[Chronique] Journal d’un vampire, tome 01 : L’éveil – L.J. Smith

[Chronique] Journal d’un vampire, tome 01 : L’éveil – L.J. Smith

avis vampire diaries livre

  • Éditeur : Hachette / Le Livre de poche (2007)
  • Pages : 448
  • Genre : Bit-Lit
  • Prix : 7.90 €
  • Acheter L’éveil

Dès l’arrivée de Stefan Salvatore à Fell’s Church, Elena, la reine du lycée, se jure de le séduire. D’abord distant, le garçon aux allures d’ange rebelle finit par céder à sa passion dévorante et lui révéler son terrible secret. Quelques siècles plus tôt, la femme qu’il aimait l’a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon. Des événements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan mais Elena est convaincue de son innocence. Et si Damon, vampire cruel et assoiffé de sang, était derrière tout cela ? L’histoire est-elle amenée à se répéter ? Le récit captivant de deux frères vampires déchirés par l’amour d’une même femme. Un triangle amoureux d’une dangereuse sensualité.

Mon avis

Est-il vraiment utile de présenter encore Vampire Diaries ? Diffusé en long-large-travers, ordre et désordre par la télé française, on sait tous plus ou moins que Elena croise Stefan au lycée, futur amour de sa vie. Mais, ce qu’elle ne sait pas, c’est que la rencontre avec son soupirant va – bien évidemment – faire basculer sa vie.

Et c’est comme cela que j’en suis arrivée au roman. La série avait fini par me sortir par les yeux et j’imaginais que le livre serait sûrement meilleur, après tout ils nous l’ont fait assez souvent, détruire une saga. Mais pas du tout !

Dès les premières pages, Elena exaspère au plus haut point. C’est l’archétype de la Reine du lycée, du type Reine Abeille et son essaim qui lui tourne autour. Et attention si le sujet du moment où les autres ne gravitent plus autour d’elle, c’est la fin du monde. Alors imaginez un peu quand Stefan l’ignore purement et simplement ! Elle a besoin de tellement d’attention qu’elle en est désagréable avec tout le monde.

Je me suis donc rabattue sur les vampires. Peine perdue, au 21è siècle ils aiment toujours se faire passer pour des lycéens et mangent des écureuils. Je suis à deux doigts d’invoquer Anne Rice ou Morgane Caussarieu.  J’ai commencé à rire nerveusement quand Stefan explique son vampirisme à Elena… Et qu’elle répond à la positive en lui proposant son sang. En règle générale, leur relation m’a beaucoup trop fait lever les yeux au ciel. Déso pas déso.

A la fin du premier tome, les premières pages de la suite sont proposées. Ça a enterré ma décision de ne pas continuer la saga, tout simplement. Si j’avais ris nerveusement 250 pages plus tôt, j’en ai franchement éclaté de rire tellement le retournement de situation est beaucoup trop gros et présenté d’une façon qui sonne peu naturelle pour passer.

Il est vraiment temps d’en finir avec les vampires beaux, gentils, mais méga trop torturé. Non ? 

[Bilan] Septembre 2018, reprise et découvertes

[Bilan] Septembre 2018, reprise et découvertes

bilan livresque
Hello !

Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris le clavier pour discuter un peu. J’ai mis en pause le blog et la lecture au début de ma formation, histoire de bien m’impliquer dedans. J’ai tenté de revenir, de relire, mais la fatigue et le manque de temps ont pris le dessus.

Puis j’ai eu du mal à revenir.

J’étais à mi-temps, mais rien ne me donnait envie de rouvrir un livre. Les nouveautés littéraires ne m’intéressaient pas, je découvrais qu’Hugo & Cie continuaient à éditer des livres où la culture du viol fait légion – voir même éditent un roman pédopornographique, on en a souvent causé sur les réseaux sociaux – , sous le label « New Romance ». J’ai vu la blogo-littéraire lire ces livres, puis dire qu’au final c’était pas si mal. Quelques jours avant, je rappelais que ces mêmes blogueurs ont permis l’avènement de ce genre de livres en ne remettant jamais en cause leur contenu. Parce que les services presses. Et ils ont fait ce que l’éditeur a attendu d’eux : ils ont lu et ils ont mis 5 étoiles sur Amazon. Je ne me suis pas reconnue dans ce mouvement.

