[Chronique] Deadlock, Volume 2 – Saki Aida & Yuh Takashina

[Chronique] Deadlock, Volume 2 – Saki Aida & Yuh Takashina

Deadlock 2


Matthew le petit chouchou de la prison s’est fait agresser par un monstrueux détenu. Hors de lui, Mickey décide de se venger. Plus tard, interrogé par des gardiens, Yûto refuse de se mettre à table et finit au trou. Là, il se lie d’amitié avec Neto, un autre détenu condamné au même sort.
De retour dans sa cellule, Yûto est affaibli à cause d’une forte fièvre, Dick prend alors soin de lui et devient anormalement attentionné.

Merci aux éditions Taïfu Comics pour cette lecture !

Mon avis

L’enquête de Yûto piétine. Et il se prend les réalités de l’univers carcéral en pleine face. D’abord la mort. Les agressions plus ou moins justifiées par les détenus. La tension monte et Matthew est retrouvé inconscient, blessé. Mickey veut le venger et entraîne ses compagnons avec lui, mais pour Yûto cela ne va pas se passer comme prévu…

Nous sommes toujours à la recherche de Corbus, même si l’enquête n’est qu’un détail dans ce volume, notre ex-flic étant isolé – ce qui ne va pas arranger ses affaires. Mais cela permet de faire rentrer un nouveau personnage prometteur, à savoir Neto. Sans vouloir spoiler, c’est un personnage puissant qui j’en suis sûre, aura une utilité à un certain moment…

Plus on découvre les camarades de Yûto, plus le mystère s’épaissit autour d’eux. On ne saisit pas encore tout, et surtout nos mangakas nous cachent certains éléments, j’en ai bien l’impression ! Il est clair que l’on ne tournera pas en rond dans la suite avec tout ce qui reste à découvrir. En tout cas, de nouveaux liens se font, mais avec cette tension permanente qui monte au point d’éclater à chaque instants, est-ce qu’ils dureront ? Je ne serais pas étonnée de découvrir que Corbus se cache parmi les compagnons de Yûto !

C’est une suite dans la lignée du premier volume, on va de découvertes en découvertes et l’action est omniprésente. Nous n’avons clairement pas le temps de nous ennuyer. Reste à voir comment les derniers actes et éléments auront été assimilés pour les détenus, et dans quel état d’esprit ils seront… Il me tarde de découvrir tout ça !

En bref, si vous n’avez pas encore craqué pour Deadlock, il est encore temps de rattraper la série, qui s’annonce bien prometteuse !

[Chronique] Haut-Royaume, tome 2 : L’héritier – Pierre Pevel

[Chronique] Haut-Royaume, tome 2 : L’héritier – Pierre Pevel

haut royaume 2


Après les derniers événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de la garde d Onyx, garante de l’autorité du souverain. Mais la reine, aussi ambitieuse qu impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le royaume se trouve plus divisé que jamais. Les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais ils finissent toujours par s’accomplir.

Mon avis

Dur dur de résumer ce deuxième tome sans spoiler. Très franchement, avec la fin du premier tome, je ne savais pas comment allait s’ouvrir celui-ci. J’avais plusieurs théories, of course, et la pire de mes théories que j’avais imaginé, celle dont j’espère ne jamais voir une ligne… Et bien Pierre Pevel l’a fait. Et il a été cruel.

Il a joué avec mes nerfs pendant toute la première partie du roman. J’étais démoralisée et j’avais envie d’arrêter ma lecture là. Heureusement, mon homme l’avait lu avant moi et a su me motiver pour que je n’abandonne pas ! Et je le remercie, car après ce début, j’ai retrouvé très vite l’ambiance du tome 1 🙂 (Et surtout, j’ai hurlé de joie, mais je ne vous en dirais pas plus 😉 )

Ce deuxième tome n’est pas centré sur Lorn, chaque personnage, même secondaire, a le droit à son petit moment (de gloire) (ou pas), et nous font découvrir plus en détails qui ils sont, leurs faux-semblants, complots, attitudesCes personnages que l’on pensait bien connaître apparaissent  sous un autre jour, et pas forcément le meilleur. On découvre des facettes différentes, et cela donne un second souffle très intéressant !

Le contexte géopolitique se complexifie. C’est la guerre ! Tous les coups sont permis, même les moins judicieux… L’Obscure a une place encore plus importante ici et je ne serais pas étonnée que la fin se fera en fonction de ce que l’Obscure aura réussi à faire ou pas auprès de nos protagonistes.

