoires de Lu sur l’immortalité, Cathy tente de trouver la vérité dans cette histoire et, accessoirement, arriver à garder un travail plus de trois jours.

C’est une relecture cette fois-ci, et cette saga m’a filée un sacré coup de vieux ! Il y a beaucoup de choses que je n’avais pas remarqué lors de ma première lecture, quand j’avais 15-16 ans. Des propos qui me paraissaient normaux, et aujourd’hui… Plus tellement. On va y revenir.

Mais revenons à ce deuxième tome, qui reste très cohérent. Suite directe du premier, on repart très vite sur le vif du sujet : l’immortalité, les menaces TsaoLu. Et pour cela, Cathy part à la rencontre de Tatie Joe, une voyante extralucide qui connait la suite de tout ceci. Mais c’est là où je commence à tiquer. Quand Tatie Joe est appelée « La grosse black » par les auteurs. C’est un biais raciste que je n’avais pas remarqué à l’époque, et je suis restée interloquée sur sa présence ici.

La valse des clichés sociaux et racistes

Mais en y réfléchissant, depuis le début, des clichés racistes… Il y en a. Il suffit de prendre le personnage de Emma Cheung, sur lequel on revient qu’elle est très très forte en math. Aurais-je besoin de préciser que Emma est d’origine chinoise ? Pour continuer sur les clichés, la famille de Jewel remporte la palme également. Famille nombreuse sans le sou, où un des parents boit tandis que l’autre se drogue, ou les deux à la fois. Un frère violent, une Jewel menteuse et voleuse. Tous deux possédant un casier judiciaire… Et puis le comportement très cliché de Dany envers sa soeur, qui se permet de dire que lui seul peut frapper sa soeur et que son seul salut c’est d’aller faire l’armée… C’est un grand non.

C’est dommage – vraiment – car c’est une saga qui brille par son originalité : aller chercher les infos sur internet ou en téléphonant, envoyant des mails… C’était osé et le pari est réussi. Après tous, les deux auteurs n’en sont pas à leur coup d’essai et le coup de crayon de la dessinatrice fait le boulot. Mais plusieurs semaines après ma lecture, je n’arrive pas à me retirer ça de la tête. Bon aller, il y a 2-3 punclines féministes mais ça ne suffit pas à rattraper tout le reste.

En bref, c’est un livre qu’on présente aux ados, écrit par des hommes blancs qui ont une vision très réductrice et emplie de clichés. C’est vraiment dommage, parce que l’histoire reste bonne.

[Chronique] Bird Box – Josh Malerman

[Chronique] Bird Box – Josh Malerman

bird box

  • Éditeur : Le Livre de poche (2014)
  • Pages : 380
  • Genre : Science-Fiction, Horreur
  • Prix : 15.90 €
  • Acheter Bird Box

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Mon avis

Depuis qu’Ils sont arrivés, il ne faut surtout pas regarder dehors. Vous pourriez devenir fous. Ce n’était qu’une rumeur au début. Après tout, des gens qui en tuent d’autres puis mettent fin à leurs jours, c’est malheureusement monnaie courante. Mais ça s’est amplifié. Parce qu’ils ont vu quelque chose qui les a poussés à passer à l’acte. Qui sont-Ils, d’où viennent-Ils ? Le monde entier se pose ces questions, tandis que Malorie se prépare à accoucher au milieu de cette horreur…

Ça a été une véritable surprise ! D’abord attirée par la couverture, je ne pensais pas découvrir un tel récit. Premier roman de Josh Malerman et dont les droits appartiennent à Netflix pour un film (21 décembre 2018, retenez cette date !), Bird Box a tout de la science-fiction horrifique et survivaliste.

On a ici la population mondiale, affolée par une créature, qui n’est jamais décrite ou encore nommée. Nous essayons de deviner qui Elles sont, d’où est-ce qu’Elles viennent, leur but ? On devine tout juste leur présence, quand un personnage ne vient pas mettre un coup de pieds dans nos certitudes. Car personne ne s’accorde sur ce qui est dehors. Véritables créatures ou folie collective ? Tant de questions, et si peu de réponses… Et c’est là où réside tout l’intêret de Bird Box. C’est un roman qui se rapproche de ceux de Lovecraft : des créatures innomables que l’on ne voit pas, que l’on devine et la folie ambiante… Le maître de l’horreur n’aurait pas renié ce titre !

Malorie, une femme forte au milieu du chaos

Le personnage que nous suivons ici est Malorie. Enceinte au début de la crise, elle va se retrouver obligée d’accoucher au milieu du chaos ambiant. Et devoir plus tard, élever ses enfants dans le noir, de façon quasi-militaire. Pour leur survie à tous. C’est une femme forte, qui a beaucoup de courage et qui nous surprends toujours plus au fil des pages. Au détriment des hommes qui préfèrent se ranger derrière leurs peurs, Malorie essaye de contenir les siennes pour survivre.

D’une façon plus globale, je ne me suis pas attachée aux autres personnages – en quelques lignes on peut les perdres assez vite. Cependant, on est très vite pris dans la spirale de leurs émotions. On a peur avec eux, on sursaute quand un nouveau venu frappe à la porte. Leur détresse est palpable. J’étais tellement prise dans l’histoire que j’ai eu du mal à la quitter !

Et tout cela nous tient en haleine. Le pire, ce sont les derniers chapitres. Je n’ai pas pu lâcher mon livre à ce moment-là ! Tout au long de l’histoire, on alterne entre le passé et le présent, pour mieux comprendre le contexte de Bird Box. Et là où j’admire le talent de Josh Malerman, c’est que le rythme n’est pas cassé par ces allers-retours, tout reste fluide et cohérent. Vous avez ici un véritable pageturner !

En bref, il vous reste un peu plus de 3 mois pour dévorer Bird Box avant la sortie du film. Coup de coeur certifié !

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.6

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.6

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

Cette semaine j’ai dévoré Le tueur intime, c’est un très bon polar noir, on est pas loin du coup de cœur ! Concernant L’appart. 305, je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Je développerai dans mon article 😉

now reading

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Egypte, aujourd’hui. Le monde entier s’émerveille et les égyptologues jubilent car Nefertiti vient de livrer un nouveau secret. Simultanément, la grande pyramide de Khéops est le lieu d’une découverte macabre. Une jeune femme de 22 ans est retrouvée, presque morte, dans une chambre dont les scientifiques ignoraient jusqu’à l’existence. A son côté repose la dépouille de son mari. Or, rien ne permet de penser que le tombeau royal a pu être ouvert depuis la pose de la dernière pierre il y a… 4000 ans. Rien, hormis une petite fente à peine assez large pour laisser passer un souffle d’air. Le cadavre de la pyramide est celui de Seth Pryce, un milliardaire américain. Quelques semaines plus tôt, il avait épousé à grands frais une jeune femme de toute beauté. Mais la rescapée de Khéops n’a plus rien en commun avec la créature de rêve dont les tabloïds firent alors leur une : ses cheveux ont viré au gris, ses yeux à un vert inhumain, et son corps ferait pâlir d’envie un squelette. Un tatouage en croix orne le bas de son ventre, dont Jessica Desroches-Pryce ne se rappelle pas l’origine. En fait, Jessica Desroches-Pryce ne se souvient de rien, si ce n’est de son prénom : Sixtine.

mes prochaines lectures

Je vais découvrir GTO et au passage me lancer dans le book club féministe de Tout est politique.

Bonne semaine à tous ! 🙂