Puis le fondateur d’une imprimerie maison d’édition est arrivé avec ses gros sabots dans cette communauté. Il allait mettre en place un réglement du bon blogueur qui reçoit des services presses. Pas le premier, pas le dernier. Il a vite, très vite même, trouvé de nouveaux éléments de langage pour montrer ça sous un meilleur jour, et c’est passé. Je me suis demandé pourquoi j’avais trouvé un certain attrait à cette communauté qui allait accepter des conditions farfelues pour avoir des livres gratuit.

Et je m’en suis encore éloignée. Il en a été de même avec la lecture.

A la fin de cet été, 1 an et demi après, j’ai enfin retrouvé l’envie de lire des livres. J’ai une pile à lire monstrueuse et il fallait que je m’y attaque, pas grave pour les sorties littéraires qui se ressemblent toutes, pas grave pour la communauté qui ne m’attire plus. J’ai repris la lecture pour moi, mon site pour moi. Et osef le reste. Pour moi qui n’imaginait pas la lecture sans reprendre mon blog, ça m’a fait beaucoup de bien !

Alors, on l’attaque ce bilan lecture ?

Mes lectures de septembre

Globalement, des belles découvertes ! Tout d’abord, j’ai trouvé le courage de finir Les Cartographes et j’ai hâte d’en lire la conclusion.
Côté nouveautés, j’ai découvert et adoré : Nous sommes tous des féministes, Gun & Heaven, Le tueur intime, Sixtine, Freaks Squeele, Bird Box.
En relecture : Cathy’s Key, que j’ai lu d’un oeil plus mature et pas mal de choses m’ont dérangée de ce côté-là.
En découvertes dont je me serais bien passée : Journal d’un vampire, trop romancé et incohérent. L’appart 305, qui est trop violent et GTO, malgré le dessin je suis complètement passée à côté de l’histoire du mec qui veut être prof pour chopper de la mineure.

Côté chroniques, tout n’est pas encore écrit, mais ça va venir 🙂 En attendant, j’ai linké au dessus celles qui sont déjà publiées !

En bref, j’ai passé un bon mois dans sa globalité, et j’ai hâte de continuer les sagas que j’ai commencé. Je vous souhaite un bon mois d’octobre, et à bientôt !

Frei

[Chronique] Cathy’s Key – S. Stewart, J. Weisman & C. Brigg

[Chronique] Cathy’s Key – S. Stewart, J. Weisman & C. Brigg

cathy's key

  • Éditeur : Bayard (2009)
  • Pages : 380
  • Genre : Science-Fiction, Horreur
  • Prix : 9.90 €
  • Acheter Bird Box

Il y a six mois, j’ai découvert que mon copain est immortel. Il y a trois jours, une inconnue m’a volé ma vie. Il me reste une chance de la récupérer…

Mon avis

Cathy et Victor doivent vivre chacun de leur côté. Ils n’ont plus le choix, avec la menace de l’Ancêtre Lu, que de faire ce qu’il décide. Tandis que Victor planche dans les laboratoires de Lu sur l’immortalité, Cathy tente de trouver la vérité dans cette histoire et, accessoirement, arriver à garder un travail plus de trois jours.

C’est une relecture cette fois-ci, et cette saga m’a filée un sacré coup de vieux ! Il y a beaucoup de choses que je n’avais pas remarqué lors de ma première lecture, quand j’avais 15-16 ans. Des propos qui me paraissaient normaux, et aujourd’hui… Plus tellement. On va y revenir.