Quant à la fin, je crois que c’est une spécialité de l’auteur que de nous abandonner. Et oui, nous avons encore affaire avec une fin ouverte qui apporte de nouvelles perspectives très intéressantes pour la suite. Le fameux héritier sera-t-il celui de la prophétie des Dragons ?

En bref, c’est une suite dans la lignée du premier tome. Ceux qui avait peur avec la fin du un : accrochez-vous jusqu’à la fin de la première partie, vous aurez de belles surprises ! En attendant, moi je retourne hiberner jusqu’à la sortie du prochain tome…

[Bilan] Juillet 2016

[Bilan] Juillet 2016

bilan livresque

Hello !

Mon premier mois au travail s’est écoulé. Je suis assez contente, puisque mon collègue et moi avons déjà reçu nos premières félicitations de notre directrice car nous avons réussi à nous adapter très vite à notre poste. Je suis très contente de me trouver enfin dans une entreprise qui valorise mon travail 🙂 Bon sinon côté lecture, j’ai moins le temps, alors je lis moins. Je n’ai pas envie de bâcler mes chroniques, ni sauter des pages, alors je garde mon rythme. Et puis surtout, je tiens à ce que cela reste une passion, un plaisir et non une obligation 🙂

Sur ces belles paroles, voici mes lectures du mois :

Neuf livres lus pour ce mois-ci, dont la plupart des romans. Et pour la plupart, cela a été de bonnes lectures ! Toutes les chroniques sont sur le blog, rendez-vous dans la somptueuse (oui) barre de recherche :p

Pour la musique du mois, voici un artiste pas très connu, Astre. First Day est sublime, alors bonne écoute à vous 🙂

Passez un bon mois, et à bientôt !

[Chronique] Les mots entre mes mains – Guinevere Glasfurd

[Chronique] Les mots entre mes mains – Guinevere Glasfurd

les mots entre mes mains


Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n’ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut-être leur avenir ? A partir d’une histoire d’amour avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse en avance sur son temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or ».

Merci aux éditions Préludes pour cette lecture !

Mon avis

Helena Jans van der Strom est une jeune servante. Elle se prépare à une vie de domesticité des plus simples, si ce n’est sa soif d’apprendre à lire et écrire. Mais sa vie va basculer quand René Descartes va venir habiter chez son maître et faire basculer du tout au tout les habitudes de Helena

On commence l’histoire à un moment crucial de la vie notre jeune domestique, obligée de partir. Mais où ? Et pourquoi ? Qui est cet homme à l’air sévère qui l’accompagne ? Autant de questions qui vont vite trouver réponse puisque l’on se retrouve vite propulsés dans un flashback qui nous ramène au premier jour où Helena cherchait une maison où travailler. Et cela, jusqu’au fameux jour où elle doit partir, puis sa suite, maintenant que nous avons tous les éléments en mains.

Et quels éléments ! On a sous nos yeux une histoire d’amour cruelle, mais belle dans sa finalité. Nous avons un homme qui n’assume pas ses actes, parce qu’il a peur pour sa réputation, guidé par un domestique aigri et jaloux. Et de l’autre, une femme amoureuse, constamment rappelée à son rôle de Femme, servant de surcroît et rien d’autre. Cela correspond totalement aux mœurs de l’époque (vous me direz, certains agissent encore comme cela aujourd’hui, malheureusement). Pour ça, on peut dire que l’auteure respecte totalement la période de l’Histoire choisie, que ce soit au niveau des tenues, du langage, du comportement… La religion a tout autant sa place également, étant très présente du début à la fin. Rien n’est oublié, pour une immersion réussie !

On peut y voir une critique de l’époque : le sexisme ordinaire, l’apprentissage réservé aux hommes, l’importance de la religion qui enfermait les hommes comme Galilée, qui osaient remettre en question des choses fondamentales comme la forme de la Terre… Mais c’est surtout et avant tout une histoire d’amour, et il ne faut pas s’attendre à ce que le reste soit plus développé que cela.

La plume de Guinevere Glasfurd est fluide, elle a un vocabulaire riche, mais pas complexe pour autant.  Une plume qui touche au plus profond des émotions, avec de la colère, de la jalousie, de l’incompréhension, de l’amour. Entre son immersion plus que réaliste et ses personnes très bien travaillés, on a ici une petite pépite de la rentrée littéraire, qui saura vous faire voyager !

En bref, Les mots entre mes mains est une romance historique basée sur une histoire vraie : celle d’un amour entre Descartes et une servante. Bien sûr, ce qui l’entour n’est qu’une fiction, mais une fiction bien écrite et qui vous prendra aux tripes !

[Chronique] Dan Machi – La légende des Familias, tome 1 – Fujino Omori & Suzuhito Yasuda

[Chronique] Dan Machi – La légende des Familias, tome 1 – Fujino Omori & Suzuhito Yasuda

dan machi 1


Nombreux sont les dieux venus s’installer dans la Cité-Labyrinthe d’Orario, bénissant les mortels qui s’aventurent dans son dédale souterrain en quête de pouvoir, de fortune…
… ou de filles ?! C’est en tout cas le souhait de Bell Cranel, un aventurier novice sous la bénédiction de l’impopulaire déesse Hestia.
Sauvé de justesse par la belle Aiz Wallenstein, une épéiste hors pair, Bell s’engage à suivre ses traces et à devenir un aventurier digne de se mesurer à elle.

Bien décidé à relever ce nouveau défi, Bell plonge dans le mystérieux Donjon avec une énergie nouvelle qui ne manquera pas d’attirer l’attention de certains dieux.

Merci aux éditions Ofelbe pour cette lecture !

Mon avis

Bell Cranel, jeune aventurier de 14 ans, parcourt le Donjon de la cité-labyrinthe d’Orario pour suivre l’adage de son grand-père :

Ce que tout homme désir, c’est se constituer un harem !

Ambiance. Il rêve de sauver des demoiselles en détresse, qui tomberaient amoureuses de sa force, son charisme. Et parce qu’elles ont été sauvées par ce preux aventurier, elles tomberaient dans ses bras. Sauf que là, dans le Donjon, la personne en détresse, c’est lui. Le preux aventurier est une aventurière, ça remet tout de suite les idées en place. Bell Cranel n’est qu’un aventurier de niveau un qui n’impressionne personne, ce qui l’amène à revoir ses objectifs à la baisse et se concentrer plus sur sa progression qu’autre chose…

Rentrons dans le vif du sujet : j’ai eu de grosses difficultés avec la représentation de la femme. Les premières illustrations donnent le ton : des déesses qui se touchent la poitrine. Toutes les femmes ont des grosses poitrines, sont belles et finissent une par une part tomber amoureuses de Bell (un harem sauvage apparaît). Il y a en tout et pour tout quatre hommes pour une pléthore de femmes sexualisées, quand ce n’est pas Hestia la déesse femme-enfant qui ne fait pas les frais des descriptions sur son physique d’enfant à gros seins. Infantilisée et sexualisée, on a le combo gagnant pour une image de la femme réussie ! (non). Rares sont les femmes qui sont épargnées. Moi qui a l’habitude de fuir les ecchis pour éviter de tomber sur ce genre de choses, voir les codes de ce genre dans un roman, ça ne passe toujours pas. J’aurais essayé !

Heureusement, ma lecture a été sauvée par le background autour des Dieux et Déesses, les Familias, la Guilde, la cité, ou encore le système de progression. C’est très intéressant, et sur bien des points. Ici nous suivons surtout la Familia de Hestia, composée de la Déesse et de Bell, mais je ne serais pas étonnée qu’elle gagne en membres (féminins) par la suite.Le tout dans une présentation qui me fait beaucoup penser aux jeux-vidéos, bien que ce soit aujourd’hui ambigüe de mélanger la fantasy et la SF à ce genre de présentations depuis les grosses séries comme Sword Art Online ou LOG Horizon. Ici ça va, on arrive à comprendre assez rapidement que ce n’est pas un jeu.  Mais j’ai l’impression que l’on met ça à toutes les sauces juste parce que ça marche, et cela n’a rien d’original.

En bref, une lecture en demi-teinte. Bien que j’ai adoré le background, j’hésite à m’intéresser à la suite. Un harem, une présentation façon jeux-vidéos… Ces deux points manquent d’originalité. Sans cela, j’aurais pu avoir plus d’intérêt pour la série, mais j’en ressort trop blasée pour ça.