Mais revenons à ce deuxième tome, qui reste très cohérent. Suite directe du premier, on repart très vite sur le vif du sujet : l’immortalité, les menaces TsaoLu. Et pour cela, Cathy part à la rencontre de Tatie Joe, une voyante extralucide qui connait la suite de tout ceci. Mais c’est là où je commence à tiquer. Quand Tatie Joe est appelée « La grosse black » par les auteurs. C’est un biais raciste que je n’avais pas remarqué à l’époque, et je suis restée interloquée sur sa présence ici.

La valse des clichés sociaux et racistes

Mais en y réfléchissant, depuis le début, des clichés racistes… Il y en a. Il suffit de prendre le personnage de Emma Cheung, sur lequel on revient qu’elle est très très forte en math. Aurais-je besoin de préciser que Emma est d’origine chinoise ? Pour continuer sur les clichés, la famille de Jewel remporte la palme également. Famille nombreuse sans le sou, où un des parents boit tandis que l’autre se drogue, ou les deux à la fois. Un frère violent, une Jewel menteuse et voleuse. Tous deux possédant un casier judiciaire… Et puis le comportement très cliché de Dany envers sa soeur, qui se permet de dire que lui seul peut frapper sa soeur et que son seul salut c’est d’aller faire l’armée… C’est un grand non.

C’est dommage – vraiment – car c’est une saga qui brille par son originalité : aller chercher les infos sur internet ou en téléphonant, envoyant des mails… C’était osé et le pari est réussi. Après tous, les deux auteurs n’en sont pas à leur coup d’essai et le coup de crayon de la dessinatrice fait le boulot. Mais plusieurs semaines après ma lecture, je n’arrive pas à me retirer ça de la tête. Bon aller, il y a 2-3 punclines féministes mais ça ne suffit pas à rattraper tout le reste.

En bref, c’est un livre qu’on présente aux ados, écrit par des hommes blancs qui ont une vision très réductrice et emplie de clichés. C’est vraiment dommage, parce que l’histoire reste bonne.

[Chronique] Bird Box – Josh Malerman

[Chronique] Bird Box – Josh Malerman

bird box

  • Éditeur : Le Livre de poche (2014)
  • Pages : 380
  • Genre : Science-Fiction, Horreur
  • Prix : 15.90 €
  • Acheter Bird Box

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Mon avis

Depuis qu’Ils sont arrivés, il ne faut surtout pas regarder dehors. Vous pourriez devenir fous. Ce n’était qu’une rumeur au début. Après tout, des gens qui en tuent d’autres puis mettent fin à leurs jours, c’est malheureusement monnaie courante. Mais ça s’est amplifié. Parce qu’ils ont vu quelque chose qui les a poussés à passer à l’acte. Qui sont-Ils, d’où viennent-Ils ? Le monde entier se pose ces questions, tandis que Malorie se prépare à accoucher au milieu de cette horreur…

Ça a été une véritable surprise ! D’abord attirée par la couverture, je ne pensais pas découvrir un tel récit. Premier roman de Josh Malerman et dont les droits appartiennent à Netflix pour un film (21 décembre 2018, retenez cette date !), Bird Box a tout de la science-fiction horrifique et survivaliste.

On a ici la population mondiale, affolée par une créature, qui n’est jamais décrite ou encore nommée. Nous essayons de deviner qui Elles sont, d’où est-ce qu’Elles viennent, leur but ? On devine tout juste leur présence, quand un personnage ne vient pas mettre un coup de pieds dans nos certitudes. Car personne ne s’accorde sur ce qui est dehors. Véritables créatures ou folie collective ? Tant de questions, et si peu de réponses… Et c’est là où réside tout l’intêret de Bird Box. C’est un roman qui se rapproche de ceux de Lovecraft : des créatures innomables que l’on ne voit pas, que l’on devine et la folie ambiante… Le maître de l’horreur n’aurait pas renié ce titre !