[Chronique] Lieutenant Darmancour – Eric Jourdan

[Chronique] Lieutenant Darmancour – Eric Jourdan

lieutenant darmancour


A tout juste 19 ans, Pierre Perrault est déjà célèbre et enchante tout Paris avec ses Contes de ma mère l’oye. Mais le fils de Charles Perrault, lui-même écrivain reconnu, est conduit en 1697 à la prison du Petit Châtelet pour avoir mortellement blessé un jeune charpentier dans des conditions troubles… Face à certaines circonstances, ni la notoriété ni les soutiens ne raccommodent rien. Que faisaient ensemble ces deux-là, trouvés chemise déboutonnée ? Pour fuir telle situation, une seule échappatoire : s’enrôler dans un monde d’hommes au sein du Régiment Dauphin, et s’acheter un nouveau nom : lieutenant Darmancour.

Merci aux éditions La Musardine pour cette lecture !

Mon avis

Charles Perrault avait un fils, comment s’appelait-il ?

Pierre Perrault, ou plutôt le Lieutenant Darmancour, qui était, selon les dires, un beau garçon. Et Pierre était gay, chose qu’il fallait cacher à l’époque pour éviter le supplice réservé aux homosexuel.les… Alors quand un jeune homme meurt sous son épée et qu’ils sont retrouvés avec leurs tenues défaites, Pierre doit absolument trouver un alibi sur ce qu’il vient de faire et une raison valable pour expliquer l’état de leurs vêtements. Et en prison, il aura tout le temps pour réfléchir à tout ça, et revenir sur les débuts de tout cela…

Lieutenant Darmancour est un titre assez mélancolique, énormément axé sur les sentiments et émotions de Pierre. Car grâce à de nombreux flashbacks, on remonte aux premiers émois du jeune homme, que l’on découvre plus en profondeur. Un Pierre qui ne veut pas être enfermé dans les carcans de la société, être à la cour, être fardé, porter des dentelles et des perruques. Bref, un esprit libre ! (Ou un rebelle, c’est selon les points de vue 🙂 )

Ce livre est une ode en trois parties. D’abord à la jeunesse, puis au sexe, et enfin à l’amour. Bien que le sexe il y ai, n’y cherchez pas de longues descriptions langoureuses des scènes. On reste plutôt sur les faits pour rester concentrés sur l’histoire, dont les émotions transmises sont assez puissantes.

Les flashbacks composent l’histoire de bout en bout. Il faut être attendu à se retrouver baladé de gauche à droite, quand les souvenirs ne sont pas imbriqués dans d’autres. Les souvenirs viennent à Pierre, qui en vient à les raconter plus tard. L’histoire est la même, mais des détails changent suivant la maturité de notre protagoniste et sa façon d’appréhender les choses.

En bref, Lieutenant Darmancour est un court roman sur la vie du jeune Pierre Perrault selon Eric Jourdan, qui a imaginé pas mal des faits qui sont présentés ici. C’est un roman très prenant émotionnellement et qui reste en tête après sa lecture. Un roman à relire, très certainement !

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.4

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.4

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

J’ai fini cette semaine Lieutenant Darmancour. Vu l’éditeur, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus foufou, mais finalement c’est juste… un drame historique :lol:Et j’ai enchainé sur Dan Machi, où j’ai eu beaucoup de mal avec la représentation de la femme qui y est faite : femmes-enfants à grosse poitrine, que des femmes décrites belles avec toujours une description des seins… 😯 Heureusement, le background rattrape le reste ! Je reparlerais de ces deux livres cette semaine 😉

now reading

En cours : 20%

Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n’ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut-être leur avenir ? A partir d’une histoire d’amour avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse en avance sur son temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or ».

mes prochaines lectures

Après Les mots entre mes mains, je continuerais sur la suite de Haut-Royaume, je partirais à la découverte de New York, esquisses nocturnes et je découvrirais enfin le premier tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers !

Bonne semaine à tous ! 🙂

[Chronique] Albédo – Sébastien Fritsch

[Chronique] Albédo – Sébastien Fritsch

albédo

  • Éditeur : Éditions fin mars début avril (2016)
  • Pages : 310
  • Genre : Drame
  • Prix : 18€
  • Acheter Albédo

L’amitié est ce qui reste quand on a tout perdu. Alors Nil n’hésite pas : dès que Mock le contacte, il accepte de le suivre. Même s’ils ne se sont pas dit un mot depuis quinze ans. Même si c’est pour convoyer une urne funéraire. Et même si la destination n’est autre que Ti-Gwern, cette grande maison où, quelque vingt ans plus tôt, ils étaient une poignée à partager leur jeunesse.
Nil sait pourtant qu’on n’efface pas le temps en remontant une vieille route : les rires et la musique, les vins parfumés, les regards, les désirs qui animaient tous leurs séjours dans ce lieu hors du monde, sont désormais bien loin… sans même parler de Maud.
Alors, est-ce l’amitié ou la nostalgie qui le motive à faire le voyage ? Ou devinerait-il, sans vraiment se l’avouer, que rien n’est vraiment fini tant qu’on ne s’y résigne pas ?

Merci à l’auteur, Sébastien Fritsch, pour cette lecture !

Mon avis

Cela fait quinze ans que Nil n’avait pas eu de nouvelle de Mock, son ami. Mais quand celui-ci l’appelle pour lui demander de le soutenir lors de la dispersion des cendres de Richard en Bretagne, Nil ne se pose pas de question et accepte. Une fois à Ti-Gwern, Mock disparaît sans laisser de trace. Après s’être échiné à rechercher son ami – sans succès – , Nil rentre chez lui, bien décidé à oublier ce week-end. Mais ses résolutions vont vite tomber à l’eau quand Maud, la sœur de Mock, l’appelle pour savoir où est passé son frère, qui n’a toujours pas redonné signe de vie…

Albédo, c’est la dissection d’une amitié, de son début jusqu’au moment présent. Comment a commencé cette relation ? Comment se sont-ils connus, en sont venus à passer quasi toutes leurs vacances ensemble en Bretagne ? Et surtout quelle est la raison de la séparation de ce groupe d’amis disparates… Bref, autant de questions dont les réponses se trouvent dans ces pages.

Mais pour moi, ce roman, c’est lâcher sa vie d’enfant/adolescent, pour enfin passer à celle d’adulte et être enfin acteur de sa propre vie. Car bien que Nil soit un adulte, on sent bien qu’il reste bloqué dans le passé et ne prend pas de risque dans sa vie, au point d’en perdre sa femme qui voulait bien plus que ça. Un Nil qui refuse de voir la vérité en face, assommé par sa routine, ne cherchant pas plus loin que le bout de son nez. Ce retour à Ti-Gwern est comme un ultime adieu à cet ancien-lui, pour embrasser de nombreux changements dans sa vie.

Côté écriture, je me suis retrouvée déboussolée plus d’une fois, l’auteur partant dans tous les sens à certains moments. Et à trop vouloir ménager le suspens, Sébastien Fritsch laisse s’installer quelques longueurs. Ce sont pour moi les seuls points gênants de cette lecture, tant j’ai été prise à côté dans ce retour à Ti-Gwern et les souvenirs de Nil.

Concernant la fin, nous ne savons pas vraiment qui est donc la personne – l’élément perturbateur – , qui à cause de son acte, a fait chasser tous les vacanciers de la demeure bretonne. Mais qu’un certain personnage connaisse exactement la forme de la cicatrice que l’élément perturbateur a reçu me laisse perplexe et songeuse…

En bref, Albédo est un roman sur l’amitié qui nous rend nostalgique avec ses nombreux flashbacks. Une bonne lecture, si on ne regarde pas trop du côté de ces moments où l’on est mené dans tous les sens sans vraiment en comprendre le but.

[Chronique] Dis-moi si tu souris – Eric Lindstrom

[Chronique] Dis-moi si tu souris – Eric Lindstrom

dis-moi si tu souris


Je suis Parker, j’ai 16 ans et je suis aveugle. Bon j’y vois rien, mais remettez-vous : je suis pareille que vous, juste plus intelligente. D’ailleurs j’ai établi Les Règles :
– Ne me touchez pas sans me prévenir ;
– Ne me traitez pas comme si j’étais idiote ;
– Ne me parlez pas super fort (je ne suis pas sourde) ;
– Ne cherchez jamais à me duper.
Depuis la trahison de Scott, mon meilleur pote et petit ami, j’en ai même rajouté une dernière. Alors quand il débarque à nouveau dans ma vie, tout est chamboulé. Parce que la dernière règle est claire : Il n’y a AUCUNE seconde chance. La trahison est impardonnable.

Merci aux éditions Nathan pour cette lecture !