Malorie, une femme forte au milieu du chaos

Le personnage que nous suivons ici est Malorie. Enceinte au début de la crise, elle va se retrouver obligée d’accoucher au milieu du chaos ambiant. Et devoir plus tard, élever ses enfants dans le noir, de façon quasi-militaire. Pour leur survie à tous. C’est une femme forte, qui a beaucoup de courage et qui nous surprends toujours plus au fil des pages. Au détriment des hommes qui préfèrent se ranger derrière leurs peurs, Malorie essaye de contenir les siennes pour survivre.

D’une façon plus globale, je ne me suis pas attachée aux autres personnages – en quelques lignes on peut les perdres assez vite. Cependant, on est très vite pris dans la spirale de leurs émotions. On a peur avec eux, on sursaute quand un nouveau venu frappe à la porte. Leur détresse est palpable. J’étais tellement prise dans l’histoire que j’ai eu du mal à la quitter !

Et tout cela nous tient en haleine. Le pire, ce sont les derniers chapitres. Je n’ai pas pu lâcher mon livre à ce moment-là ! Tout au long de l’histoire, on alterne entre le passé et le présent, pour mieux comprendre le contexte de Bird Box. Et là où j’admire le talent de Josh Malerman, c’est que le rythme n’est pas cassé par ces allers-retours, tout reste fluide et cohérent. Vous avez ici un véritable pageturner !

En bref, il vous reste un peu plus de 3 mois pour dévorer Bird Box avant la sortie du film. Coup de coeur certifié !

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.6

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.6

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

Cette semaine j’ai dévoré Le tueur intime, c’est un très bon polar noir, on est pas loin du coup de cœur ! Concernant L’appart. 305, je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Je développerai dans mon article 😉

now reading

En cours : 5%

Egypte, aujourd’hui. Le monde entier s’émerveille et les égyptologues jubilent car Nefertiti vient de livrer un nouveau secret. Simultanément, la grande pyramide de Khéops est le lieu d’une découverte macabre. Une jeune femme de 22 ans est retrouvée, presque morte, dans une chambre dont les scientifiques ignoraient jusqu’à l’existence. A son côté repose la dépouille de son mari. Or, rien ne permet de penser que le tombeau royal a pu être ouvert depuis la pose de la dernière pierre il y a… 4000 ans. Rien, hormis une petite fente à peine assez large pour laisser passer un souffle d’air. Le cadavre de la pyramide est celui de Seth Pryce, un milliardaire américain. Quelques semaines plus tôt, il avait épousé à grands frais une jeune femme de toute beauté. Mais la rescapée de Khéops n’a plus rien en commun avec la créature de rêve dont les tabloïds firent alors leur une : ses cheveux ont viré au gris, ses yeux à un vert inhumain, et son corps ferait pâlir d’envie un squelette. Un tatouage en croix orne le bas de son ventre, dont Jessica Desroches-Pryce ne se rappelle pas l’origine. En fait, Jessica Desroches-Pryce ne se souvient de rien, si ce n’est de son prénom : Sixtine.

mes prochaines lectures

Je vais découvrir GTO et au passage me lancer dans le book club féministe de Tout est politique.

Bonne semaine à tous ! 🙂

[Chronique] Freaks’ Squeele, tome 1 : Etrange université – Florent Maudoux

[Chronique] Freaks’ Squeele, tome 1 : Etrange université – Florent Maudoux

freaks squeele étrange université


À la Faculté des Études Académiques des Héros, Chance, Xiong Mao et Ombre entament le cursus qui fera d’eux des super-héros aptes à sauver le monde et ses environs. Du moins l’espèrent-ils ! Ces trois nouvelles recrues vont découvrir les joies de la vie universitaire, la concurrence sans pitié entre étudiants, les professeurs sadiques et le stress des examens. Une université pour apprendre à gérer son image et obtenir son permis de super héros : il fallait y penser !

Mon avis

Quand j’ai travaillé en librairie lors de mes cinq longues années Caennaises, j’ai fait de belles découvertes. C’était la partie cool du job. Elle était rangée à part, à hauteur de pieds – là où personne ne regardait. La tranche des BD a attiré mon regard. Quand j’ai vu « Florent Maudoux », il y a quelque chose qui me disait que ce nom ne m’était pas inconnu… Et j’ai mis une semaine à capter que ce nom est sur plusieurs affiches dans mon bureau, des affiches qui datent puisqu’elles sont toutes sorties du jeu Confrontation de feu Rackham ! #TeamPasDouée

Et il a fallu que je me fasse violence pour ne pas lire d’une traite la saga sur mon lieu de travail…

Nous suivons ici Chance, Ombre et Xiong Mao, tous trois élèves de la Faculté d’Études Académique… des Héros ! (FEAH)? Une école aux élèves particuliers (sorcière, loup, change-forme, valkyrie…), au gardien assez spécial pour ne pas en dire plus. Et le Directeur ? Il m’a tout l’air d’être un sacré radin qui visiblement, aime bien mettre en scène ses élèves pour avoir toujours plus.

Vous l’aurez deviné, nous sommes dans un univers où les héros ont limite pignon sur rue, où ils suivent des études pour avoir le droit d’exercer le métier de héros (à la One Punch Man pour les plus jeunes). Et c’est définitivement cool, tout ça. C’est cohérent, ça se lit d’une traite et nous ne sommes pas perdus. En effet, le premier tome installe l’univers, présente les personnages et nous intègre petit à petit à l’histoire bien particulière de nos trois élèves.

Un univers graphique qui ne ressemble à aucun autre

Côté dessin… Il n’y a rien à redire. C’est beau, c’est fluide. Les scènes de combats sont d’un style très cinéma, mélangé au coup de crayon qui se rapproche plus du manga, ça donne un sacré résultat. Le tout en noir et blanc, Florent Maudoux maîtrise son art et perso, j’en redemande.

En bref, j’ai aimé cette entrée en matière et j’ai très envie de découvrir la suite ! En furetant sur Elbakin et Livraddict, j’ai pu découvrir qu’il y avait également des one-shots, des spin-offs, un roman et peut-être un dessin animé – projet en stand-by depuis 2009. De longues heures de lecture en perspective !

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.5

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.5

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

OMG Frei est de retour o_o (ouais ça m’a fait drôle aussi quand j’ai repris il y a 2-3 semaines haha). Cette semaine j’ai lu le premier tome de Journal d’un vampire et Gun & Heaven. Pour le roman, tout va bien tant que les vampires ne disent pas clairement qu’ils en sont. A partir du moment où Stefan avoue sa condition, c’est n’importe quoi. Concernant le manga, je ne connaissais pas la mangaka. Et j’ai adoré ! Les dessins, l’histoire,… C’est un bon yaoï !

now reading

En cours : 1%

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas. Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise. Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.

mes prochaines lectures

Après Le tueur intime, je resterais dans le même thème avec Sixtine, et j’enchaînerais (ou l’inverse !) avec le manwa L’appart 305.

Bonne semaine à tous ! 🙂

[Chronique] Nous sommes tous des féministes – Chimamanda Ngozi Adichie

[Chronique] Nous sommes tous des féministes – Chimamanda Ngozi Adichie

nous sommes tous des feministes


«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Mon avis

Ça faisait longtemps qu’on avait pas parlé féminisme par ici, n’est-ce pas ? Et bien nous allons rattraper ça avec Nous sommes tous des féministes, un incontournable. C’est la retranscription d’un TED Talk de Chimamanda Ngozi Adichie, autrice Nigériane née en 1977 et qui a gagné différents prix littéraires pour ses livres.

Dans ce TED Talk, elle revient sur son expérience en tant que femme noire, au Nigéria. Comment les hommes se comportent envers les femmes, ce mot « féministe » lancé plus comme un reproche qu’autre chose, comment les garçons et les filles sont élevées dans cette société patriarcale. L’impact que ça a aujourd’hui sur tout le monde. Car oui, vous l’aurez deviné au titre, nous sommes tous concernés par le féminisme.