Mon avis

Parker est une adolescente aveugle, suite à un accident de la route, qui a causé la vie de sa mère. Venant tout juste de perdre son père, elle se retrouve à habiter avec sa tante, son oncle et leurs enfants, qui envahissent son espace vital et bousculent ses habitudes. Et rajoutons à cela Scott qui réapparait dans sa vie après avoir perdu sa confiance à jamais il y a plusieurs années de cela…

C’est la première fois que je lis un roman dont le personnage principal est totalement aveugle, et Eric Lindstrom a réussi un sacré tour de force. Car on oublie bien vite que Parker est aveugle, ce n’est pas ce qui est le plus mis en avant. Mais surtout, l’auteur ne résume pas son personnage principal à sa cécité. C’est avant tout un être humain – une adolescente – qui, comme tous les ados de son âge, apprend la vie, que ce soit au niveau de l’amitié, que de l’amour.

Eric Lindstrom approche plusieurs sujets. Nous avons déjà l’amitié et l’amour, comme dit plus haut, mais aussi la confiance, le deuil, le pardon… Et enfin, saisir les nuances de la vie : tout n’est pas blanc ou noir. Ce qui amène, bien sur, des moments forts en émotions, toujours plus justes car l’on ne tombe pas dans le mélodramatique.

Cela vient aussi du personnage de Parker. Elle est franche, directe, voir un peu froide. Mais l’on voit petit à petit qu’elle se cache derrière ce comportement pour ne pas montrer combien elle est devenue fragile suite à la mort de son père. Et c’est là que ça devient intéressant, car nous ne sommes pas devant un énième personnage féminin handicapée qui vit tout comme une battante : Parker est humaine, et je me suis sentie beaucoup plus proche d’elle que des autres persos principaux des derniers Young Adult mettant en scène ces adolescentes amochées par la vie.

Bien que Parker vive des moments tristes, c’est un roman qui se veut feel good malgré tout, l’auteur montrant qu’il y a du positif en tout, même dans les situations qui nous paraissent très ennuyantes au départ. Comme dirait Dumbledore :

Mais vous savez, on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit de se souvenir d’allumer la lumière.

Bref, ouvrir les yeux au lieu de se morfondre (enfin… métaphoriquement parlant 😛 )

Dis-mois si tu souris est un roman que j’ai lu d’une traite, seulement quatre petites heures n’ont pas été de trop pour en venir à bout, grâce à l’écriture fluide de l’auteur !

En bref, un roman prenant, qui ne nous lâche pas avant que l’on arrive au point final. Des émotions fortes, beaucoup de belles choses et de jolies petites leçons qui ne font pas de mal !

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.3

[Rendez-vous] C’est lundi, que lisez-vous ? #1.3

C'est lundi

Rendez-vous repris par Galleane et initialement lancé par la blogueuse américaine One Person’s Journey Through a World of Books, il permet de faire le point chaque semaines de nos avancées.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que j'ai lu

Je commence à retrouver un rythme, ça me fait plaisir 😀 J’ai adoré La vérité sur l’affaire Harry Québert, j’ai lu d’une traite Dis-moi si tu souris et je suis un peu mitigée sur Albédo, ça part trop dans tous les sens. Mais le message passé est beau !

now reading

lieutenant darmancourÀ tout juste 19 ans, Pierre Perrault Darmancour est déjà célèbre. Ses Contes de ma mère l’oye enchantent tout Paris. Son père, Charles Perrault, ancien contrôleur des bâtiments du Roi, est un écrivain reconnu. Pour l’impétueux jeune homme, l’existence s’annonce donc sous les meilleurs auspices.
Pourtant, en ce jour d’hiver de 1697, il est conduit à la prison du Petit Châtelet après avoir mortellement blessé l’un de ses camarades, Guillaume Caulle, dans des circonstances mystérieuses. Que faisait-il en compagnie du jeune charpentier ? Pourquoi les deux garçons avaient-ils déboutonné leur chemise ? Comment Guillaume a-t-il pu s’enferrer sur la courte épée de son ami ? Était-ce seulement un accident ?
Malgré de nombreux soutiens, Darmancour est obligé de s’enrôler dans le Régiment Dauphin. Avec ses camarades, dont celui qu’il aime, Roger de Lincour, il doit rejoindre les Ardennes où les armées du Roi espèrent reprendre Namur aux Impériaux.
Est-ce une nouvelle vie qui commence ?

mes prochaines lectures

Après Lieutenant Darmacour, j’enchainerais sur le dernier Light Novel de Ofelbe puis Les mots entre mes mains, à paraitre fin août.

Bonne semaine à tous ! 🙂