C’est un discours féministe dans lequel je me suis beaucoup reconnue. Chaque phrase m’a parlée, m’a touchée. Tout est si vrai. Ce texte est très court, mais apporte tellement que je regrette de l’avoir laissé dormir aussi longtemps dans ma bibliothèque. Il est clair, accessible et va droit au but. C’est vraiment à la portée de n’importe qui – et j’insiste bien là dessus parce que c’est le genre de texte qui devrait être lu par le plus grand nombre.

L’exigence du féminisme militant

Cela reste l’expérience de Chimanda, donc évidemment son discours est hétérocentré et n’est que très peu inclusif. Personnellement, cela ne m’a pas plus dérangée que cela, pour deux raisons. La première, c’est son expérience à elle.
Et ensuite, on ne peut pas attendre que toutes les personnes parlant féminisme, le fasse en incluant toutes les minorités dans son discours. Une non-connaissance du sujet, un manque d’expérience, un oubli parce que l’on se focalise d’abord sur son ressenti… Bref c’est largement excusable.

C’est une chose que j’ai vu reproché à l’autrice, alors que cela ne devrait pas l’être. Et c’est aussi un problème du militantisme actuel, celui d’exiger que tous ses interlocuteurs soient forcément bien éveillés face à tous les sujets qui touchent de près ou de loin au féminisme. Alors que… Non, personne n’est à 100% déconstruit et connait ces sujets sur le bout des doigts, ou encore moins est safe. Et pour ça je vous renvoie à l’article de Buffy Mars sur Tout est politique, qui en parle mieux que moi 😉

Les Marieuses

Mais il n’y a pas que le TED Talk de Chimamanda dans ce livre, mais aussi « Les Marieuses« . Et cette courte histoire est vraiment très bonne ! En si peu de pages, je suis rentrée dans l’histoire, je suis tombée sous la charme. Cela se termine bien trop vite, une quarantaine de pages dont je suis arrivée très vite au bout. Qu’à cela ne tienne, j’ai découvert ici une autrice à la plume formidable, et il me tarde de découvrir ses autres livres !

En bref, Nous sommes tous des féministes, c’est un incontournable. Que l’on soit féministe ou non, l’ouvrage est à la portée de tous, et permet de s’éveiller un peu plus sur le sujet, tout en découvrant Chimamanda Ngozi Adichie. Au faite, je vous ai dit que c’était un coup de coeur ? 😉 

[Chronique] Les cartographes, tome 2 : Le Passage d’Or – S.E. Grove

[Chronique] Les cartographes, tome 2 : Le Passage d’Or – S.E. Grove


1892. Un an s’est écoulé depuis que Sophia et Theo sont revenus à Boston. Après des mois de recherches, Sophia découvre que la clé pour retrouver ses parents se trouve dans un Âge lointain, en Europe, sous la forme d’un journal laissé par sa mère. La jeune fille part donc à l’aventure à travers les océans, guidée par une mystérieuse carte mémorielle de cet Âge. Mais à la dernière minute, Theo ne peut l’accompagner. Entre intrigues politiques et menace de guerre, il va devoir enquêter pour prouver l’innocence de Shadrack, l’oncle de Sophia, accusé de meurtre..

Merci à Nathan pour cette lecture ! 

Mon avis

On retrouve Théo et Sophia, toujours dans la quête de cette dernière : retrouver ses parents, perdus dans un autre âge… Mais lequel ? Et alors qu’ils doivent prendre le bateau ensemble afin de trouver de nouvelles réponses, Théo assiste à l’arrestation de Shadrack et se doit coûte que coûte de prouver son innocence !

C’est un tome où on oublie certains défauts du premier : fini les facilités et les passages cousus de fil blanc ! Bien que j’ai mis 2 ans à le finir à cause de sa densité et de son rythme, j’ai plutôt apprécié cette lecture.

Des histoires, il y en a trois. Trois personnages, trois intrigues, où tout s’entre-mêle. Pour récapituler, nous avons donc Sophia, Théo, mais aussi Mina – à travers son journal. Mais celui-ci vient casser le rythme. Autant suivre et alterner entre les deux jeunes est assez facile et on se retrouve à switcher sans trop de difficultés. Cependant, avec un tome où il n’y a – au final – que très peu d’action, c’est une grosse impression de lire une histoire à part avec ce journal. 

Et là où nous n’avons plus le journal, on commence à voir poindre de petites incohérences dans le background – pas impactantes pour la suite de l’histoire. Mais disons que si un personnage voit son cheval fuire de peur, qu’on lui annonce qu’on a rien pu faire pour lui… C’est pas pour retrouver ce même personnage 2 pages plus loin – 10 minutes se sont écoulées – à tenir son fidèle destrier par la bride.

Globalement, l’écriture est bonne concernant la trame principale – celle de Sophia. Je pense que c’est ce qui me fait aimer cette saga, parce que l’intrigue politique ne me touche pas plus que cela. Pourtant lectrice de A Song of Ice and Fire, disons qu’ici l’intrigue politique m’a fait l’effet d’une histoire d’un sombre méchant dans un Picsou Magazine. Ni plus, ni moins.

En bref, j’ai l’air assez négative sur cette lecture, j’en garde pourtant un bon souvenir. J’ai bien aimé l’histoire, et cet univers dont on ne voit pas les limites. J’ai hâte de connaître la fin. Peut-être aurons-nous droit à un happy-end ? 

[Chronique] Club privé – Gil Debrisac

[Chronique] Club privé – Gil Debrisac

club privé

  • Éditeur : La Musardine (2017)
  • Pages : 221
  • Genre : Érotique
  • Prix : 9.95 €
  • Acheter Club Privé

Xavier est un jeune célibataire oisif, héritier d’une belle fortune lui permettant de réaliser tous ses caprices. Doté d’une imagination perverse mais aussi d’un profond machiavélisme, il ouvre un club privé très sélect pour embaucher sa tante Claire dont il est secrètement amoureux.
La nuit de l’inauguration du  » Club Privé « , elle devient la maîtresse de Xavier, sous les yeux de son mari. Par jeu, mais surtout par goût pour les aventures sexuelles hors normes, elle se soumet à tous les désirs, même les plus pervers, de son neveu, dans des soirées orgiaques où toutes les dérives sont permises.

Merci à La Musardine pour cette lecture ! 

Mon avis

Xavier a toujours considéré son oncle et sa tante comme ses parents. Mais au fil du temps, il est tombé – secrètement – amoureux de sa tante, Claire. Alors qu’il s’apprête à ouvrir son club privé, il va embaucher Claire, qui va très bite tomber sous son charme. Le tout sous les yeux de son oncle, fidèle client du club…

Ayant bien aimé La Bourgeoise, j’ai rempilé avec Club Privé quand il m’a été proposé. Et ça a été une bonne lecture ! Il est très facile de se plonger dans l’univers électrisant de Xavier et de voir où il veut en venir. L’histoire reste cohérente de bout en bout. Et surtout, Gil Debrisac ne se force pas à écrire ses scènes les plus sensuelles. Elles s’imbriquent bien dans l’histoire, ce n’est pas du sexe pour du sexe, c’est toujours recherché. D’autant plus que les pratiques et plaisirs sont variés, il y en a pour tous les goûts !

Le seul défaut, c’est la fin. C’est exactement le même modèle que La Bourgeoise et j’en suis un peu déçue que ce soit si… attendu :

Attention, spoilers !
Un nouveau protagoniste débarque dans l’histoire, et vient briser l’entreprise des deux hommes (ici Xavier et son oncle), et repart ni vu ni connu avec la femme que les deux convoitaient.

En bref, malgré une fin qui me laisse dubitative, ça a été un plaisir de retrouver Gil Debrisac qui, aux côtés d’Esparbec, est un de mes auteurs préféré chez La Musardine.